Among The Living
Interview

Interview de Hváll, bassiste de Vreid

Entretien avec Hváll, bassiste de Vreid, à l’occasion de leur passage au HELLFEST Open Air 2022

Photos Thomas Orlanth

Le bassiste géant de Vreid est assis tranquillement à une table sous le soleil loin des salles d’interview pour cause de chaleur excessive. Le viking n’est pas peu fière de nous parler de leur présence en tête d’affiche au Hellfest et de l’histoire des musiciens au travers de de l’album 1184 de Windir qu’ils vont interpréter le soir même.


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Lionel/Born666 : Pourquoi avez-vous décidé à nouveau de rejouer du Windir et l’album 1184 en particulier ?

Hváll : On a décidé il y a quelques années que nous voulions faire quelque chose de spécial pour célébrer les 20 ans de l’album.

Mais nous ne savions pas comment on voulait le faire pour rendre un bel hommage.  Alors pourquoi ne pas simplement jouer l’album en entier. Après quelques recherches on s’est dit qu’on allait le jouer en Norvège et à l’étranger. Alors on l’a on l’a joué en Norvège au Karmøygeddon et où le faire à l’étranger ? On a pensé au Hellfest car c’est l’un des meilleurs endroits pour faire quelque chose comme ça.

Je m’en souviens que vous l’avez déjà fait il y a quelques années au Hellfest en 2014. Mais pas pour un album en particulier…

Oui, la dernière fois que nous l’avons fait c’était l’anniversaire du moment. C’était pour fêter nos 20 ans de carrière. Les 20 ans de nos débuts quand on a commencé à jouer ensemble. On avait joué des titres de Vreid, de Windir et de Ulcus. On s’était concentré sur les albums où nous étions tous présents.

Est-ce difficile de rejouer ses anciens morceaux en 2022 ?

Oh oui, c’est parce que certaines chansons n’ont jamais été jouées en live auparavant. On a dû se réunir, en discuter et retrouver ce qu’on faisait sur tel ou tel morceau. On a fait de nombreuses répétitions.

Tu sais hier on a joué au Copenhell avec une setlist dédié à Vreid et aujourd’hui ce sera du Windir, donc c’est bien de pouvoir alterner et de jouer nos titres. C’est un bon équilibre.

C’est bien ! Comme ça vous restez jeune…vous avez toujours 20 ans…

(Rire) oui on reste dans l’esprit…


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Pendant le festival as-tu le temps d’aller voir d’autres groupes parce qu’il y a beaucoup de norvégien aujourd’hui ?

Je me détends aujourd’hui parce que nous avons joué hier à Copenhagen au Danemark. Nous venons d’arriver il y a une demi-heure aujourd’hui. J’espère que nous aurons le temps de regarder quelques chansons pendant le show de Deep Purple et de Ghost. Puis je serai heureux de repartir le matin avec de bons souvenirs plein les yeux.

Pour ce soir allez-vous respecter le tracklist de 1181 dans l’ordre ?

Non, non on va jouer l’album en entier avec une reprise juste au milieu (ndlr : Paint It Black des Rolling Stones).

Et du côté de Vreid, vous travaillez actuellement sur de nouveaux titres pour un nouvel album ?

Oh oui, je travaille sur de nouvelles idées mais on est encore loin de la sortie de l’album. On est encore proche de notre album Wild North West qui est sorti l’année dernière. Mais avant vraiment de s’atteler on a encore une tournée à faire, encore des dates en Norvège et des festivals. On a donc encore beaucoup de chose à faire avant de travailler sur un nouvel album.

Avez-vous déjà une idée de comment sonnera l’album ?

Non franchement je n’ai aucune idée, seulement des riffs…

Il va sonner assez funk ?

Oui ce serait bien (rire). Ça sonnerait différemment…mais pas du rap je peux te l’assure…

Qu’avez-vous préparé de spécial pour la prestation de ce soir ?

Ce soir ça va être une très grosse production, peut-être la plus grosse auquel on ait participé.

On l’a testé au Karmøygeddon et on l’a fait aussi sur d’autres dates. On a de la pyrotechnie, une belle scène avec des backdrops, des lights, des fumigènes. Je pense que ça va être le show doté de la plus grosse production que l’on ait fait de notre carrière.

Êtes-vous fier de clôturer la journée du Hellfest sous la Temple ?

C’est fantastique ! Oui, c’est un honneur d’être tête d’affiche sur cette scène. Surtout quand on voit tous les grands groupes qui sont passés.

Tu sais dans ces moments-là on est un peu comme des enfants. On est émerveillé de voir notre logo en haut de l’affiche. C’est comme un rêve qui devient réalité et de pouvoir rejouer devant plein de personnes dans le festival le plus grand du monde. On est excité. On ne fait pas des shows comme celui-là tous les jours. Tu sais parfois on peut jouer dans un club devant 100 personnes et là, ce soir on va jouer devant des milliers de personnes.

As-tu du stress avant de monter sur scène ?

Non pas vraiment … C’est du stress mais du bon stress.

Oh tu sais ça fait 30 ans qu’on joue ensemble on aime l’atmosphère l’ambiance non on n’est pas stressé, on a confiance dans la production. On a fait beaucoup de répétitions pour en arriver là. On n’a pas de stress, que de la joie et du bonheur de jouer sur scène.


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Vous qui avez joué au Hellfest et dans tous les gros festivals européens est-ce que vous voyez une différence entre les français et les autres fans européens ?

En France les gens sont plus intenses dans les clubs il y a une grosse ambiance les gens sont un peu fou…

Tu dis ça parce que je suis français ?

Ah ah ah peut-être…

Penses-tu toujours à la vallée de Sogndal où Valfar (chanteur de Windir décédé en 2004) et ton père y ont disparu ?

Oh tu sais maintenant j’ai 45 ans et tu gardes toujours ceux que tu as perdu avec toi. Tu vas de l’avant et tu vas de mieux en mieux. Après cela j’ai perdu aussi des proches de ma famille. Tu penses toujours à ceux que tu as perdu. Je me sens de mieux en mieux. Tu passes de l’innocence à l’âge adulte.

Maintenant je suis fier de tout ce qu’il s’est passé. J’ai beaucoup appris sur moi-même. Cela fait partie du passé, maintenant je regarde devant moi…

Un dernier mot ?

On sera de retour pour une tournée américaine et européenne fin 2022 et courant 2023, mais avant tout j’aime jouer sur les festivals d’été.

 

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