Among The Living
Live Report

SAXON – LAST IN LINE – GIRLSCHOOL @ Le Trianon – Paris

SAXON – LAST IN LINE – GIRLSCHOOL
Le Trianon Paris
Lundi 14 Novembre 2016



Quelle affiche ce soir au Trianon de Paris, même si elle restera à jamais amputée d’un MOTORHEAD. En effet, presqu’un an jour pour jour en ce funeste 13 novembre 2015, le concert de MOTORHEAD avec SAXON et GIRLSCHOOL devait se tenir au Zénith de Paris pour réunir ce trio de groupes à l’occasion des 40 ans de la bande de Lemmy ainsi que des 70 ans de ce dernier. Le sort en a voulu autrement à double titre, avec les attentats de Paris et la mort de ce leader charismatique.
C’est donc avec une pensée émue que je me rends au Trianon ce soir pour communier avec ce groupe que j’ai toujours aimé et pour qui j’ai un immense respect tant leur longévité et l’attitude respectueuse envers son public sont grandes. SAXON vient une fois de plus conquérir la scène parisienne, avec ses compatriotes de GIRLSCHOOL et les ricains de LAST IN LINE, pour une soirée mémorable qui tiendra évidement toutes ses promesses.

 

C’est aux filles de GIRLSCHOOL, tellement liées à l’histoire de MOTORHEAD et grandes potes de Lemmy et sur la route depuis plus de 30 ans, que revient la tâche d’ouvrir les hostilités. Kim McAuliffe et sa bande ne vont pas avoir de peine à mettre en chauffe un Trianon survolté, qui entrera rapidement dans le set court mais intense. Fort d’un nouvel opus, Guilty as Sin, qu’elles n’avaient pas eu l’occasion de défendre sur scène, les filles en interprèteront deux titres à savoir  Come The Revolution et l’excellent Take It Like a Band véritable hymne au rock ‘n’ roll pur et dur comme le père Lem l’aimait.
Quelques classiques du groupe seront interprétés comme Futur Flash et cet hommage à Lemmy avec Emergency qui mettra le point final à la prestation. Les filles sont superbes, un mental en acier trempé et une rock attitude qui me fait craquer. Enid Williams, la bassiste, pose toujours avec le sourire, Jackie Chambers balançant ses riffs avec classe et Denise…  maltraitant ses fûts depuis 30 ans avec générosité. 
Oui j’adore ce groupe car il représente tout ce que j’aime dans ce milieu. Je vous invite vivement à jeter une oreille sur leur dernier opus car franchement, cela vaut le coût.
D’ailleurs en sortant du pit après avoir shooté THE LAST IN LINE, je suis tombé sur Enid qui regardait la prestation des américains et me suis empressé de la saluer en lui disant que j’avais adoré leur set et que je les remerciais d’être là. C’est une Enid tout sourire et accessible qui me pris la main pour me remercier à son tour. Je ne raterais pour rien au monde leur passage en concert. Bravo !



J’avoue que je n’ai pas suivi la suite du groupe de DIO après sa mort, ayant toujours eu des difficultés avec les groupes vivant sur un passé finalement révolu. Mais tout le monde peut se tromper, et LAST IN LINE vient de m’en faire la démonstration ce soir.
Le line up est savoureux vous me direz. Avec Vinny Appice et Vivian Campbell, on est déjà assuré d’une qualité d’exécution au-dessus de la normale, mais le reste de la troupe n’est pas là pour faire de la figuration, bien au contraire. Andrew Freeman (The Offspring, Lynch Mob, …) y assure des vocalises vraiment excellentes, avec un registre se rapprochant de celui du maitre. Phil Soussan (Ozzy Osbourne, Steve Lukather, Toto, et j’en passe et des meilleurs, même notre Johnny national) y tient la basse depuis peu et assure carrément à son poste.
Le public adhère dès les premières notes de Stand Up and Shout, premier d’une liste de classiques auxquels personne ne peut rester indiffèrent. Le son est parfait, la prestation à la hauteur des attentes, la machine à voyager dans le temps fonctionne à plein régime.
Je vous laisse imaginer l’impact de titres comme Holy Diver ou encore The Last In Line sur un Trianon plein comme un œuf dont la moyenne d’âge me laisse penser que la majorité du public avait une quinzaine d’années dans le milieu des années 80.  Les LAST IN LINE enfonceront le clou avec un Rainbow in the Dark jouissif, montrant que les lascars n’ont rien perdu de leur verve.
Très belle prestation faisant revivre, le temps d’un soir, le souvenir d’un Ronnie James Dio monté trop vite au Panthéon des Rockers.



C’est sur une bande sonore de It’s a Long Way to The Top (If You Wanna Rock ‘n’ Roll) d’ACDC que Biff Byford et sa bande font leur entrée sur scène soulevant une ovation du public.
Quel hommage mérité que celui de la salle à un groupe aussi emblématique que SAXON, toujours sur la route et professionnel même dans l’adversité. SAXON fait partie des groupes que je ne raterais sous aucun prétexte, au même titre que l’était MOTORHEAD, et ce soir ne fera pas exception à la règle. 

C’est sur un puissant Battering Ram, titre éponyme de leur dernier (et excellent) opus sorti en novembre 2015, que les anglais ouvrent les festivités, qui ne s’arrêteront qu’une heure quarante plus tard.  Car oui, voir un concert de SAXON c’est s’assurer plus d’une heure trente de set énergique et sans concession, balancé avec ferveur et qualité.
La setlist est savoureuse, alternant les classiques et toutes les époques du groupe. De Heavy Metal Thunder à Wheels of Steel en passant par The Eagle Has Landed, sans oublier des titres du dernier à l’image de ce The Devil’s Footprint ou encore Queen of Hearts, le panel est large et la discographie bien balayée.
Les vieux compagnons de route que sont Paul Quinn et Nigel Glockler (respectivement batteur et guitariste) sont toujours fidèles au poste et brillent par leurs interprétations, n’ayant rien perdu de leur mordant. La communion avec le public est totale, Biff arborant les drapeaux français au sigle de SAXON qui lui sont jetés sur scène avant d’entamer un Requiem (We Will Remember) en hommage poignant aux victimes des attentats du 11 novembre 2015.
Le temps file, l’intensité reste. On arrive déjà au premier rappel avec Crusader et 747 (Strangers in the Night), provoquant une fois de plus l’hystérie dans la salle. Je suis aux anges, les SAXON m’ont encore foutu une sacrée trempe. Biff ouvre sa redingote, la chaleur est à son paroxysme. 
Et ce n’est pas fini, sous l’ovation d’un Trianon debout, ils reviennent pour un ultime au revoir, avec deux autres titres gravés à jamais dans le marbre qui pave le Panthéon du métal,  assenant les Denim and Leather et Princess of the Night salués par une vague de slam.
On ne pouvait pas rêver mieux pour un début de semaine, et on se quitte sur la bande son de Kingdom Of The Cross histoire de redescendre en douceur.

Un grand merci à Olivier Garnier pour avoir rendu ce report possible.


 

 

 

 

 

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