Among The Living
Live Report

SEASICK STEVE – BLACK BOX REVELATION @ Le Trianon Paris

04/11/2016

SEASICK STEVE – BLACK BOX REVELATION

Le Trianon – Paris

04/11/2016

 

 

 


Quoi de mieux qu’une bonne dose de blues pur jus pour affronter les affres d’un automne humide, prémices d’un hiver annoncé difficile et froid ? C’est dans le feutre et l’intimité d’un Trianon bondé que SEASICK STEVE vient taper le blues avec son public français pour la dernière date de sa tournée européenne.
Il est accompagné de BLACK BOX REVELATION, un duo belge  distillant un blues/rock à tendance psychée, ayant couvert pour Seasick Steve durant le dernier mois.

C’est devant un public fébrile et venu en masse pour SEASICK STEVE que les BLACK BOX REVELATION entrent en scène. Duo composé de Jan Paternoster au chant et à la guitare, ainsi que de Dries Van Dijck à la batterie, ils vont avoir la tache peu aisée de mettre en chauffe un Trianon acquis à l’américain et pas forcément enclin à la découverte.
Séparés par l’installation de la scène de Seasick Steve, les deux gus se retrouveront chacun à un bord opposé l’un de l’autre,  ce qui ne les gênera pas pour envoyer du bois.
Malgré une audience plutôt réservée, les BLACK BOX REVELATION donnent le meilleur d’eux-mêmes avec un déluge de rock bien couillu et fait pour réveiller tout public qui se respecte. Comment définir le style des deux belges si ce n’est qu’il est brut, sale et sans concession.
Véritables musiciens inspirés et talentueux, les lascars nous livrent une prestation qui monte dans les tours au fur et à mesure du set, comme pour laisser du temps au public pour accuser le choc.
Car choc il y a forcément face à la déferlante de riffs assenée par un Jan Paternoster possédé et inspiré, suivi de près par Dries Van Dijck maltraitant ses fut à la manière d’une machine bien huilée.
Pendant 45 minutes les belges vont botter le cul d’un Trianon pas forcement près à assimiler le genre, générant de timides applaudissements polis. Peu importe, ils auront fait au moins un nouveau fan ce soir, ayant piqué ma curiosité d’en découvrir plus sur ce duo créatif et efficace qui ne manquera pas de faire parler de lui assurément.



Place maintenant au grand SEASICK STEVE qui, du haut de ces 75 balais, prend place devant la scène pour saluer chaleureusement le public hystérique du Trianon. Fort d’un Keepin’ The Horse Between Me And The Ground , son dernier opus, sorti début octobre dernier, c’est par Paris qu’il termine sa tournée Européenne qui l’aura vu passer par la Belgique, l’Allemagne, l’Autriche, l’Angleterre, la Hollande, la Suisse et enfin la France.
Steve commencera son set par une diatribe amusante sur la politique de son pays. Comparant les grands noms qui ont fait l’âge d’or de celle-ci comme Kennedy, Martin Luther King ou Lincoln, tous assassinés, il fera un rapprochement avec Trump qui fera bien rire l’assistance.
Belle entrée en matière pour Abraham, Martin And John qui ouvre son set et donne le ton d’une soirée placée sous le signe de la bonne humeur et de l’intimité. Seasick Steve est affable et pas avare de bonnes histoires comme celle de Dan Magnusson, son batteur et de ses déboires avec le fisc, laissant un Steve hilare.
Les lights sont parfaites, ajoutant de l’intimité à cette scène chaleureuse, sur laquelle le duo fait des merveilles. Steve joue assis la plupart du temps, alternant les instruments, tous plus usés les uns que les autres, patinés jusqu’à la moelle. La casquette John Deere vissée sur le crane, Seasick a tout du redneck, mais en creusant un peu on découvre rapidement un homme cultivé et sensible, jetant un œil amusé et juste sur le monde aujourd’hui.
Chaque fin de chanson est prétexte à ovation de la part du public. Steve y est bien évidemment sensible et la communion avec son public est totale.
Il fera la promo de son dernier opus bien sûr, faisant même monter sur scène une fan du public pour lui dédicacer son dernier vinyle.
La set List est parfaite, alternant les classiques du bonhomme avec les titres du dernier opus comme Walkin’ Blues, Gypsy Blood ou encore le titre éponyme de l’album Keep That Horse Between You And The Ground qu’ils joueront avec le chanteur/guitariste de BLACK BOX REVELATION juste avant le rappel.
Le son est excellent, le set ultra efficace et Steve au mieux de sa forme. Il finira par applaudir le public, le remerciant d’être là et si chaleureux.
Le rappel verra les interprétations de Gentle on My Mind et de Back in the Doghouse avant de quitter la scène une dernière fois,  sous une ovation unanime de la salle.
C’est la tête pleine d’images  d’une Amérique rurale et sortie d’un western que je m’enfonce dans le froid parisien, souriant en repensant aux bonnes blagues d’un SEASICK STEVE jovial.


 

 

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