Among The Living
Live Report

AVATAR – ALIEN WEAPONRY – WITCH CLUB SATAN @Paris

AVATARALIEN WEAPONRYWITCH CLUB SATAN

Paris le Zenith – Samedi 7 mars 2026


avatar


Witch Club Satan : la claque inattendue

La soirée s’ouvre sur une étrange déferlante : Witch Club Satan débarque avec un set volontairement chaotique, presque ritualiste, où le black métal s’entortille autour d’une rythmique qui fleure bon le Black Sabbath.
J’ai découvert les Norvégiennes au Hellfest 2025 sous la Temple, et l’effet a été immédiat. Ce soir le Zenith se laissera envoûter de la même façon, insidieusement et sans résistance.

Le choc est tout d’abord visuel avec des tenues provocantes, à l’esthétique brute, sorties tout droit d’un temple satanique en plein rite, ce qui interpelle la salle. Puis l’initiation prend.

Le public se laisse happer par l’intention, par la cohérence derrière l’absurde. Et soudain, tout fonctionne.
Au-delà de l’apparence, les Norvégiennes délivrent des messages forts et engagés, ancrés dans un féminisme combattant, une lutte écologique et anti-guerre.

Leur approche musicale est définitivement brute et occulte, puisant dans des influences Black Métal primales.
Une entrée en matière déroutante, mais finalement terriblement efficace.



Alien Weaponry : le rouleau compresseur maîtrisé

Pas le temps de souffler : Alien Weaponry prend la scène d’assaut avec l’assurance d’un groupe qui n’a plus rien à prouver.
Le trio déroule son set, net, précis, implacable. Le batteur assure aussi le chant — un exploit qui contribue à cette impression de machine parfaitement calibrée. Le son tranche, sec et massif, sans fioriture.
On se retrouve emporté dans un set dense, compact, mené tambour battant. Une démonstration de force sans bavure.
Musicalement c’est tout ce que j’aime. Un trio carré déroulant une setlist courte mais malgré tout aussi efficace que catchy.
Le final sur Kai Tangata signera une sortie en beauté du trio Australien, mais surtout un goût de trop peu.



Avatar : quand le Métal devient théâtre

Puis Avatar arrive, et tout bascule dans une autre dimension. Dès l’entrée — batterie scindée en deux, ambiance opératique — on comprend que la soirée change d’échelle.

Un incident technique après le deuxième morceau coupe brièvement l’élan, salle rallumée, respirations suspendues.

Mais lorsque le groupe repart, c’est pour mieux balayer toute hésitation : un set immersif, millimétré, parfaitement rodé.
Ce soir le concert sera filmé dans son intégralité, présageant une sortie live/vidéo immanquable pour les fans des Suédois.
Johannes Eckerström est un leader charismatique et soutenu par un groupe dont la résilience leur a permis d’accoucher de 11 albums et de couvrir des salles conséquentes, taillées pour leurs shows. AVATAR a enfin trouvé sa place et c’est amplement mérité.
La setlist est un sans-faute qui cueille un public déjà conquis. Elle sera à la hauteur de la soirée, parfaitement équilibrée et faisant la part belle au dernier opus Don’t go to the Forest, salué par la presse dans son ensemble.

Les lights sculptent l’espace, les musiciens jouent ensemble comme un seul organisme, et les slams se succèdent comme une marée euphorique.
Entre deux explosions visuelles, Avatar s’offre même un moment de grâce : Howling at the Waves, joué au piano, délicat, presque fragile, comme une respiration dans le tumulte. Johannes Eckerström y est impérial.

Le spectacle reprend ses droits, variant les plaisirs sur quasiment 2 heures de show. Changements de costumes, retour théâtral du “roi”, pyrotechnie omniprésente… Avatar ne joue pas un concert ; Avatarmet en scène un monde.
Un monde qui, une fois sorti de la salle, semble se prolonger dans la brume épaisse enveloppant Paris, comme si le show rejetait encore quelques volutes dans la nuit.

Le final et rappel sur ce triptyque fabuleux Don’t Go in the Forest, Smells Like a Freakshow et Hail the Apocalypse viendront terminer en beauté un concert qui marquera durablement les heureux fans présents ce soir. Bravo !


Setlist
Captain Goat
Silence in the Age of Apes
The Eagle Has Landed
In the Airwaves
Bloody Angel
Death and Glitz
Blod
The Dirt I’m Buried In
Colossus
Torn Apart
Howling at the Waves
Legend of the King
Let It Burn
Tonight We Must Be Warriors

 

Encore:

Don’t Go in the Forest
Smells Like a Freakshow
Hail the Apocalypse

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