CHURCH OF CROW DOOM FESTIVAL III – Day 1
Pinerolo, Italie, 2 mai 2025
Un festival de doom metal au cœur de l’église San Giuseppe
Remerciements à Valerio pour l’accréditation
Une belle leçon de tolérance
Quand Valerio organise le festival de doom metal CHURCH OF CROW DOOM FESTIVAL à Pinerolo dans le Piémont en Italie, cela se déroule dans l’église de San Giuseppe. Un site unique et juste incroyable qui accueille les metalleux d’Italie et seize groupes de doom metal, aussi bien des Italiens que des internationaux. C’est avant tout une double leçon de tolérance que l’église catholique, certes, ainsi que le voisinage, acceptent une musique aux cornes du diable et le bruit des roulements de batterie entre autres.
Comme ce festival unique en son genre se déroule en Italie, la majorité des groupes accueillis sont italiens. Honneur à IV Sigillo de donner le coup d’envoi ce vendredi 2 mai. Dans une ambiance lumineuse sanguinaire, les musiciens déversent un heavy metal à la fois doom et dark tandis que le chanteur théâtralise son show. La basse joue un rôle exceptionnellement important alors que les riffs mènent les chansons et la composition aux multiples facettes. Cela rend l’écoute assez exigeante au début. Du doom metal obscur et ésotérique avec une forte touche personnelle, enracinée dans la tradition du Dark Sound italien.
Poursuivent cet après-midi les six membres de Nihili Locus. La naissance du groupe remonte à 1989 sous le nom de Omicidio. Bien que le sextet ait connu quelques hauts et bas, le chanteur, sceptre à l’appui, assure aussi bien un chant clair et hypnoptique que les growls. Le clavier accompagne leur black metal et lui apporte un son organique.
Il Capro ou El Capro signifiant la chèvre arrive à l’autel. Fondé au printemps 2020 par Emiliano El Chivo, le sextant offre un dark metal aux influences « old school » de Death SS, Mercyful Fate, Katatonia, Candlemass et bien évidemment de Black Sabbath. Ils jouent par ailleurs un extrait de « War Pigs » qui retentit dans l’église et envoûte les murs et le public.
Le trio Khénopii continue dans cette atmosphère rougeoyante et offre un de leurs premiers shows. Une formation originale avec un batteur qui joue debout devant un tambour et des cymbales et un claviériste. Leur metal sonne encore à l’état expérimental où la voix alterne cris et palabres.
Selvans
Selvans, le cinquième combo italien, originaire d’Abruzzo, officie depuis 2014. Ils nous présentent leur dark metal dont les histoires s’inspirent du folklore et ont créé trois albums et deux EPs. Lancé sur du black metal, le quintet évolue vers le heavy metal et le black metal progressif. Doté d’un chanteur charismatique, Sethlans Fulguriator chauffe le public à bloc et jamais autant de cornes du diable n’avaient pointé dans une église !
Doomraiser
La soirée s’amorce avec Doomraiser avec sa prestation d’une cinquantaine de minutes et des musiciens aussi charismatiques les uns que les autres et notamment le bassiste Andrea « BJ » Caminiti qui occupe une bonne partie de l’autel. Dans une atmosphère bleue électrique, les cornes de la fatalité se profilent à l’horizon et le public est rassemblé. Du côté obscur de l’humanité, Doomraiser répand une fois de plus la mort vicieuse et précipitée. Le cauchemar se poursuit et les forces sombres italiennes de la fatalité sont époustouflantes. C’est l’enfer sur terre et personne ne peut empêcher cela de se produire… les anges pleurent le déluge de décibels.
Sorcerer
La tête d’affiche de cette première soirée de la troisième édition de ce doom festival est Sorcerer. Combo épique depuis 1988, sur Metal Blade Records, il connaît une renaissance en 2010. Ces cinq suédois nous balancent leurs riffs heavy et leur doom metal plus « old school » mais également avec des titres longs aux refrains accrocheurs. Certes leurs influences des années 80-90 se font entendre pour le bien être de nos oreilles.
Ce qui rajoute un brin d’énergie à ce doom festival, d’autant plus que le chant principal est assuré par Anders Engberg et que les trois autres musiciens Kristian Niemann (guitare), Peter Hallgren (guitare) et Justin Biggs (basse / Growls) confirment leurs voix, à la manière des groupes vintage. Seul Stefan Norgren, assis derrière ses fûts et cymbales, se distingue à peine dans cette ambiance bleu indigo. Leur show exclusif en Italie est un véritable succès, faisant vibrer les croix et les anges. Les démons n’ont qu’à bien se tenir.
Tyranny, annoncé ce vendredi, ne jouera pas ce soir du fait d’un impondérable. En effet, arrivant de leur Finlande natale, ils ont été retardés à l’aéroport de Francfort. Si une véritable bataille s’est érigée entre les dieux et les démons, c’est surtout une grande leçon de tolérance que nous enseignent les Italiens et surtout l’organisateur Valerio.





























