Rhapsody + Qantice + Temperance
Le Divan du Monde
06/02/2016
Soirée riche en énergie ce soir au Divan du Monde, avec une programmation alléchante pour tous les fans de Power Métal mélodique à tendance Progressive. Trois groupes différents dans leur approche du genre se partagent l’affiche avec les Italiens de TEMPERANCE, les français de QANTICE et le Luca’s Turilli RHAPSODY.
Les fans se sont donnés rendez-vous en masse ce samedi soir (avec la présence de Chaos Heidi du groupe ASYLUM PYRE dans la salle), remplissant entièrement le Divan du Monde malgré le passage des WINERY DOGS le même soir au Trabendo.
On ne pouvait pas mieux débuter la soirée qu’avec TEMPERANCE, groupe aussi agréable à voir qu’à écouter, dont la sublime Chiara fera des merveilles au chant.
Le set est cours mais ultra efficace. Le quatuor, bien en place, nous acène une volée de titres qui feront le boulot face à un public plutôt réactif à la prestation. Marco, le guitariste, assure aussi le chant sur certains passages, et je peux vous dire qu’il n’est pas là en figuration. La voix juste et les riffs acérés, il assure un co-lead de qualité et avec la banane en supplément.
Assénant un Métal mélodique bien couillu, les italiens ont remarquablement mis en chauffe un divan du monde sous le charme.
Quand les zicos de QANTICE entrent en scène on sait tout de suite qu’ils ne sont pas venus seuls, à la vue de la réaction du public. Fort d’une base fan qui sait se faire entendre, les Français font rapidement monter la température. C’est avec leur nouveau chanteur David Åkesson que la bande de Tony Beaufils nous distille un set d’heroic Space Métal bien calibré principalement centré sur leur dernier opus « The Phantonauts ». J’avoue que ce n’est pas vraiment mon style de prédilection, mais je dois dire que cette fois ci ils m’ont accroché.
Je les avais vus en 2014 lors de leur passage au MOTOCULTOR et j’étais resté sur une image peu avantageuse. Mais la prestation de ce soir m’a fait revoir mon jugement à la hausse et a démontré la qualité du groupe.
Yosh Ottias, accroché à son violon, assure des envolées bien senties, quand à David Åkesson il passe l’épreuve de la scène haut la main. C’est sur une bien belle prestation, carrée et pro, que les parisiens nous quittent sous une ovation du pit.
Place maintenant à la pièce maitresse de la soirée, celle attendue impatiemment par une foule sur excitée, qui leur fera savoir de vive voix. Les lumières baissent, l’introduction commence par la projection d’un film sur le background de la scène. Et…faux départ… un technicien se prend les pieds dans les câbles et le son s’arrête net !
Après quelques minutes la boulette est réparée et l’ouverture reprend. Et c’est là que prend tout le sens du Cinematic Metal dont le Luca’s Turilli RHAPSODY est le chantre. Grandiloquente, l’intro fait place au groupe qui démarre son set à 100 à l’heure, donnant le ton sur l’énergie qui sera délivrée tout au long du concert.
Luca Turilli est en mode épileptique, cavalant d’un coté à l’autre de la scène sans jamais faire de pause, au même titre que les lights qui flashent un public ébahit.
La setlist est savoureuse, distillant une bonne partie de leur dernier album Prometheus, Symphonia Ignis Divinus. Les anciens titres ne sont pas pour autant ignorés.
A l’image de leur dernier opus, la prestation est soignée, léchée même, bénéficiant d’un son vraiment à la hauteur des musiciens.
Tout au long de la prestation des séquences seront projetées sur le fond de la scène, permettant même à certains moments de reprendre les textes en mode Karaoké.
Luca Turilli a vu les choses en grand, perfectionniste qu’il est. Alessandro Conti quant à lui, assure un set en frontman charismatique.
Le reste de la troupe n’a rien à envier aux deux autres, comme l’excellent guitariste Dominique Leurquin qui m’a réellement botté le cul. Un couple de choristes fera aussi le show, accordant parfaitement leur voix à celle de Conti pour un rendu exceptionnel.
Nous aurons le droit aux traditionnels solos bien entendu, avec celui d’Alex Landenburg à la batterie sur le thème de Game of Thrones. Remarquable digression que celle de de Patrice Guers à la basse, épaulé par le batteur et un duo de choristes : elle sera du meilleur effet et savoureuse.
Turilli ira aussi de son solo, classieux et implacable comme à l’accoutumé, devant un public conquit et acquit. Et oui, le premier atout de RHAPSODY c’est bien son public, indéfectible et fidèle, ce soir il rendra ce concert assurément inoubliable pour le groupe. C’est sur un Emerald Sword magistral et attendu que RHAPSODY prend congés de ses fans sous un tonnerre d’applaudissement et de cris!
Voilà en quelques mots la recette RHAPSODY en live. Un public énorme, une énergie incroyable et un capital sympathie au sommet. Ce soir les italiens (enfin ils ne le sont pas tous) ont fait le boulot, renvoyant une armée de fans dans leurs pénates avec des acouphènes de bonheurs.
Un grand merci à Lionel des Seigneurs du Metal pour avoir permis la photo de fin ainsi qu’à Lars (le tour manager) et bien avidement à l’ensemble de la RHAPSODY’S Team!
Setlist
Intro : Nova genesis (Ad splendorem angeli triumphantis)
Knightrider of Doom
Rosenkreuz (The Rose and the Cross)
Land of Immortals
Aenigma
War of the Universe
Ira Divina
Unholy Warcry
Son of Pain
Prometheus
Drum Solo
Il cigno nero
Guitar Solo
The Pride of the Tyrant
Tormento E Passione
Demonheart
Bass Solo
Of Michael the Archangel and Lucifer’s Fall, Part II: Codex Nemesis
Dark Fate of Atlantis
Of Michael the Archangel and Lucifer’s Fall
Rappel
Quantum X
Ascending to Infinity
Emerald Sword

