Among The Living
Live Report

Satyricon + Suicidal Angels

Satyricon + Suicidal Angels

(La machine du moulin rouge) – 07 Mars 2018

 


Satyricon + Suicidal Angels

 


Un tout petit peu plus de cinq mois après le rendez-vous manqué à la Maroquinerie pour cause de problèmes techniques, Satyricon est enfin sur Paris en ce 7 mars 2018. Cette fois c’est à La Machine du Moulin Rouge. Faut-il le regretter ? Il est vrai que Satyricon à la Maroquinerie, l’idée faisait baver de plaisir tant l’occasion aurait été exceptionnelle. Mais cessons de parler de ce qui n’a pas été. Après tout, bien que plus grande, La Machine du Moulin Rouge n’en est pas moins une très belle salle (que Satyricon connait plus que bien d’ailleurs).

C’est à Suicidal Angels que revient la tâche d’assurer la première partie. La situation n’est pas aisée : le public semblant clairement là pour le black métal de Satyricon. Mais il en faudra bien plus pour démonter les Grecs. Il faut dire qu’ils ont de la bouteille. D’ailleurs, ils n’auront de cesse de nous balancer leur thrash fortement calibré old school avec une énergie impressionnante. Les titres s’enchainent, laissant à peine au public le temps de reprendre son souffle.  Attaquant d’entrée de jeu avec « Capital of War », premier titre du dernier album Division of Blood (2016), on aurait pu penser qu’ils allaient continuer sur leur lancée, mais c’est à un petit retour en 2012 avec « Bloodbath » (Bloodbath-2012) que nous aurons droit. Sous une explosion de lights et devant un public bien réactif. Un public qui n’hésitera pas à répondre aux diverses sollicitations de Nick Melissourgos (chant/guitare).
Après un pogo (timide) sur « Eternally to Suffer » (Division of Blood-2016), et après avoir fait scander l’assistance au rythme de la batterie sur « Seed of Evil » (Devide and Conquer-2014), l’ambiance commencera clairement à se réchauffer. Et alors que la fosse se remplit à vue d’oeil, Suicidal Angels nous balance « Moshing Crew » (Bloodbath-2012) ; déclenchant par la même occasion un superbe wall of death, qui sera bien évidemment suivi d’un mosh de circonstance. C’est sur le célèbre et incontournable « Apokathilosis » (Sanctify the Darkness-2009) que se terminera ce set sévèrement rythmé. Voilà ! Il ne sera pas dit que Suicidal Angels n’aura pas eu sa revanche, dix ans plus tard, sur le concert qui avait eu lieu ici même (enfin dans la petite salle en bas plutôt) avec Massacre devant quelques… 50 personnes !


Capital of War

Bloodbath

Reborn In Violence

Front Gate

Eternally to Suffer

Seed of Evil

Moshing Crew

Apokathilosis



Changement de plateau, de décors et même carrément d’ambiance. Voici, quelques longues minutes plus tard le moment tant attendu pour beaucoup -à en juger par le remplissage de la salle, certains ne sont même venus que pour cela- d’accueillir Satyricon. Ambiance brumeuse, sombre et lugubre de rigueur. Les six musiciens entrent en scène : un clavier, deux guitaristes, un bassiste, chacun se place, Frost s’éclipse dans la brûme (dont il ne sortira pratiquement pas) et s’installe derrière son énorme kit de batterie à double caisse au fond à droite, Satyr derrière son habituel pied de micro en forme de trident. Ils attaquent eux aussi d’entrée de jeu avec le premier titre de leur nouvel album : l’excellent « Midnight Serpent » (Deep Calleth Upon Deep-2017). Puis ce sera un véritable florilège de leurs meilleures créations (même si certaines pour des raisons évidentes de temps auront dû être mises de côté), dans lesquelles viendront s’intercaler quelques titres de leur dernier opus : « Deep Calleth Upon Deep » bien sûr, mais aussi « Blood Cracks Open the Ground », « To Your Brethren in the Dark » et « Dissonant ».
Force sera de constater que tous passent fort bien en live ; mais il est vrai que l’on s’en doutait fortement. Étonnamment, en ce qui me concerne, la surprise viendra, de titres plus anciens. De ceux repris dans « Live at the Opera » que l’on aura retrouvés, bien évidemment, en version non orchestral et sans les cœurs (même s’il y avait des samples). Il faut croire qu’à force de passer ce « Live at the Opera » en boucle j’en avais un peu oublié les versions originales… Autre surprise, nous aurons droit à « Nocturnal Flare » (Satyricon-2013), un titre très rarement joué en live. Et toujours au rayon des surprises, nous aurons également droit à un changement de dernière minute dans la set list.
Visiblement à l’instigation de Satyr à en juger par le léger flottement qui en aura résulté auprès des musiciens. Un changement qui n’aura semble-t-il pas été calé pendant le premier intermède. En effet, alors que « Commando » (The Age of Nero-2008) était prévue, ce sont finalement deux autres titres qui seront joués « Repined Bastard Nation » (Volcano-2002) et « Blood Cracks Open the Ground » (Deep Calleth upon Deep-2017). Les trois derniers titres du set marqueront le retour à des temps plus anciens.
Des temps plus Black, des temps que les moins de 20 ans… : l’époque Dark Medieval Times (1994) avec « Walk the Path of Sorrow » (que l’on n’aura pas manqué de savourer cela va de soi) et Nemesis Divina (1996) avec l’instrumental « Transcendental Requiem of Slaves » et l’incontournable « Mother North ».

Evidemment, nous aurions eu le sentiment de rester sur notre faim si les norvégiens ne nous avaient pas gratifiés de trois autres incontournables pour le rappel : « The Pentagram Burns » (Now Diabolical-2006), « Fuel for Hatred » (Volcano-2002) et enfin « K.I.N.G » (Now Diabolical-2006) qui clôtureront ce set de pratiquement 1h45 de façon magistrale.

Une magnifique prestation qui aura définitivement balayé la déception du concert annulé de septembre auquel bien évidemment Satyr n’aura pas manqué de faire allusion. Une belle interaction avec le public que n’aura pas cessé de chanter, de headbanger, voir même de pogoter lorsque les titres s’y prêtaient. Un concert tout en puissance que je qualifierais de parfait, qui aura visiblement ravi les spectateurs tout autant que les artistes qui auront presque du mal à quitter la scène, et savoureront les applaudissements enthousiastes et amplement mérités du public jusqu’à la dernière minute. Bref un Satyricon au meilleur de sa forme et que nous sommes impatients de retrouver au Hellfest en juin prochain.


Midnight Serpent

Our World, It Rumbles Tonight

Black Crow on a Tombstone

Deep Calleth Upon Deep

Intermezzo I

Die by My Hand

Nocturnal Flare

Repined Bastard Nation

Blood Cracks Open the Ground

Now, Diabolical

Intermezzo II

To Your Brethren in the Dark

Dissonant

Walk the Path of Sorrow

Transcendental Requiem of Slaves

Mother North

Rappel

The Pentagram Burns

Fuel for Hatred

I.N.G.


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