LES TAMBOURS DU BRONX : Entretien avec Dom.
Les Tambours du Bronx viennent de sortir un EP « The Wild Pack » constitué d’inédits de leur dernier album « Evilution ». L’occasion de s’entretenir avec Dom le toujours aussi sympathique percussionniste des Tambours.
Cet EP est dans la continuité de votre dernier album « Evilution », il me semble ?
Totalement. Ce sont des inédits que nous n’avions pas mis sur l’album par manque de place. On savait au moment de « Evilution » que l’on ferait un EP derrière cela. On aurait aussi pu faire deux albums courts mais un album et un EP c’est bien.
On trouve sur l’EP « Jungle Jazz » un titre que vous jouez sur scène depuis longtemps.
C’est en effet un vieux morceau des Tambours. On le jouait dans nos shows metal où il offrait une respiration durant le concert. On l’avait mis sur la face B du vinyle de « Evilution ».
Le visuel est également dans la continuité de celui de l’album.
C’est bien sûr aussi voulu. On avait déjà les deux visuels au moment de l’album. Les hyènes de « The Wild Pack » affrontent ainsi les rhinocéros d’Evilution.
C’est important pour les Tambours de sortir des disques, bien sûr, mais j’ai l’impression que vous êtes surtout un groupe de live ?
On tourne beaucoup. On est un groupe de concerts effectivement. Et puis vu que chez les Tambours il y a et le show metal et le show classique, ça fait effectivement beaucoup de concerts.
On aime faire des disques mais nous n’avons jamais été de gros vendeurs. Plein de gens achètent au merch pour avoir comme un souvenir du concert.
Aujourd’hui il y a plus de shows metal que de shows classique ?
Dans les années 90 il y avait beaucoup de shows classiques. Ils n’ont jamais cessé d’exister. Puis on ne l’a pas joué durant un moment et beaucoup de gens le découvrent aujourd’hui.
Le show classique est très différent du show metal. Franky (Constanza ndlr) joue aussi sur le show classique. C’est le seul lien avec celui metal.
Vous n’avez sorti le EP qu’en stream. Il y en aura des versions physique ?
Nous pensons faire un vinyl limité pour le merch. Les gens achètent souvent sur notre boutique en ligne. Il y sera si on le sort.
Toi tu joues dans la version classique et dans celle metal des Tambours. Tu as toujours été branché metal ?
Toujours. On avait déjà essayé les guitares dans les 90’s avec les Tambours mais c’est vraiment la rencontre avec Sepultura qui a été l’élément déterminant pour les shows metal.
Jouer avec eux à Rock in Rio cela avait été magique. Nous n’avions jamais ressenti une telle pression avant un concert.
Tu joues avec un groupe dont tu es fan chez eux à Rio dans un festival énorme. On aurait aimé faire plus de shows avec eux.
C’était compliqué à mettre en place du coup on a gardé la formule et on s’est lancé. On a trouvé facilement les gens pour nous accompagner dans ce projet et le show s’est rodé de lui-même.

Comment fonctionne le show metal ?
Comme celui d’un groupe metal. On a un public metal, on travaille comme un groupe metal. Le public metal vient de plus en plus souvent à nos shows classique. Notre public est plutôt âgé. Aux shows metal c’est plus jeune. Il y a aussi un public des shows classique qui découvrent ceux metal. Les shows classique sont basés sur la percu. Franky utilise une batterie électrique lors de ses shows.
Et les gens de la scène metal qui vous ont rejoint, Reuno, Stef Buriez, Franky Costanza sont devenus proches de vous ?
« Ce sont devenus des potes. Ca a matché humainement. En même temps quand tu es à 20 sur la route ca a intérêt à matcher sinon c’est compliqué. »
Vous avez joué récemment à l’Olympia en première partie de Sidilarsen. C’était comment ?
Génial. Le set était court : 40 minutes. L’Olympia est une très belle salle. On jouait en second. Ne pas être tête d’affiche t’enlève beaucoup de pression. C’était un très beau concert. Je ne m’imaginais pas l’Olympia aussi grand.


