POPA CHUBBY
Le Bataclan – Paris
Dimanche 31 Mars 2019


 

Jeudi 31 Mars 1960 naissance dans le quartier du Bronx à New-York de « Theodore Joseph Horowitz », Dimanche 31 Mars 2019 concert de ‘Popa Chubby’ au Bataclan pour fêter ses 59 ans.

Rien n’a été laissé au hasard, pour cette date,  la France étant le pays de cœur de Popa, (il souhaiterait d’ailleurs venir s’y installer de façon durable) et le Bataclan sa salle de concert parisienne fétiche.
C’est donc dans un Bataclan sold-out et intégralement en configuration assis, que nous avons rendez vous pour assister à un concert qui réservera des surprises.

Depuis l’an dernier Popa a stabilisé son line up, avec ‘Dave Keyes’ aux clavier, ‘Francesco Beccaro’ à la basse, son frère ‘Andrea Beccaro’ à la batterie (en remplacement de ’ Tom Curiano’)

En guise de 1ère partie, c’est le claviériste «Dave Keyes» qui  est chargé de chauffer la salle pendant une 20taine de minutes, tout juste avec sa voix et ses clavier, l’ambiance est très intimiste 2 puits de lumière l’éclaire,  pour nous plonger dans l’ambiance des clubs de jazz New-Yorkais, il va alterner des chansons boogie comme sa chanson « Boogie for Stephan » qui a permis à la magie d’opérer immédiatement et de faire réagir en rythme le public, aux chansons plus bluesy «  Travelling  Riverside Blues », ou carrément une belle balade-jazzy comme « Roberta ».

Quelque minutes après, Mr Popa Chubby  fait son apparition sur scène, et se dirige tout droit vers sa chérie :  sa « Hell’s Old Lady » (mythique ‘Fender ’66 sunburst Stratocaster’).
Pour ce concert, Popa va nous offrir une sorte de best-of en piochant les titres dans son imposante discographie, mais plutôt sur la période 1995 => 2017. Il va ouvrir de façon spectaculaire son concert  avec  l’envoutant  ‘Sympathy for the devil’ (des Rolling Stones) suivie de l’incontournable ‘Hey Joe’ à rallonge presque 10 minutes. Pour la petite histoire cette chanson a été popularisé par ‘Jimi Hendrix’ même si elle a d’abord été interprété par le groupe ‘The Leaves’,et que personne ne connait vraiment son véritable compositeur.
Apres ces 2 reprises, c’est avec ‘Working Class Blues’ que l’on va véritablement rentrer dans l’univers de Popa, qui était particulièrement en grande forme, puisqu’il c’est levé plusieurs fois pour jouer debout.
Pendant les 2 heures de concert, on sent bien que c’est lui le « boss » sur scène… ce n’est pas  Andrea derrière ses futs qui donne le rythme, c’est Popa lui-même qui envois les tops… et aux muzicos à se caler, c’est d’ailleurs amusant de les observer (disposé en arc de cercle) avoir les yeux  presque en permanence braqué sur le patron, car là est le paradoxe, autant les concerts sont à la fois super carrés, mais également complètement imprévisibles.



Popa passant son temps à improviser sur ses propres chansons, des solos endiablés, où il prends malin plaisir à essayer de toujours repousser l’impossible, laissant bien souvent  Dave complètement perplexe, et c’est là son génie, car petit à petit il réintroduit subtilement des accords, et puis la mélodie se reconstruit peu à peu, il tourne alors la tête vers ses musiciens, en leur faisant un signe… signe que ca va repartir à la prochaine mesure.
Ayant assisté à la répétition, j’attendais ce moment avec beaucoup impatience, l’extraordinaire Jam sur ‘Mystery Train / That’s Allright mama’ avec un pilier de la scène hexagonale du blues : le très charismatique ‘Mr Fred Chapellier’,  ce bœuf fut tout simplement magistral : le touché de Popa sur sa Stratocaster, additionné avec le son si particulier de la Télécaster de Fred, ont fait prendre une autre couleur / dimension à ces 2 chansons, un pur bonheur.
Une chanson de Popa comme ’69 Dollars’ en live, ressemble  à un hamburger, tellement elle est compliqué : on commence avec  1 tranche de ’69 $’, une tranche de jam Basse & Guitare, une tranche de solo de batterie, une tranche de battle de batterie entre Popa & Andréa, et on termine avec une dernière tranche de ’69 $’ certains diront qu’un medley de 20/25 minutes c’est long, mais quand on aime, on ne voit pas le temps passer, c’est même trop court, car c’était malheureusement presque déjà la fin du concert.
Puisque c’est sans surprise que Mr Popa Chubby, a tiré sa révérence, sur ‘Hallelujah’  (reprise de Leonard Cohen), avec une voix surchargée d’émotion, on pouvait presque ressentir la boule qu’il devait avoir dans la gorge, et les efforts pour retenir ses larmes, surtout quand le public a commençait à lui chanter « Happy Birthday » alors qu’il quittait la scène, je n’avais encore jamais entendus une version de ‘Hallelujah’ si poignante, émouvante.
Merci à toi Ted pour cette soirée et l’aftershow.

Un grand merci à Sabrina pour l’accréditation accordée à ‘Among The Living’


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