DAGOBA + INFECTED RAIN + EXPLICIT HUMAN PORN
La Clef de Saint Germain en Laye
Vendredi 15 avril 2022

Ce soir place au metalcore, au nu metal et au djent à la Clef avec des formations qui tardaient de remonter sur les planches. Le public est au rendez-vous pour une séance de hard gym dans une salle transformée en sauna géant…
Ils sont jeunes, français et talentueux : c’est Explicit Human Porn. La mise en scène est soignée.
Sur l’écran géant derrière la scène des vidéos tournent pour chaque titre. On y voit les dérives et les addictions de notre monde : images d’armes, de drogues, de programmes informatiques de hackers. Entrecoupés par le logo de la formation inspiré du fameux Parental Advisory Explicit Content cher à Mary Elisabeth “Tipper” Gore, mariée à l’époque à Al Gore, futur vice-président des États-Unis.
La chanteuse Lowe North passe d’une voix claire à des growls sur un metal indus. Elle doit être un peu impressionnée par la salle car elle n’ose pas trop approcher vers le devant de la scène. Chose que les deux formations suivantes n’hésiteront pas à s’accaparer.
Dommage aussi qu’il y ait des temps morts avec les passages enregistrés entre chaque titre. Lowe North nous parle tellement bas qu’on n’entend presque rien et surtout ça fait retomber l’ambiance. Il faut qu’elle prenne de l’assurance et qu’elle nous rentre dans le chou, qu’elle nous harangue et qu’elle enchaine les titres, il n’y a pas de raison que ça ne fonctionne pas.
Le bassiste est possédé par le rythme imposé, headbangue, bouge, slape sur les cordes de sa basse, il est dans sa bulle tandis que le batteur gère le gros son ainsi que les bandes enregistrées tandis que le guitariste dans son coin reste dans l’ombre et fait le job.
Radiosilk
Du metalcore bien relevé
Quel accueil du public et quelle prestation de la part des moldaves. Le public va s’en donner à cœur joie et participe à la fête proposer par Elena « Scissorhands » Cataraga d’Infected Rain. Entre circle pits, sauts (« Jump, Jump, Jump ») on y va à fond. La salle se transforme rapidement en sauna tellement l’ambiance décolle au quart de tour. Les guitaristes headbanguent, sautent dans tous les sens au rythme syncopé de la batterie. Ils sont généreux dans leur approche, sourient au public, donnent des médiators et remercient le public tout le temps. Quelle générosité !
Lena est incroyable dans sa gestuelle, son comportement sur scène. Elle se donne à fond, growls comme un damné ou prends une voix de fillette quand le moment est approprié. Elle invective la foule, headbangue avec ses dreadlocks jaunes sur du metalcore bien relevé. Ils sont vraiment à l’aise sur scène, c’est leur deuxième maison, pas étonnant non plus quand on sait qu’ils tournent maintenant depuis plus de 15 ans au travers des pays de l’est et des festivals européens.
Sweet, Sweet Lies
Ça blasts à fond
Shawter est visiblement heureux d’être là ce soir à… Paris comme il le dira souvent ce soir. Non ici c’est Saint-Germain-en-Laye mais ce n’est pas grave.
DAGOBA à de l’énergie à revendre, bousculent le public et enclenchent rapidement la cinquième. Lui aussi transpire même s’il se renverse des litres d’eau sur la tête, accroché à son pied de micro les gouttes de sueur tombant sur les retours.
Fort d’une nouvelle section rythmique datant de 2021 avec Kawa Koshigero à la basse et Theo derrière les futs, DAGOBA enfonce le clou. Richard « Ritch » De Mello, arrivé en 2018, s’agite, monte sur les retours headbangue à se déboiter les cervicales.
Des riffs bien aiguisés.
Au son de « The Hunt » il demande des circle pits en faisant tourner sa main, l’index en l’air. Plus tard le chanteur demande un wall of death sur « Maniak » en écartant les bras. Le public ne parait toujours pas fatigué et continue à transpirer à grosses gouttes. Ça blasts à fond, les riffs sont bien aiguisés et l’ambiance est toujours aussi bonne sur des titres mélodiques.
A la fin du set le groupe salut le public au son de « Jump » de Van Halen qui accompagne l’entrée des joueurs marseillais au Vélodrome depuis près de 35 ans. Petit clin d’œil au PSG dont le Camp des Loges, centre d’entrainement des parisiens se trouve à peine à 2.4 km de la Clef.
Après tous ces efforts, ces courses (en rond), ces sauts, ces danses, ces affrontements, rien de tel qu’une bonne séance de « step » pour remonter les longs escaliers afin d’arriver au rez-de-chaussée.
The Things Within










































