ALCEST – SVALBARD – DOODSESKADER
Olympia Paris – Vendredi 6 décembre 2024
La première pour ALCEST, cette date à l’Olympia sera à la hauteur du prestige de la salle. Ce soir c’est une affiche des plus surprenante quant à sa composition, et qui aura aussi le mérite de faire découvrir deux groupes radicalement différents aux fans d’ALCEST venus massivement.
DOODSESKADER
C’est donc un Olympia complet qui accueille la première partie avec l’ovni DOODSESKADER, duo belge distillant un Sludge atypique et perfusé au Post Hardcore.
En fait, il est impossible de décrire si simplement le concept DOODSESKADER tant il est complexe.
Composé de Tim De Gieter (Basse / Chant – Amenra, Every Stranger Looks Like You) et Sigfried Burroughs (Batterie – The K), le duo délivre une musique dure aux paysages sonores sombres et tristes. Tim De Gieter remerciera chaleureusement ALCEST d’avoir pris le risque de les embarquer avec eux.
DOODSESKADER plonge le public dans une expérience sonore massive, presque primale, comme une forme d’extériorisation d’une rage profondément enfouie. Ils mettent en musique des émotions fortes, la noirceur de quotidien et d’endroits de vie pas roses.
Si tout le monde n’a pas vraiment compris le concept, l’ensemble du public n’en reste pas moins attentif. Et c’est sous les applaudissements qu’ils quitteront la scène. Bravo.
SVALBARD
C’est au tour des Anglais de SVALBARD d’entrer en scène, et on peut dire que le son n’est pas à la hauteur du premier groupe.
Clairement mal balancé, l’expérience sonore ne sera pas au rendez-vous ce soir pour eux. J’ai même la sale impression que la chanteuse ne chante pas juste. Bien que visuellement la prestation soit bonne, musicalement c’est un peu à la peine.
On est plutôt loin de leur prestation en mars 2023 dans la même salle en ouverture de CULT OF LUNA.
Bref, ce ne sera pas vraiment un souvenir impérissable malgré une belle volonté de bien faire.
ALCEST
Ah ALCEST ! Quel plaisir j’ai de les voir enfin dans une salle calibrée pour permettre d’apprécier parfaitement leur musique.
C’est une première en salle pour moi. Après une première avec le groupe en 2014 au Hellfest et en 2015 au Motocultor, j’avoue que je n’avais pas apprécié ces expériences à leurs justes valeurs. L’Olympia est l’écrin idéal pour Alcest et sa musique céleste.
Le décor reprend le thème de leur dernier album Les Chants De L’Aurore, et d’entrée de jeu le public entre en vibration avec le groupe. Les musiciens sont à leur place et n’en bougeront que très peu, avec Winterhalter à la batterie et le bassiste (Indria?) en arrière-plan sur une estrade et Neige et Pierre en avant de la scène.
Le son est vraiment excellent. ALCEST plonge son auditoire dans un concert immersif au possible avec des lumières somptueuses et intimistes.
Neige ne cachera pas son contentement (si si c’est possible), en exprimant par de brefs mots sa joie d’être là ce soir.
Chaque titre appelle à la sérénité et est acclamé par la salle. Les parties post black sont des exutoires.
Délicatesse, puissance, l’univers d’Alcest est riche et salvateur avec quelque chose de divin ici.
Des mots de remerciement fuseront avant de jouer souvenir de l’autre monde issu du 1er album.
Avec Oiseau de Proie, les cris déchirants de Neige percent l’harmonie distillée ici en autant de coups de couteaux qui nous ramènent à la réalité.
C’est le moment du rappel, on se quitte sur Autre Temps et l’Adieu, titre de circonstance. C’est un final sublime que nous offre ALCEST pour clore cette date mémorable.


























































































2 commentaires
Pour avoir partagé l’expérience de cette soirée mémorable, je rejoins complètement le propos général (notamment sur Svalbard, quel dommage car les ingrédients étaient là pour un set tripant).
Juste Winterhalter, c’est le batteur, c’était Pierre sur le devant de la scène.
Oups, la boulette 🙂
Merci on corrige.