Among The Living
Interview

Entretien avec DOG, cogneur historique d’ADX

Nous nous sommes entretenus avec Didier « DOG » Bouchard, frappeur historique et émérite d’ADX
Il nous parle de leur dernier album Etranges Visions, revisite en français de Weird Visions sorti en 1990.

Alors avant tout, comment avez-vous vécu la période COVID ?

  • Bah grosse merde sur le plan musical. On a sorti l’album Bestial et on a fait 4 concerts puis on a dû tout ranger. Donc il n’a pas marché comme on aurait voulu. C’était super compliqué pour tout le monde.

Quelle est l’origine d’Etranges Visions ? Vous l’aviez sorti en 1990 en anglais mais vous aviez prévu de le sortir également en français. Du coup tout était prêt ?

  • Alors en fait c’est le grand patron de la maison de production Noise qui s’est carrément déplacé de Berlin pour venir nous voir et produire un de nos albums mais il voulait que l’on chante en anglais. On a négocié pour du coup avoir quand même 2 versions, une anglaise et une française. On a fait la première puis la 2ème est restée aux oubliettes… On avait donc la version française sous le coude, mais bon… C’était Noise records, On promet mais on ne fait pas. 

Alors dans votre discographie, cet album en anglais est-il une « erreur » ou au contraire une stratégie ?

  • Je ne pense pas que ça ait été une erreur car c’était après l’album Suprématie qui avait très bien marché et du coup on a pensé que c’était peut-être dans la logique des choses de chanter en anglais pour l’étranger. Mais en sortant l’album en français également pour notre public ici. Mais Noise n’a pas tenu ses engagements et on a surement perdu de nos fans à cause de cela. Ça nous a cassé le moral.

Pourquoi cette décision de sortir Etranges Visions si rapidement après Bestial qui n’a pas eu la chance de pouvoir faire ses preuves ?

  • Initialement on voulait recomposer et « profiter » du confinement pour le faire mais comme on nous réclamait régulièrement Weird Visions en français on a décidé de le sortir mais en le remettant au goût du jour, notamment au niveau des paroles, car il y a eu 30 ans entre la version anglaise et la française. On a fait 4 mois de studio comme de toute façon on ne pouvait pas tourner, on avait le temps !

Que vous a apporté Francis Caste au studio, car vous travaillez ensemble depuis longtemps ?

  • Il nous a demandé ce qu’on voulait. Et nous c’était surtout respecter l’âme de cet album. Du coup il nous a proposé plein de sons. Il sait nous écouter et il a sa patte et beaucoup d’expérience. Il a su nous proposer de l’actuel tout en gardant également du 90’.

ADX


Concernant le line-up actuel, vous n’êtes plus que 2 de la formation d’origine avec Phil. Que vous apporte le « sang neuf » ?

  • Au niveau des textes je compose beaucoup avec Phil. Et avec Julien aussi, le bassiste. Ça fait du bien de bosser avec des jeunes. Musicalement c’est au top, et on a des putains de grateux. 

Comment expliques-tu le revival d’anciens groupes depuis quelque temps ?

  • En fait tu reviens toujours aux bases, surtout au Heavy. Il y a des modes mais les anciens groupes restent toujours très présents.

Aujourd’hui ADX a plus de 30 ans, avec des hauts et des bas. As-tu toujours cru en votre groupe ?

  • Moi j’y ai toujours cru ! Surtout que je suis à la base de l’histoire. Tu avances malgré les soucis et les changements de line-up. On veut juste prendre du plaisir, faire notre musique, ce que l’on aime, pas ce qui est à la mode. Je sais qu’on vieillit mais pour le moment tout va bien alors on continue avant de devoir laisser la place aux jeunes.

Est-ce que ça a été un défi pour Phil de chanter en anglais ?

  • Oui il a dû faire beaucoup de phonétique car en effet notre langue musicale c’est le français. Mais du coup il a vraiment pris de plaisir à refaire l’album en français, avec une voix un peu plus thrash et moins d’aigus. Et on n’a pas traduit le morceau Kill The King car c’était une reprise et que l’on voulait un album tout en français. Et il y avait aussi une question de droits sur le morceau.


Concernant le line-up, c’est une agréable surprise de revoir Deuch (Frédéric). Vous avez toujours gardé le contact ?

  • Deuch vit à Nîmes donc on se voit peu mais oui on a toujours gardé le contact. Et sur cet album on l’a invité et il a dit oui. Il n’a pas changé et ça s’est super bien passé. On avait proposé à Betov aussi mais il n’a pas eu le courage de s’y recoller. Il continue dans la musique mais il a un peu lâché le métal, il fait parti de la famille quoi. 

Comment allez-vous faire vos setlist ?

  • Alors on n’oubliera pas Bestial, on ne jouera pas de morceaux en anglais, et bien entendu il y aura nos anciens morceaux et ce dernier album Etranges Visions.

Et dans les endroits on l’on n’a jamais joué on aura notre setlist classique mais là où l’on a déjà joué on évitera de rejouer les mêmes morceaux et redonner un petit coup de jeune à notre setlist.

Prochains concerts de prévus ?

  • On a 4 ou 5 dates de prévues. Et on va se brancher avec un tourneur pour nous aider à trouver des salles.

On espère que ce dernier album cartonnera car on a vraiment mis nos trippes dedans et on a bossé ! On ne veut tomber dans les oubliettes (rires) mais pour le moment les retours sont positifs et le terme qui résume est « puissant ».


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