Volbeat
Zenith de Paris, Paris
Volbeat : les Scandinaves en furie à Paris
Le Zénith de Paris était prêt à vibrer ce 2 novembre 2025 pour accueillir Volbeat dans le cadre de sa tournée européenne. Dès l’ouverture des portes, la salle résonnait de discussions excitées, de riffs imaginaires et de sourires impatients.
Le public, venu de toute la France et même de l’étranger, était parfaitement préparé à recevoir l’énergie brute et la virtuosité scénique qui caractérisent les Danois depuis plus de vingt ans.
Ce soir-là, Volbeat devait non seulement présenter ses classiques mais également offrir un aperçu de son dernier album God Of Angels Trust, mêlant metal, rockabilly et rock’n’roll dans une formule unique, reconnaissable entre toutes.
Avant l’arrivée de Volbeat sur scène, la tension monte avec la première partie assurée par Bush et Witch Fever, qui réussissent à chauffer le public sans jamais voler la vedette.

Les riffs acérés et les lignes de basse lourdes créent l’atmosphère idéale pour ce qui va suivre. Puis, lorsque les premières notes de « The Devil’s Bleeding Crown » retentissent, la fosse explose instantanément. Michael Poulsen, frontman charismatique, fait son entrée avec la décontraction et l’assurance d’un vétéran du rock. Guitare en main, regard assuré, il impose immédiatement son rythme et sa présence, tandis que le public scande chaque mot avec une énergie contagieuse.
Le groupe déploie une cohésion impressionnante : Rob Caggiano et Jon Larsen à la guitare et à la batterie assurent une puissance métronomique, Kaspar Boye Larsen à la basse complète le groove sans jamais se faire oublier.

Chaque riff, chaque coup de cymbale, chaque montée de tension est précis et calibré, mais jamais aseptisé. Le son est massif et clair, permettant de savourer chaque détail du mélange de metal et de rockabilly qui fait la signature du groupe.
La setlist alterne habilement les incontournables et les morceaux plus récents. Les classiques « Lola Montez », « Black Rose », « Still Counting » font bondir la salle et déclenchent une ferveur quasi instinctive. Les titres issus du dernier album, comme « Demonic Depression » ou « By a Monster’s Hand », trouvent naturellement leur place, confirmant que Volbeat reste capable de produire des hymnes immédiats et scéniques sans se répéter.
Chaque morceau est accompagné d’échanges complices avec le public : Poulsen plaisante en français, taquine la salle, crée une proximité qui donne à l’ensemble un côté interactif rare dans une grande salle comme le Zénith.
Au milieu du concert, un moment suspendu attire toute l’attention : une reprise réinterprétée avec intensité et émotion. Le public, surpris puis captivé, se laisse emporter avant que le groupe ne relance la machine avec « Seal the Deal » et « For Evigt ».

Chaque titre est une montée en puissance, un équilibre entre maîtrise technique et énergie brute, où la précision rythmique ne sacrifie jamais le plaisir immédiat de la musique. La dynamique scénique et l’alchimie entre les membres du groupe sont palpables et soutiennent le spectacle du début à la fin.
Le point culminant arrive avec le medley final, incluant « A Warrior’s Call / Pool of Booze, Booze, Booza », où le public chante à l’unisson et se transforme en véritable corps collectif. Le Zénith vibre sous les riffs, les percussions et les chœurs, et la performance atteint son apogée dans un chaos maîtrisé, signature de Volbeat.
L’énergie, la virtuosité et le charisme de Michael Poulsen entraînent la salle dans une communion totale, rappelant que le rock, quand il est joué avec autant de conviction, reste un art vivant et irrésistible.
Quand la dernière note retentit et que le rideau tombe, il n’y a ni longs rappels ni artifices superflus. La salle applaudit, enthousiaste, satisfaite et un peu essoufflée, consciente d’avoir assisté à une performance authentique et puissante.
Ce soir, Volbeat a rappelé pourquoi il est aujourd’hui l’un des groupes les plus captivants de la scène rock et metal européenne : riffs acérés, groove implacable, énergie scénique hors norme et communion totale avec le public.
En somme, le Zénith de Paris a tremblé, brûlé et vibré sous l’assaut des Danois. Une soirée où le rock a retrouvé sa vigueur et sa flamme, et où Volbeat a prouvé, une fois de plus, qu’il reste maître de son univers.




