Among The Living
Live Report

FESTIVAL 666 Day 3

Festival 666 – Jour 3

Dimanche 10 août 2025

Textes Yann FournierStephan Birlouez (Photographe)

3ème jour à Cercoux, les jambes sont lourdes et la peau tannée par le soleil, mais le public ne lâche rien.



Walnut Grove DC

Histoire de garder les bonnes habitudes on inaugure la journée avec du stoner local avec  Walnut Grove DC originaire de La Rochelle (pour ceux et celles qui ne sont pas familiers avec la géographie du coin, Cercoux et La Rochelle sont dans le même département, Les Charentes Maritimes). Du Stoner qui sait aller piocher dans d’autres styles pour un résultat âpre, rugueux mais oh combien jouissif, qui envoie sec et lourd sur scène. On ne pouvait espérer mieux pour débuter le dimanche



CCW

On continue dans le « local » avec CCW de Bordeaux, un style très personnel, savant mélange d’électro et des riffs metal. Mais ici pas question d’ambiance « dance floor » en mode chemise à fleur et spritz dans les mains. C’est plutôt la carte vénère qui a été cochée. Le résultat est percutant, agressif mais jamais gratuit, et surprend par sa singularité. Une claque originale qui garde la fosse en éveil.



Anesys

Retour à La Rochelle, après la carte stoner, on passe en mode Trash/ Death Metal avec Anesys. Ça joue vite et fort tout en restant très technique, fuse sans concession : vitesse, précision, et une puissance de feu qui ne laisse aucun répit en témoigne la poussière soulevée par le pit



Alternight

On arrive ensuite avec ce qui reste pour moi une énigme, Alternight. Je n’ai pas compris le concept, de ne jouer uniquement que des reprises, d’autant que parfois ça me semblait un peu bancal comme sur Linkin Park… Bref comme on dit maintenant je ne devais pas être la cible, mais ça semblait plaire à pas de mal de gens présents ce jour-là, c’est le principal.



Ashen

Place à une des révélations actuelles de la scène metalcore. Ashen monte sur scène sans trembler avec un show réglé au millimètre, mais qui garde toute sa spontanéité. Le chanteur sublime cette furie sonore avec une présence scénique au diapason. Puissance et nuance se mêlent dans une subtile harmonie.



Alea Jacta Est

On arrive dans la dernière ligne droite du Festival 666 et on sort l’artillerie lourde en termes de carrière avec les vétérans Alea Jacta Est, groupe de hardcore majeur de la scène française qui marie parfaitement hardcore « tough guy » et groove. Une partie du public était conquise à leur cause et ça s’est senti au niveau de l’ambiance



Karras

Avec Karras on a eu droit à un pur moment de sauvagerie, et si Diégo le chanteur a présenté sa formation comme un groupe de rock’n’roll, c’est de la publicité mensongère. On a fait face à un cyclone musical. Un mix entre du grind et du death metal bien violent mâtiné de hardcore, les parisiens ont fait retourner le pit.

Si de l’extérieur et sur scène on ne voyait que de la poussière, le public devant la scène avait réussi à organiser le chaos à l’état pur, ensorcelé par la musique. Pas ou peu de temps mort, les musiciens ont mis à rude épreuve les carcasses des premiers rangs. A la vérité, je me souviens difficilement des morceaux joués tellement on a pris notre pied à lâcher prise sur leur musique.



Guilt Trip

Les Anglais de Guilt Trip débarquent pour maintenir la pression. Dès le premier morceau c’est l’embrasement. Pas une seconde de répit jusqu’au dernier morceau, une reprise sauvage de Machine Head, « Davidian ». Face à cette débauche d’énergie par des vagues successives de mosh et de circle pits. Guild Trip c’est du solide



Paleface Swiss

Comme s’il manquait encore une dose de brutalité, Paleface Swiss vient se joindre à la fête, à ce joyeux bordel qui va mettre le point final à la série extrême. Un mur de son submerge le public de Cercoux. Le deathcore suisse ne fait pas dans la dentelle : un set massif, abrasif.



En clôture de la 6ème édition du Festival 666, avec un lourd du hardcore américain : Hatebreed.

Hatebreed

Imaginez un peu Hatebreed, le prototype du groupe de hardcore américain typiquement urbain, sur une scène perdue au milieu de la campagne de la Charente maritime. Tout un concept, car pour la petite histoire le tour bus des ricains avait du mal à circuler dans le village.

Hatebreed en mode campagnard ça donne quoi ? Ça donne un rouleau-compresseur hardcore qui a dû réveiller les habitants et tous les animaux à 20 bornes à la ronde tellement le groupe est massif.



Jamey Jasta (qui par moment ressemblait à Mike Muir, le headbanging en moins) et sa bande sont pros et quels que soient le lieu et l’audience, ça balance un set qui remet les pendules à l’heure.
Là aussi tous les titres majeurs de la discographie du groupe. Ça faisait quelques années que je ne les avais pas vus et j’étais heureux de retrouver un Hatebreed plus charnel, plus énergique, que la machine de guerre froide qu’ils étaient devenus il y a une dizaine d’années.

Le groupe concluait le festival de façon grandiose.

Le Festival 666 : Vivement l’année prochaine !


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