Kataklysm + Vader + Blood Red Throne
La Machine du Moulin Rouge, Paris
18 février 2026
Un concert Garmombozia Inc.
Blood Red Throne : du death metal nordique brut
Une nouvelle soirée organisée par Garmombozia se profile à l’horizon au sein de la Machine parisienne. Dès 19h10, les Norvégiens prennent d’assaut la scène.
Fondé en 1998 en Norvège, Blood Red Throne est un groupe de death metal brutal reconnu pour son style agressif et technique.
Créé par Daniel “Død” Olaisen (guitare) et Tchort (Terje Vik Schei), ancien membre du groupe de black metal Emperor.
BRT se distingue rapidement sur la scène metal extrême grâce à une musique intense, mêlant riffs rapides, batterie martelée et growls profonds. Leur venue suscite un accueil positif dans la scène parisienne.

Au fil des morceaux, le groupe enchaîne les titres issus de leurs albums comme Affiliated with the Suffering (2003) ou Imperial Congregation (2021), couvrant une large période de leur discographie.
Durant la plus grande partie de leur show, le quatuor se dissimile derrière un rideau de lumières rouge vermeil.
Tandis que les deux guitaristes Daniel « Død » Olaisen et Ivan « Meathook » Gujic déversent des riffs massifs et tranchants, le batteur Freddy Bolsø assène beaucoup de blast beats, alternant entre passages ultra-rapides et breaks écrasants.
On est dans un death metal agressif, très direct, sans fioritures : ça cogne vite et fort. Sur « Smite », dernier titre joué de cette soirée, le chanteur Sindre Wathne Johnsen conduit les fans les plus exaltés à construire le premier mur de la mort.
Setlist Blood Red Throne
Unleashing Hell
Beneath the Means
Every Silent Plea
Itika
Vermicular Heritage
Smite
L’année du grand retour pour Vader
Deuxième invité du groupe de tête d’affiche, c’est Vader, formé en 1983 à Olsztyn, en Pologne. Pionniers du death metal en Europe de l’Est.
Le groupe est fondé par le guitariste et chanteur Piotr “Peter” Wiwczarek, figure centrale et leader historique de la formation.
Inspiré par des groupes comme Slayer et Morbid Angel, le quintet développe un style rapide, technique et brutal. Tout au long des années 1990 et 2000, les Polonais enchaînent les albums et les tournées mondiales, devenant une référence majeure du genre.
Les deux premier titres joués « Sothis » (1994) et « Wings » (2000) illustrent parfaitement l’évolution du death metal polonais de Vader vers une précision chirurgicale et une intensité brutale. « Sothis » mélange des influences death/thrash old-school avec des structures groovy et des sections mid-tempo percutantes.
À l’inverse, « Wings », issu de l’album Litany, est une démonstration de death metal technique et ultra-rapide, caractérisée par des blast beats incessants, des riffs en trémolo tranchants et une production beaucoup plus compacte et agressive.

Pour les fans aguerris, cela signifie surtout pogos et headbangings. S’ensuit le puissant « Triumph of Death », appuyé par la double caisse constante de Michał Andrzejczyk.
Honneur aux guitaristes Piotr « Peter » Wiwczarek (fondateur et seul membre d’origine, depuis 1983) et Marek « Spider » Pająk avec les riffs mitrailleurs de «This Is the War», véritable hymne de combat.
Quant au bassiste, Tomasz « Hal » Halicki, il montre ses prouesses sur «Lead Us!!!» avec vitesse d’exécution et précision. Enfin, le show arrive à sa conclusion avec le célèbre titre « Helleluyah!!! (God Is Dead) », sorti sur Impressions in Blood à notre ère moderne.
Très symphonique dans l’esprit (bien que sans orchestre), extrêmement intense, avec une production massive. Vader convainc le public métalleux français ce soir.
Setlist Vader
Helleluyah!!! (God Is Dead)
Kataklysm, un véritable séisme
Une demi-heure de changement de plateau. Les Canadiens prennent leur temps, ce qui raccourcira leur set car le club arrête à 22h30 précises. A peine entrés sur scène, on entend l’accent de nos cousins. Le chanteur Maurizio Iacono du groupe Kataklysm s’adresse, heureux, en français de Montréal, à ses fans.
Il nous informe qu’ils commencent leur tournée par Paris et que cette date est importante à leurs yeux ! Le backdrop laisse apparaître la tête du bouc, à la fois symbole anti-religieux mais aussi marqueur visuel clair de révolte, utilisé pour la première par Venom en 1982.
Fondé en 1991, le quatuor s’impose rapidement comme l’un des piliers du death metal canadien. Et c’est dès les premiers morceaux « Soul Destroyer », « Thy Serpent’s Tongue », « Goliath » qu’ils nous le démontrent.
Les crowd surfeurs s’en donnent à cœur joie bien que la fosse ne soit pas adaptée pour cela : entre étroitesse de la fosse et hauteur élevée du plateau, il faut s’adapter. S’ensuivent trois titres de l’album Prevail dont « Prevail », « Taking the World by Storm » où le batteur, James Payne, utilise le fameux “Northern Hyperblast”, une approche particulièrement rapide et intense de la batterie.
D’ailleurs, il nous fait découvrir son solo juste avant de jouer « Blood on the Swans ». Entre les jets de CO2, les têtes du guitariste Jean-François Dagenais (depuis 1991) et du bassiste Stéphane Barbe (depuis 1998) tournoient, laissant flotter leurs longues chevelures.
On arrive quasiment à la fin du set, avec les deux derniers titres de death metal plus mélodiques, le groovy et agressif « The Black Sheep », et le grandiose « Elevate » aux blast beats et nappes de riffs.
Ce show démontre l’évolution de Kataklysm, marqués à leurs débuts par un death metal technique et brutal, notamment avec l’album Sorcery (1995), vers un style plus structuré et mélodique à partir des années 2000, tout en conservant leur agressivité.
Setlist Kataklysm
Elevate

