
THE BUTCHER’S RODEO – Haine
Sortie le 26 novembre 2021
Vincent Peignart-Mancini – Chant
Julien Peignart-Mancini : Basse
Tristan Broggia : Batterie
Fabien Evanno : Guitare
Antoine Planchut : Guitare
Des blasts assassins et des rythmiques catchy
Deuxième opus des Parisiens de THE BUTCHER’S RODEO qui nous livrent ici un Haine des plus intime et en français dans le texte. Cinq ans après leur premier effort déjà redoutable Backstabbers, Haine signe un retour remarquable des furieux avec leur hobocore qu’ils distillent avec violence mais pas seulement.
Le français leur permet d’exprimer leurs émotions et de diffuser leur message plus intensément, plus clairement, rendant le méfait hautement impactant.
Après une intro prenante et magnifiée par la voix prenante de Vincent Peignart-Mancini, THE BUTCHER’S RODEO attaque sans pitié sur Crève, un titre massif et aussi efficace qu’un uppercut de Tyson. Il faut bien le reconnaitre, avec Haine on monte sur le ring, et ce n’est pas pour jouer les danseuses.
Faisant suite à ce délicat Crève, on enchaine par Je Vous Hais Tous, qui laisse (contrairement à ce que laisse présager le titre) passer la lumière malgré tout. On y retrouve ce côté « dissonant » des guitares, véritable marque de fabrique, les blasts assassins et ces rythmiques catchy. Les passages plus posés du chant de Vincent sont juste superbes, entre les parties hurlées (qui ne sont pas moins magnifiques ).

A fleur de peau et vindicatif.
L’opus transpire la rage. Il est résolument punk/hardcore dans sa démarche. En parfaite adéquation avec notre époque qui donne plus envie de hurler que de se câliner.
Les textes sont du même acabit que la musique. Entre violence et quête de réponses, ils sont souvent acides et sombres.
Entre ombre et lumière, la sensibilité est finalement omniprésente sous cette couche de rage, à l’image d’un titre comme Morte ou encore Pater Autem et leurs passages aériens. Même topo avec Haine, le titre éponyme de l’opus ou encore Lâche sur lesquels explose la qualité des musiciens prompts à distiller un jeu aussi bien technique que bourré de feeling.
C’est bien là un des nombreux points forts de THE BUTCHER’S RODEO : être capable de marier les genres sans s’enfermer dans un truc indigeste et mal fini.
Impossible de rester indiffèrent à Haine, un album qui s’apprivoise et qui ne vous laisse pas de répit. Et c’est tant mieux. A fleur de peau et vindicatif, cet opus ne vous laissera pas indemne. Rarement un groupe n’aura aussi bien porté son nom. Bravo !

