Ayron Jones @ New Morning
Paris – Lundi 29 novembre 2021

Afin de boucler en beauté la période automnale, il était absolument impossible pour moi de rater ce lundi soir de novembre le premier concert d’Ayron Jones hors de son pays d’origine au New Morning. Ayant découvert l’artiste par pur hasard exactement un an auparavant sur les réseaux sociaux avec son clip vidéo « Take Me Away » qui totalise maintenant plus d’1,4 millions de vues sur Youtube.
Si ce nom vous est encore inconnu, inutile de préciser qu’il s’agit véritablement d’un ovni venu du Nord Ouest des Etats-Unis. Il nait en 1986 dans les entrailles de Seattle. L’endroit idéal puisque des artistes pionniers ont émergés de cette scène avec des groupes tels que Nirvana, Pearl Jam ou encore Rage Against The Machine.

Un show unique en France
L’américain a officié auparavant dans un trio nommé « Ayron Jones And The Way » mais cette fois ci, il décide de se lancer sous son propre nom. Il signe son premier album solo chez Big Machine/John Varvatos Records afin d’enregistrer un disque déjà bien construit et de qualité époustouflante.
« Child of the State » exprime pleinement l’ambiance de ce show unique en France. C’est un enfant de Seattle nous délivrant ses combats politiques, son engagement sans jamais masquer les moments difficiles de sa vie. Et c’est tout à son honneur puisqu’il à lui même trouver sa propre voie en compagnie de ses
acolytes. Lui et ses musiciens ayant déjà une certaine notoriété et cela va sans dire car ils ont tout de même assurés l’ouverture de certains concerts du fameux groupe Guns n Roses.

Un tonnerre sourd d’applaudissements
On peut saluer l’énergie écrasante du quatuor s’engageant avec des compositions ainsi que des titres accrocheurs. Les mélodies efficaces avec la puissance du chant d’Ayron osent nous rappeler facilement la similitude avec un Lenny Kravitz tant au niveau de la prestance et du charisme que l’immense talent. Les influences de passages instrumentales nous replongent dans les univers de Jimi Hendrix, Stevie Ray Vaughan ou encore pour les plus anciens, Cream. Nous pouvons ressentir au plus profond de nos entrailles l’amour réel de la musique que nous transmet l’artiste et ses comparses en pleine figure ce qui semble assez déstabilisant quand nous faisons le lien avec sa propre histoire personnelle.
La soirée est clôturé par un dernier salut. De chaudes larmes glissent sur les joues d’Ayron Jones et ses musiciens. Une harmonie s’exprime à travers leurs accolades chaleureuses sous un tonnerre sourd d’applaudissements avant d’entamer une magnifique reprise du classique « Purple Rain » de Prince. Ce concert restera gravé en mémoire pour le public français puisqu’ils offrent au groupe l’honneur d’un standing ovation. Félicitations Ayron Jones !
































