Among The Living
Live Report

STEVE’n’SEAGULLS + KOMANSKI

STEVE’n’SEAGULLS + KOMANSKI

Le Divan du Monde – Paris

25 novembre 2016


C’est paré de ma plus belle salopette en jean et d’un marcel blanc impeccable que je me rends ce soir au Divan du Monde histoire d’être à l’aise pour la gigue annoncée. En effet, les finlandais les plus connus du net par leurs reprises improbables de classiques du hard rock (mais pas que) investissent cette salle pour un concert unique à Paris et Sold Out depuis un bon moment… Les STEVE’n’SEAGULLS ont garé leur tracteur à Pigalle !

En guise d’amuse-bouche, KOMANSKI viendra jeter son verbe acerbe doublé d’un humour à froid sur un Divan du Monde qui peinera à entrer dans l’univers du lascar. Mais une fois la surprise passée, après 3 titres, la sauce va prendre.  Komanski et son acolyte (clavier & autres bizarreries du pied qui fait de la batterie) vont réussir ce tour de force de mettre en chauffe une salle comble aux antipodes de l’univers du bonhomme.
Le public adhère donc et se laisse embarquer par les textes décalés de Komanski au premier abord saugrenu mais dans le fond tellement pertinent. Les textes sont cinglants, la connivence entre les deux comparses est impeccable.
La prestation est courte mais intense, le duo donnant dans l’auto dérision de haute voltige pour finir affublé d’un chapeau saumon du plus bel effet.
Au final le public applaudit plus chaleureusement que poliment la prestation de KOMANSKI. Bravo !



Et c’est bien entendu sous une acclamation nourrie qu’entrent en scène les STEVE’n’SEAGULLS au complet, occupant dans son intégralité l’étroite scène du Divan du Monde.
Indéniablement le groupe bénéficie d’un capital sympathie qui égale leur jovialité, créant une hystérie collective dès les premières notes d’Aces High d’Iron Maiden.

Il faut dire que les finlandais envoient du lourd. Fort de leur dernier opus Brothers In Farm, dont ils joueront quasiment l’intégralité ce soir, Remmel et sa bande de garçons de ferme vont donner un show à la hauteur de mes attentes voire même plus. Aucune ombre au tableau, la performance est parfaite et les titres s’enchainent comme une volée de bois vert sur le dos d’un chapardeur.
Les classiques sont revisités de façon tellement improbable qu’ils font mouche à chaque interprétation. Bien évidement nos australiens favoris auront la part belle avec un It’s a Long Way to the Topet You Shook Me All Night Long aux p’tits oignons mais surtout leur délectable reprise de Thunderstruck qui retournera le Divan.
Les gus sont au taquet, la banane sur le visage et le geste amical facile. On sent même une certaine timidité chez eux, de celle qui force le respect et rend sympathique. Il y aura bien quelques tentatives timides d’échanges en français dont le résultat sera plus comique qu’efficace.
Que dire des reprises improbable comme Symphony of Destruction de Megadeth ou encore celle de Pantera avec Cemetery Gates, si ce n’est qu’elles sont formidables.

Les instruments sont aussi improbables que leurs reprises, alternant le banjo, le violoncelle, les guitares inconnues et autres mandolines rurales.
Ils ont touché ma corde sensible avec leurs deux reprises de Gary Moore, se prêtant parfaitement à cet exercice, avec un Out in the Fields poignant et le magnifique Over the Hills and Far Away en rappel.
Le public est au taquet et ne perd rien de la prestation. Les titres et refrains sont repris en chœurs par l’assistance, la soirée est une réussite.

Les Finlandais nous quittent sur un Born to Be Wild savoureux qui clos d’admirable manière cette rencontre mémorable.

Un grand merci à Olivier pour cette soirée et d’avoir rendu ce live report possible




SETLIST STEVE’n’SEAGULLS

Aces High (Iron Maiden)

You Could Be Mine (G&R)

It’s a Long Way to the Top (If You Wanna Rock ‘n’ Roll) (ACDC)

The Trooper (Iron Maiden)

Wishmaster (Nightwish)

Self Esteem (The Offspring)

Symphony of Destruction (Megadeth)

Black Dog (Led Zeppelin)

The Pretender (Foo Fighters)

Cemetery Gates (Pantera)

You Shook Me All Night Long (ACDC)

Fill Up The Tank

Sad But True (Metallica)

Out in the Fields (Gary Moore)

November Rain (G&R)

Burn (Deep Purple)

Thunderstruck (ACDC)

Seek & Destroy (Metallica)

Rappel

Over the Hills and Far Away (Gary Moore)

Born to Be Wild (Steppenwolf)

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