Among The Living
Live Report

AMENRA Acoustic @ La Cigale Paris

AMENRA Acoustic

La Cigale
Le 18 Septembre 2021


Après cinq cent soixante-quatre jours (ça claque en lettres) de disette, soit, plus d’un an et demi pour ceux qui sont mauvais en calcul, sans un concert depuis cette énorme soirée du 3 mars 2020 à La Machine qui malheureusement sonnait le glas des concerts pour notre part, à savoir Victorien, Vincent et moi-même.

Donc, afin de bien se préparer à cette soirée, on décide de partir de notre campagne pas trop tard, genre 15h. Comme ça, on peut profiter de la fin d’après-midi pour aller trainer nos guêtres chez un disquaire, puis en terrasse d’un trocson, faut bien s’hydrater, tout ça en mode « alternant du masque » … Puis, on décide de descendre jusque à la salle, on retrouve Krys (DALP) et Chris (pote) et nous sommes rejoints par Chris (NATURE MORTE) et Steph (Boss) d’Among The Living…Ben ouais retour aux affaires sous surveillance du patron, qui nous paiera une mousse une fois entrés à l’intérieur, encore merci Chef !

Un petit tour au merch, histoire de voir ce qu’il y a d’intéressant puis on s’installe à peu près tous ensemble, concert acoustique, donc concert assis. Je suis assis à côté de Victorien, qui va lui aussi vous décrire son ressenti, quelle chance de chroniqueur et un photographe, quand Among the Living met les moyens…


Place à AMENRA.


Tout d’abord, le point de vue de Victorien :

Après 18 mois d’abstinence qui m’auront paru durer une éternité, le samedi 18 Septembre était l’occasion de revenir enfin dans une salle de concert et tout ce qui va avec. Et quelle occasion! AMENRA en formation acoustique, en compagnie des amis, tous les ingrédients sont réunis pour vivre une soirée intense.

En effet, il est toujours question d’intensité avec AMENRA, groupe que j’ai pu suivre en live depuis 2007 et voir évoluer au grès des années, des sorties de leurs albums studios et autres projets.

C’est donc dans l’ambiance feutrée de la cigale, que le groupe s’installe, dans un silence quasi religieux, pour entamer son set.

Ma première surprise se nomme « retenue » car en entamant le concert avec « Aorte nous sommes du même sang » sa version originale me reviens immédiatement en tête tout comme l’envie de bouger la nuque et de redécouvrir cette délicieuse douleur aux cervicales que nous avons tous et toutes eu les lendemains de concert (même effet pour « Razoreater« 



Un moment de grâce. 

Mais cette retenue est aussi la grande force de ces versions acoustiques. Elle pousse l’auditeur à se livrer davantage à la musique, à laisser les notes envahir notre être, à redécouvrir des titres que l’on pensait connaître depuis longtemps. Puis au fil du concert la retenue laisse place à un ressenti nouveau, à une fragilité encore plus présente dans la musique de AMENRA. Quand les premières notes de « Plus près de toi » raisonnent dans l’enceinte de la cigale, mon corps tout entier se fige, je retiens mon souffle de peur de ne pas profiter pleinement du morceau qui reste le meilleur morceau (à mes yeux) de Mass VI. Ses paroles en français sont transcendées dans cette adaptation acoustique, quel moment de grâce.

Et que dire de la reprise de PORTISHEAD « Roads« , sublime, réussir à retranscrire l’émotion que porte ce titre sans en faire une simple copie est l’œuvre de musiciens qui maîtrisent leur sujet. Et ça, mesdames et messieurs c’est beau.

Le concert nous enlise dans une tristesse de plus en plus intense et palpable au fil des titres. Une tristesse qui même si elle durera toujours, ne doit pas nous faire une publier une chose, AMENRA est là pour nous aider à la porter et nous en libérer.



Puis mon point de vue :

21h00 le silence s’installe, le groupe fait de même et les premières notes d’Aorte. Nous sommes du même sang emplissent la salle. L’atmosphère s’alourdie d’un seul coup. Les morceaux s’enchainent tranquillement, dans un silence religieux entre chaque titre. La. Jusqu’à présent, les titres sont semblables à ceux de leur prestation fin 2019 à l’Eglise Sainte Merry.

Un rendu absolument fantastique.

L’ensemble de la setlist est judicieusement choisie. Dans un ordre parfait et déroule un tapis de réflexions sur beaucoup de choses dont soi-même ou plutôt moi-même. En effet, la perte récente d’une présence dont je n’accepte toujours pas l’absence affecte mon ressenti des morceaux en particulier Plus Pres de Toi. Les émotions se bousculent, sans pour autant me tirer les larmes, mais me portent plutôt dans un état absent. Comme une sorte de méditation qui ne me lâchera pas jusqu’à la fin.

Les trois reprises jouées ont un rendu absolument fantastique, en particulier celle de PORTISHEAD précédée par deux titres tirés de l’EP Afterlife et enchainée à Voor Immer tirée de De Doorn, le dernier album.



Les visuels derrières la scène et les lights sont absolument extraordinaires et envoutants. La présence de Femke de Beleyr apporte un réel plus, grâce au violon présent tout au long des titres et encore plus par son chant se jumelant à celui de Colin sur To Go On.: And Live With. Out et The Longest Night. Ce dernier qui, je trouve a beaucoup progressé en chant clair et qui m’indiquera que c’est Maarten Kinet qui est à la basse ce soir et qui la tenait aussi sur Mass III et IIII.

Puis, dès que j’entends les premières notes de Deemoed (version écourtée et instrumentale de Buiten Datum), je sais que c’est la fin qui s’annonce, les frissons m’envahissent une dernière fois, les membres quittent la scène un à un laissant planer cette douce mélodie et me ramenant sur terre pour applaudir devant l’écran où il y a ces mots :

LA TRISTESSE DURERA TOUJOURS

On retournera au merchandising, histoire de vraiment être sûr de ne rien prendre et surtout retrouver les trois Chris, histoire de faire une photo souvenir, raconter des conneries avant de reprendre le tube, récupérer la voiture et rentrer dans notre campagne, heureux.


SETLIST AMENRA

Aorte. nous sommes du même sang
Diaken
Razoreater
Plus près de toi
Song to the Siren (This Mortal Coil cover)
The Dying of Light
Wear My Crown
Roads (Portishead cover)
Voor immer
Kathleen (Townes Van Zandt cover)
De evenmens
A Solitary Reign
To Go On.: And Live With. Out
The Longest Night
Deemoed

 

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