BLACKRAIN + KISSIN’ DYNAMITE 
Petit Bain Paris
Jeudi 17 Octobre 2019


BlackRain et Kissin’ Dynamite : du hard FM sans peur et sans reproche

Le Petit Bain s’anime le long des canaux parisiens, valorisant plus que jamais les fantasmes d’un revival eighties. 100% made in France, les annéciens de BlackRain entament les festivités comme ils savent si bien le faire. La joyeuse troupe de savoyards a pris de la bouteille depuis ses débuts, alors marqués par un show metal hors des sentiers battus lors de l’édition 2012 d’Incroyable Talent. En parlant de show, les gaillards n’ont plus rien à apprendre. Fort d’une fanbase bien ancrée, BlackRain ne s’envisage plus comme simple première partie ! 

Aussi apprêtés que couillus, les rockeurs jouent les coqs – et ça fonctionne ! Plus maquillé que Nikki Sixx, le frontman Swan Hellion adopte un “look that kills” surprenant de charisme. Habitant la scène avec ses boys, le bougre n’est pas prêt de se faire déloger de sitôt… Entre Wild Wild Wild et Innocent Rosie, la setlist de choix dévoile de bons refrains conçus pour être scandés, comme sait le faire le glam de qualité. Il faut dire que BlackRain trace sa route avec un 6ème album bien catchy, Dying Breed, dernier opus prometteur aussi entraînant que l’étaient ses prédécesseurs. 

 

“Adulez-nous ou soyez damnés”, semble exprimer l’ardeur du chanteur à la suffisance digne d’un jeune Axl Rose, aussi ostentatoire qu’impertinent. Quand Steel Panther amuse par son second degré, BlackRain irrite – trop flamboyant pour ses détracteurs. Une énième redite des années quatre-vingt revues et corrigées ? Admettons. Une arrogance parfois palpable ? Assurément. Un talent bien supérieur à la majorité de la scène hard rock de l’hexagone ? Sans nul doute… Rebelle à l’image de ses influences heavy, BlackRain ne donne pas envie de passer à autre chose. Quitte à voler la vedette à la tête d’affiche, les allemands de Kissin’ Dynamite




Dès son entrée sur les planches du Petit Bain, Kissin’ Dynamite amorce un live dans l’air du temps aux accents teenage. La formation heavy germanique s’ancre dans un rock façon hymne de stade depuis plus d’une décennie, mélodique avant tout. Plus moderne que BlackRain, le son de Kissin’ Dynamite affirme la jonction des codes eighties avec un univers contemporain, post-années 2000.

 

Johannes Braun, frontman à la crinière de Vince Neil et chemise de jeune premier, semble vouloir transmettre son énergie à un public réceptif. Les gaillards n’ont pas trente ans et offrent une surprise concluante, chansons entêtantes entre hard FM et power metal en prime. Après une entrée fracassante en grande pompe sur I’ve Got The Fire, titre phare de la formation, les – bons – tubes se succèdent les uns après les autres. L’efficace DNA alterne entre riffs nerveux et refrain égayant, et la surprise est au rendez-vous avec la venue impromptue de la chanteuse Anna Brunner pour un duo entraînant sur Ecstasy. Aucune baisse de dynamisme au menu pour les teutons, qui, sans toutefois se distinguer du lot de groupes du même acabit, parviennent à tenir le gouvernail le temps d’un show bien huilé ! 

Un grand merci à Garmonbozia pour avoir rendu ce report possible. 


 

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