OVERKILLDESTRUCTIONFLOTSAM & JETSAM

Le Trabendo Paris
Jeudi 20 Mars 2019

 


Comme le mois dernier, on prend les mêmes et on recommence, donc Fanfan et moi, arrivés sur place de bonheur, de quoi se coller un « gras » et deux tartines de houblon, histoire d’être juste bien pour affronter l’affiche de ce soir, à savoir trois groupes pour un début des hostilités partir de 18h30. Stephan étant déjà dedans car il ne veut pas louper une miette de FLOTSAM & JETSAM, moi, je ne connais pas alors on verra bien…

                18h35, Fanfan et moi entrons dans le Trabendo et ça joue déjà, ah ouais ? en fait, ben oui, on a 5 minutes de retard…on se place dans la fosse le son est vraiment bon et, là je vais laisser Stephan en parler, car même si j’apprécie énormément ce que je découvre, il saura mieux en parler que moi…

 

[Stephan] Effectivement, FLOTSAM & JETSAM est de retour dans la capitale avec un nouvel opus tout fraichement sorti (Janvier 2019), un The End Of Chaos magnifique qu’il me tardait d’entendre en live.
Les américains nous gratifieront de 3 titres de ce dernier opus, ouvrant sur un Prisoner Of Time assassin qui donne d’entrée de jeu le ton d’une soirée résolument Thrash.
Malgré un son perfectible, FLOTSAM & JETSAM enfonce le clou avec un grand classique des 80’s et son Desecrator mythique issu de l’album Doomsday For The Deceiver qui ne l’est pas moins. Eric “A.K.” Knutson est toujours en voix, fidèle au poste avec son compère de toujours Michael Gilbert (guitare). La salle continue à faire le plein, le Trabendo annonce Sold Out ce soir et le public n’est visiblement pas venu pour faire tapisserie.
Les gus envoient Hammerhead et là j’ai à nouveau 16 ans. Flotsam me fait toujours autant vibrer, et les nouveaux titres font parfaitement le boulot comme ce Recover massif qui impose la qualité du groupe à un auditoire conquis.
Le final se jouera avec No Place For Disgrace attendu et toujours aussi efficace pour les vieux fans comme moi, mais pas que. Dans la salle je croise une multitude d’ados aux t-shirts résolument old school, d’EXODUS à TESTAMENT, la relève est bien là c’est rassurant.
Je prends à chaque fois un plaisir immense à voir ce groupe si injustement sous-estimé, après leur passage au Petit Bain en 2017 et celui de la Maroquinerie en 2016 avec DESTRUCTION, les voici à nouveau sur la route, toujours animés par la flamme. 40 minutes c’est beaucoup trop court, mais cela leur a été suffisant pour mettre en chauffe un Trabendo maintenant raz de la gueule. Bravo !

 

FLOTSAM & JETSAM setlist

  1. Prisoner Of Time
  2. Desecrator
  3. Iron Maiden
  4. Hammerhead
  5. Demolition Man
  6. Suffer The Masses
  7. Recover
  8. No Place For Disgrace


Du coup, après 40 minutes FLOTSAM & JETSAM termine sa prestation excellente, Fanfan et moi cherchons des yeux Stephan, mais on ne le trouve pas, on décide de se replacer plus en avant pour DESTRUCTION, car j’attends beaucoup des teutons, ça fait un moment que je veux les voir.

J’envoie tant bien que mal un sms à Stephan, espérant que Jacques Pradel me le retrouve…mais le réseau à l’intérieur est laborieux.

19 :30, DESTRUCTION monte sur scène, et c’est au galop que les titres s’enchainent, on est super bien placé, et donc, avec un son encore meilleur, c’est royal. Le groupe n’ayant pas de nouvel album sous le coude, nous honorera d’une pléthore de titres retraçant à peu près toute la discographie du groupe, de 1984 à nos jours.

