
…AND OCEANS – As in Gardens, so in Tombs
Mathias Lillmåns – Vocals
Teemu Saari – Guitar
Pyry Hanski – Bass
Kauko Kuusisalo – Drums
Antti Simonen – Keyboards
…AND OCEANS avait tout à une certaine époque pour devenir un grand nom du Black Metal mais certains facteurs ont fait que le groupe n’a pas pu se révéler à un public un peu plus grand que l’underground. On peut ainsi resonger à cet arrêt d’activité en 2002 soit sept petites années après leur création. Et surtout peut-être évoquer une question de timing au niveau de leur date de création et de leur sortie du premier opus ? C’est à dire que ce dernier arrivait à un moment où le Black baissait quelque peu en termes de notoriété. Et on peut ajouter que le collectif a fait peu de concerts au final.
Alors en 2023 comment se porte le collectif ? Leur répertoire se veut une fois de plus bien mélodique dans l’âme et bien sûr symphonique car c’est un peu leur marque de fabrique quelque part. Et puis la brutalité est belle et bien au rendez-vous soyez en sûr. Et pour obtenir tous ces qualificatifs le mixage et le mastering ont été réalisés par Tore Stjerna au Necromorbus Studio. Alors du coup on obtient un opus bien sombre au demeurant. En outre la production est la plus grande différence entre « Cosmic World Mother » et « As in Gardens, So In Tombs« . On peut affirmer qu’elle se veut donc redoutable et possède l’avantage de ne se positionner ni vraiment old-school ni vraiment moderne.

En outre les années 90 sont clairement dans le viseur avec comme influence majeure et affirmée Emperor. D’ailleurs on songe aussi parfois à Dimmu Borgir, Limbonic Art ou encore Old Man’s Child. Une sorte d’équilibre est trouvée sur ce nouvel opus. Mathias Lillmåns le nouveau chanteur depuis le précédent longue durée a trouvé ses marques qu’on se le dise. Ses prouesses vocales sont excellentes.
Les changements de line-up ont donc du bon. Timo Kontio aux guitares nous délivre des riffs inspirés. L’artwork est d’Adrien Bousson. On peut parler d’une petite merveille au sujet de cette pochette. Elle mériterait de finir dans un cadre dans votre salon par exemple. « The collector and his construct » qui a fait l’objet d’une vidéo se veut mélodique. C’est une piste à écouter en priorité. « Within fire and crystal » sait mettre en valeur les claviers sans être envahissants. « Carried on lead wings » possède sa petite touche prog.
On finit en beauté avec « Ambivalent God« . Cette dernière nous démontre à quel point …AND OCEANS propose un répertoire classieux. C’est bien simple cet opus est exceptionnel du début jusqu’à la fin. C’est donc un vrai bijou de Black Metal symphonique. Les claviers savent toujours accompagner les riffs et jamais le contraire ne se produit contrairement à certains combos officiant dans le même style.
Les morceaux durent en moyenne quatre à cinq minutes ce qui a le mérite d’aller droit à l’essentiel. ‘Wine in water » possède une intro assez calme, douce puis ça démarre assez rapidement sur un mid-tempo bien senti. « Inverse magnification matrix » met en scène un orgue.
Avec ses cinquante minutes au compteur …AND OCEANS et son « As in gardens, so in tombs » pourrait bien marquer les esprits en ce début d’année. Il est de plus à noter que le groupe passera par Saint Germain En Laye lors du Cryptic Fest le 1er avril aux côtés d’Asagraum, Seth et Decline Of The I.
Ambivalent God

