Among The Living
Live Report

SUM 41 + NEWDRIVE + HOLLERADO @Le Trianon Paris

Sum41

Les fans parisiens vont enfin pouvoir combler leur frustration de ne pas avoir vu les SUM 41 lors de sa dernière tournée française en 2011 ou le groupe avait annulé son passage à la fête de l’huma. Grosse déception qui sera soignée par deux dates sold out au Trianon ces 22 et 23 février 2016.
La ferveur du public s’exprime déjà visuellement à l’approche de la salle par une occupation massive et imposante du terre-plein central du boulevard de Rochechouart, dont les plus fervents y sont installés depuis 5 heures du mat !
A l’ouverture des portes c’est au compte-goutte que la sécu laisse entrer le public, qui a du mal à se contenir. Première bousculade, premier coup de gueule d’un agent de la sécurité : » Oh bordel, calmez-vous,  vous n’êtes pas des gosses quand même ?!! »… En fait si!
La moyenne d’âge ce soir ne doit pas dépasser les 17 ans, ce qui promet une soirée mouvementée. Finalement c’est plutôt rassurant de voir que ce qui me faisait déjà vibrer il y a 20 ans traverse avec succès l’épreuve du temps.  Bien que n’ayant aucune actualité discographique depuis leur dernier opus Screaming Bloody Murder sorti en 2011, les canadiens provoquent toujours le même intérêt.


 C’est donc un Trianon archi-comble qui accueille ce soir une affiche exceptionnelle, avec 3 groupes à la clé pour une soirée qui restera gravée dans les esprits.

Pour ouvrir les festivités c’est à HOLLERADO , compatriotes de SUM 41, que revient la lourde tâche de capter l’attention d’un public qui n’attend qu’une chose impatiemment…
Les 5 zicos investissent la scène avec aux pieds des tennis lumineuses. Nouvelle mode qui envahit nos rues depuis quelques temps déjà et qui semble avoir fait de nouvelles victimes.
La prestation commence gentiment, distillant un rock propre, à la limite du lisse. Le chanteur guitariste (ils sont 3 grateux ce soir dont une demoiselle) s’exprime dans un français approximatif et parvient doucement à rompre la glace au fur et à mesure que le set s’énerve un peu.
Après quelques titres plutôt nerveux aux thèmes aussi différents que Freddy Mercury et l’acid, ou encore Donald Trump (le détesté de la soirée), les canadiens quittent la scène salués par un public jovial.



Changement de  ton et de registre avec les suédois de NEWDRIVE et leur punk rock bien calibré pour une ouverture de ce type. Le public ne s’y trompe pas et réagit au quart de tour, adhérant au set sans réserve. Les quatre gus font le boulot. Ils dégagent une énergie en adéquation avec leur jeunesse et nous livrent une prestation de très bon niveau.
Chris, le frontman guitariste et chanteur, descend dans le pit au contact du public. La proximité entre le groupe et la salle est totale, faisant monter la température.
Les titres claquent bien. Ils sont catchy à souhait et touchent facilement au but. Le sol tremble sous les impacts des sauts du public, invectivé par le groupe. Evoluant entre un Offsprings et du Green Day, NEWDRIVE a parfaitement sa place sur l’affiche ce soir et livre un set parfait pour mettre le public dans de bonnes conditions.
C’est sous une ovation générale que le groupe quitte la scène après 45 minutes d’un set acharné et puissant. Bravo !



 

Il est un peu moins de 21h quand les lumières s’éteignent sur un fond sonore de All Killer No Filler, plongeant la salle dans une hystérie qui trouvera son paroxysme avec l’arrivée sur scène de Deryck Whibley. Le line up est nouveau aussi, avec un nouveau batteur en remplacement de Steve Jocz par Frank Zummo, ainsi que le retour du guitariste Dave Baksh (qui avait quitté le groupe en 2006 pour former les Brown Brigade).
Visiblement Deryck et sa bande sont en grande forme, attaquant le set par un Reason to Believe qui donne d’entrée de jeu le ton de la soirée. La salle entière n’est que hurlement et chaos de satisfaction devant la prestation des SUM 41, sanctifiés par les fans et leur rendant bien leur dévotion.

Rapidement la sécurité ne sait plus où donner de la tête. Les fans s’évanouissent à tour de bras, les slammer prennent d’assaut la crash barrière. Il devient difficile pour le staff de contenir cette effervescence.  Les canadiens ne laissent aucun répit au Trianon, enchainant les titres sans pitié, parfois entrecoupés de bons mots de Deryck, noyé sous un éclairage rouge omniprésent.
L’osmose est parfaite ce soir. La salle reprend tous les titres sans distinctions, avec quelques pics d’hystérie comme sur les attendus Still Waiting, Over My Head (Better Off Dead) ou encore The Hell pour finalement ne pas tous les citer.
C’est un set de haute voltige que Deryck et sa tribu nous livrent ce soir, comme s’il avait un compte à régler avec la vie, son destin et ses excès. Il est bien là ce soir et complètement dans le concert. Quelques fans ont été regroupés sur un coté de la scène, back stage, à qui les membres du groupe vont faire des hugs en passant.

Deryck alterne le chant à la guitare (qui est plus là pour la déco il faut bien l’avouer) et en chant libre, jamais avare de bons mots comme sur l’introduction du titre Sick of Everyone qu’il aurait plutôt rebaptisé ce soir Sick Of Donald Trump (encore lui…). C’est d’ailleurs sur ce titre que Dave Baksh nous balancera un solo bien couillu, comme pour rappeler qu’il est revenu aux affaires.
Ils nous donneront aussi du Metallica, avec un medley composé de For Whom the Bell Tolls , Enter Sandman et Master of Puppets.

Le son est bon, mais perfectible. La voix de Deryck est parfois couverte et manque de pèche. Mais je fais mon pointilleux de base : ce soir le set est juste une tuerie.

C’est sur un monstrueux Fat Lip que les canadiens prendront congé du public parisien. Après deux dates mémorables qui resteront gravées dans le marbre du Trianon, les SUM41 ont promis de revenir très bientôt lorsqu’ils auront fini l’enregistrement de leur prochain opus. Plus de doute possible, les SUM 41 sont à nouveau dans la course, et ils sont remontés à bloc.


 

 


 

Setlist

Reason to Believe

Motivation

Over My Head (Better Off Dead)

The Hell Song

Skumfuk (avec Blood in My Eyes en intro)

Makes No Difference

With Me

Mr. Amsterdam

We’re All to Blame

Walking Disaster

Count Your Last Blessings

Pieces

Screaming Bloody Murder

Sick of Everyone

Welcome to Hell

For Whom the Bell Tolls / Enter Sandman / Master of Puppets

Still Waiting

In Too Deep

 

Underclass Hero

Fat Lip

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