Damir, le nouveau guitariste assure du tonnerre, et semble vraiment bien intégré au groupe, et faisant fortement chuter la moyenne d’âge de ce dernier d’ailleurs ….

Le truc excellent, c’est que le bassiste/chanteur, Schlier, a deux pieds de micro de part et d’autre de la scène afin que le public puisse le voir de près de chaque côté, terrible.

En dix morceaux et cinquante-cinq minutes de scène, ils auront parfaitement su enfoncer le clou de ce que j’attendais d’eux, du bon thrash à l’ancienne, avec des put*** de riffs, des mecs à l’aise et super cools, franchement génial, aucun regret, le public était là aussi pour eux, sans aucun doute.

 

DESTRUCTION setlist

  1. Curse The Gods
  2. Release From Agony
  3. Mad Butcher
  4. Dethroned
  5. Nailed To The Cross
  6. Life Without Sense
  7. The Butcher Strikes Back
  8. Total Desaster
  9. Thrash Till Death
  10. Bestial Invasion

Outro



                Pendant que les roadies s’affairent à faire le changement de scène pour accueillir la tête d’affiche, je pars changer l’eau du Loch Ness et fini par enfin trouver mon Stephan qui est en train de discuter avec Roger, il m’offre une mousse et une pour Fanfan resté dans le pit.

                Il me dit que c’est compliqué de faire des photos, alors je me dis que si je m’applique je pourrai peut-être le dépanner d’un superbe cliché de téléphone…donc je refile retrouver le poto, avant que ça mousse ne chauffe et on se retrouve encore mieux placé

 

20 :50 OVERKILL déboule sur scène, le son est dantesque, le public déchainé. Le batteur, Jason Bittner, semble avoir des problèmes avec les oreillettes de retour, qu’il finira par virer, et du coup tellement fâché, il va matraquer ses futs sur « Electric Rattlesnake », puis finira par se détendre au fur et à mesure des morceaux.

Bobby Blitz est un bon showman, le pied de micro faisant partie intégrante de son corps, il communiquera bien avec le public qui semble presque en transe.

Les deux gratteux du groupe sont comme chez eux, à l’aise, celui de gauche (juste devant moi), Derek Tailer, (je crois) a un feeling de malade, il a le smile comme tous d’ailleurs, sauf peut-être Jason, ah si c’est revenu…et que dire du bassiste, D.D. Verni, dans le groupe depuis le début, et avec une patate d’enfer, jetant des médiators à tout va…

OVERKILL, c’est 39 ans de carrière, presqu’une vingtaine d’albums et les gars sont toujours là, à donner le meilleur, sans prise de tête, à la cool. Ils sont d’ailleurs en train de promouvoir leur nouvel album, mais ils n’en jouent que deux titres sur les quinze de ce soir. Le reste de la setlist faisant la part belle aux « tubes » du groupe « Hello From The Gutter », « Elimination », « Welcome To the Garden State », etc… et bien sûr l’incontournable « Fuck You » avec lequel ils clôtureront leur show à 22 :15, dans l’euphorie d’un dernier Fuck You !

 

Voilà, première fois pour moi sur scène pour tous ces groupes, et bien quelle calotte mes amis, les trois groupes au top, un son excellent, super prestation de chaque, une soirée 100% Thrash, ça fait du bien. Maintenant, faut rentrer, et c’est là que qu’on se rend compte que c’est vraiment la partie chiante des concerts….rentrer…..see you…

 

OVERKILL setlist

Last Man Standing Intro

  1. Last Man Standing
  2. Electric Rattlesnake
  3. Hello From The Gutter
  4. Elimination
  5. Deny The Cross
  6. Distortion
  7. Necroshine
  8. Under One
  9. Bastrad Nation
  10. Mean, Green, Killing Machine
  11. Feel The Fire
  12. Rotten To the Core

 

  1. Ironbound
  2. Fuck You
  3. Welcome To the Garden State
  4. Fuck You

 

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