JUDAS PRIEST – SAXON
Lundi 8 avril 2024 – Le Zenith Paris

S’il y avait bien un endroit et un évènement immanquables ce lundi 8 avril, c’était le concert des mentors du HEAVY METAL. De passage à Paris, le combo gagnant SAXON/JUDAS PRIEST va, une fois de plus, forcer le respect et livrer un concert aux p’tits oignons.
40 ans après leur première tournée en commun, les ténors du genre sont toujours dans la course, animés par la même passion et surtout par le même désir de porter haut la flamme du Heavy Métal. Leurs derniers albums respectifs le prouvent, avec le formidable Hell, Fire And Damnation (2024) de SAXON et l’excellent Invincible Shield pour JUDAS PRIEST. La UK’s touch a encore frappé.
SAXON
Le Zénith fait un quasi-carton plein ce soir, et c’est devant un pit surchauffé à bloc que SAXON commence, en avance sur l’horaire. Impatience de Biff ou l’envie de nous en jouer un max ? Sûrement les deux.
Malgré le temps imparti, le combo va dérouler une setlist bien ficelée, ouvrant sur l’énergique Hell, Fire and Damnation. Cette ouverture mettra en évidence la qualité du son de ce soir et la très bonne santé du groupe. Avec l’arrivée de Brian Tatler en remplacement de Paul Quinn à la guitare, SAXON y a gagné une attaque différente.
La setlist fait la part belle à leurs classiques. De Motocycle Man à Denim and Leather en passant par Crusader (repris en chœur par la foule), jusqu’au final sur Princess of the Night, les fans en ont eu pour leur argent.
Biff se déplace tranquillement de long en large sur la scène, prenant la pose du haut de ses 73 balais. Sa voix ne bouge pas vraiment, toujours ce même ton et ce timbre si caractéristiques. Il n’y en a qu’un.
Tatler excelle, et la paire qu’il forme avec Doug Scarratt est redoutable. Même s’ils n’ont pas la même approche ni le même son, leur complémentarité est parfaite.
C’est un set bien rodé et au cordeau que nous ont livrés les SAXON ce soir (comme à leur habitude vous me direz), et le public n’a pas boudé son plaisir. Ils sont définitivement entrés dans la légende, avec leurs compatriotes de JUDAS PRIEST bien entendu, et ça fait plaisir à entendre.
JUDAS PRIEST
Il est 21h00 et c’est accompagné de BLACK SABBATH avec son War Pigs (encore des Anglais hein) que la salle se met en voix avant le tomber de rideau.
Rideau planté sur le milieu de la scène et qui dévoile en tombant le groupe au complet perché devant la batterie de Scott Travis. La foule est en délire, alors que JUDAS lance Panic Attack, coup d’envoi d’un concert qui restera gravé dans les mémoires.
C’est un véritable déluge de titres emblématiques qui s’abat sur le Zenith, et la setlist est parfaite et calibrée pour ravir le plus exigeant des fans.
Toutes les générations de fans ont vibré. La part belle est faite au dernier opus bien entendu, mais la palme revient à British Steel et ce n’est pas surprenant. L’impact d’un Breaking The Law sur le public quel qu’il soit est toujours magique, Living After Midnight qui donne envie de sortir la boule disco fait son effet dans les gradins où les fans dansent, et ce Metal Gods qui leur va à ravir fini le boulot.
Impossible de résister à cet enchaînement de titres mythiques avant le rappel. Incroyable quintet que celui de Turbo Lover, Invincible Shield, VIctim of Changes (rahhh ce titre…), The Green Manalishi (un Must !) et Painkiller pour achever les dernières réticences.
Rob Halford est en forme, la voix assurée et toujours bien dans le ton, bien supportée par la réverb il faut bien l’avouer.
Le Bristish Steel a encore parlé!
Le Maestro a la bougeotte et passe d’un musicien à l’autre tout en assurant son chant. Vêtu de son costume de cuir clouté, il déambule sur une scène griffée aux couleurs du dernier opus, comme un prêcheur dans son temple. C’est d’ailleurs l’idée.
Rob prêche la bonne parole, celle du Heavy Métal et cela depuis 50 ans maintenant.
Ian Hill reste discret et à sa place, il ne bouge pas vraiment. Scott Travis assure des percussions aussi imparables qu’impeccables, gros respect.
Richie Faulkner, quant à lui, est omniprésent et prend la pose. Tout sourire, il n’en demeure pas moins un virtuose de la 6 cordes. Quel guitariste !
Avec Andy Sneap il forme une paire digne de celle mythique composée de Glenn Tipton et KK Downing (Ah cet échange sur Ram It Down… Jouissif et dommage qu’ils ne l’aient pas joué ce soir).
Le rappel sera riche en émotions, et en premier lieu avec l’arrivée de Glenn Tipton au bras de Rob Halford. Les deux compères sont indissociables et ce malgré la maladie de Glenn (Parkinson). C’est une très belle image qu’ils nous offrent ici sur le respect et l’amitié indéfectible. Ils nous joueront Metal Gods et Living After Midnight en guise d’au revoir ce soir.
Incroyable soirée et affiche qui m’a replongé dans mes 80’s adorées. J’ai un immense respect pour JUDAS et SAXON, et il est vrai que je suis également bon public quand il s’agit d’eux. Mais je peux vous dire que je n’étais pas le seul ce soir à être bon public, et c’est à cela que l’on juge la qualité d’un concert. Je suis encore sur mon nuage !
Un grand merci à GDP et Replica Promotion pour avoir rendu ce report possible!




























































































































