Among The Living
Live Report

DESTRUCTION – FLOTSAM & JETSAM – ENFORCER – NERVOSA @La Maroquinerie Paris

DESTRUCTION – FLOTSAM & JETSAM – ENFORCER – NERVOSA

@La Maroquinerie – paris

02/10/2016


Belle affiche que nous propose ce soir Cartel, avec une promesse de bastonnade de cervicales en règle à la clé. On peut même parler d’une affiche de rêve quand on est un Thrasher pur et dur, avec un pont générationnel impressionnant  et ultra efficace.
En effet ce soir prés de 40 ans d’histoire vont se partager l’exiguïté de  la scène de la Maroquinerie avec les vétérans de DESTRUCTION et FLOTSAM & JETSAM d’un coté, et les jeunots de ENFORCER et NERVOSA de l’autre. La soirée promet du lourd sur le papier, et dans les faits ce fut encore meilleur !
A l’origine prévu à la Machine du Moulin Rouge, l’évènement aura finalement lieu à la Maroquinerie, avec une heure de retard pour cause de logistique (les groupes étant arrivés un peu à la bourre).
Qu’à cela ne tienne, il en faut plus pour décourager un public pareil, patché de la tête au pied et furieusement content d’être là.

Il est 19h pétantes quand les hostilités commencent, et le mot est faible, avec les brésiliennes de NERVOSA, à qui je n’irais pas chercher des embrouilles. Le trio attaque très fort avec Hypocrisy et donne le ton d’entrée de jeu : ça va bastonner !


Le groupe a une bonne base fan, visiblement la même qui donnera de la voix et du slam tout au long de la soirée, faisant bouillonner la fosse aux appels du circle pit lancés par la belle Fernanda Lira.
Pitchu Ferraz (batterie) ayant quitté le groupe récemment, c’est par une musicienne temporaire qu’elle est remplacée sur la tournée. Prika Amaral, plus statique que sa comparse, fait le boulot, assenant des parties guitares incisives et brutales, comme sur Intolerance Means War tiré de leur dernier opus Agony sorti en juin dernier.
Le set est cours mais rudement efficace. Prika est parfaitement à l’aise et prend la pause avec sa basse aux cordes vertes et son leggins camouflage militaire. Tout sourire et visiblement ravie d’être là, elle échange quelques vannes quand on lui balance des « à poil ».
Une excellente prestation qui se termine sous l’acclamation de la Maroquinerie qui en redemande. On ne pouvait pas espérer mieux pour mettre en température la salle.



C’est au tour des suédois d’ENFORCER de monter sur scène, visiblement attendus de pied ferme par une horde de fans au taquet. C’est avec Diamond & Rust de JUDAS PRIEST en bande sonore que le quatuor prend possession des lieux pour nous balancer un set qui restera dans les mémoires des fans ultimes du groupe. Olof Wikstrand mène le jeu et se pose en frontman charismatique. On s’offre une bonne heure de Thrash old school dans ce qui se fait de meilleur. Chaque refrain est repris en chœur par le public. L’attitude des lascars colle aux compos et à l’époque, l’amas de vestes à patchs est au comble du bonheur.
Dotés d’un son vraiment bon, les ENFORCER donnent un set plutôt excellent, balayant l’ensemble de leur discographie avec une part belle à Death by Fire et From Beyond leur dernier opus (2015).
C’est sur Midnight Vice qu’ils termineront ce tour de force, devant un public finalement conquis.



Ah FLOTSAM & JETSAM. Autant vous prévenir tout de suite, je ne serai jamais objectif avec eux tant j’aime ce groupe. Allez, je vais faire un effort, mais quoiqu’il en soit le set de ce soir fut excellent à plus d’un titre mais horriblement trop court.
Plus la peine de présenter ces vétérans du Thrash Métal, qui ont co-écrits les plus belles pages du genre. Comme à l’accoutumée, Eric A. « A.K. » Knutson mettra deux titres pour rentrer dans le set, timide devant l’éternel il se transforme rapidement en  patron sur scène. La cohésion du groupe est parfaite, l’ambiance bon enfant et la setlist redoutable d’efficacité. Ouvrant sur un titre récent avec Seven Seals (tiré de leur excellent dernier opus portant le nom du groupe en guise de titre), ils enquillent rapidement sur un Dream Of Death qui plonge la salle dans l’euphorie. Les ricains battent le fer à blanc avec un Hammerhead explosif qui me replonge directement dans mon adolescence patchée et hirsute. Monkey Wrench et Life a Mess seront les deux derniers titres du dernier opus joués ce soir, après un solo de batterie improvisé pour palier à l’absence impromptue de Steve Conley le guitariste (problème prostatique ?).
C’est la folie dans le public, avec Desecrator mais surtout pour le final monstrueux sur No Place For Disgrace qui mettra fin à ce set définitivement trop court. Malgré une grosse demande de Saturday Nights… les américains ne reviendront pas sur scène, dommage car sur le reste de la tournée la setlist est beaucoup plus fournie (Me, Hard On You, Empty air,…).



Place maintenant à la pièce maitresse de la soirée. Les teutons de DESTRUCTION investissent la scène sous un tonnerre de cris et autres borborygmes bestiaux divers et variés. Fort d’un dernier opus paru en mai dernier, Under Attack est finalement un titre qui colle parfaitement à l’état de siège subit par la Maroquinerie ce soir. Les Thrashers allemands vont nous donner une leçon d’efficacité à la hauteur de leur réputation.

Avec une setlist énorme d’une quinzaine de titres, le trio mené par un Schmier en forme mettra la Maroquinerie à genou. Ouvrant sur le titre éponyme de leur dernier opus, le ton est donné sur un background sanguinolent et des lumières rouges sang qui ne varieront pas d’un iota de la soirée.
 Les gus envoient du lourd, parcourant toute leur discographie et distillant des titres savoureux et attendus comme Thrash Attack, The Butcher Strikes Back ou encore Thrash Till Death, livrant le pit à une hystérie collective.
C’est carré, puissant et sans pitié. Mike Sifringer mène la vie dure à sa six cordes en balançant ses solis assassins, et il en est de même pour Wawrzyniec Dramowicz pour ce qui est de martyriser ses futs.
Après plus d’une heure et quart de set apocalyptique qui se terminera sur Bestial Invasion, les teutons quittent la scène après avoir salué chaleureusement leur public.

Au final une soirée bien couillue qui a largement tenue ses promesses malgré l’amputation de quelques titres des sets de FLOTSAM & JETSAM et de DESTRUCTION. On pourra regretter le taux de remplissage moyen de la salle pour un évènement de cette qualité. Pour un dimanche j’ai trouvé dommage que les thrashers pur jus ne se déplacent pas plus massivement.

Un grand merci à Cartel pour cette programmation de qualité, une parmi tant d’autres.


 


 

 

Setlist DESTRUCTION

Under Attack

Curse the Gods

Pathogenic

Nailed to the Cross

Mad Butcher

Dethroned

Life Without Sense

Total Desaster

Thrash Attack

Black Death

Invincible Force

Second to None

The Butcher Strikes Back

Thrash Till Death

Bestial Invasion

 

 

 

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