Among The Living
Live Report

BRUCE DICKINSON – BLACK SMOKE TRIGGER @Olympia 2024

BRUCE DICKINSON – BLACK SMOKE TRIGGER

Dimanche 26 mai 2024 – Olympia Paris

 


Une date attendue de pied ferme par des fans surexcités s’affiche en néons rouges sur le fronton de l’Olympia ce soir. BRUCE DICKINSON vient défendre son dernier album, The Mandrake Project, très bien reçu par la critique.

Black Smoke Trigger

C’est aux Néo-Zélandais de Black Smoke Trigger d’ouvrir le bal, dans un temps imparti extrêmement court (à peine une demi-heure). C’est d’autant plus difficile de s’imposer face à un public les découvrant ce soir.
Ce fut mon cas et je dois dire qu’ils m’ont plutôt convaincu par leur énergie et la puissance des compositions livrées.
Distillant un Hard-Rock bien heavy, ils ne sont pas sans me rappeler un groupe comme THE ALMIGHTY, officiant dans les 90’s, et ce n’est pas pour me déplaire.
Quatuor énergique, doté d’un guitariste charismatique (poseur) et loin d’être manchot, BLACK SMOKE TRIGGER est une très bonne mise en bouche.
Certes, on peut trouver les titres un peu linéaires, mais 30 minutes c’est court pour se faire une idée juste.
Le chant est également vraiment bon, et Baldrick assure, bien qu’il semble un peu paumé question placement sur scène. Il arrivera malgré tout à faire chanter le public, qui se déride enfin.



Bruce Dickinson

C’est un Bruce tout bronzé qui débarque sur scène ce soir, teint probablement dû à un mariage « surprise » à St Tropez.
C’est également un Bruce Dickinson électrique et attendu comme tel qui prend possession de la scène, accompagné de 5 acolytes qui ne sont pas là pour faire de la figuration.
Deux guitaristes (Philip Naslund et Chris Declerq) Tanya O’Callaghan à la basse (aussi talentueuse que belle), Dave Moreno derrière les fûts, et Mistheria aux claviers.
La scène est sobre, plantée d’un écran géant en background uniquement.
C’est la même chose côté « costumes ». Ce soir Bruce est vêtu de sa veste en jean sans manche, sobrement, bonnet de marin vissé sur le crâne.
Il se pose en frontman habité avant tout par le formidable conteur qu’il est. Et c’est ça que le public est venu voir ce soir. Il en aura pour son argent.

La setlist déroulera uniquement du Dickinson. Pas de Maiden ce soir, l’affranchit agit et convainc dans la lumière comme toujours. Et il a de quoi faire !
La setlist est bien équilibrée, faisant la part belle à The Chemical Wedding  qui sera mieux représenté que son dernier album.
Le son sera également de la partie, plutôt bon ce qui n’est pas toujours le cas à l’Olympia.
Bruce Dickinson est vraiment en configuration groupe, ça fait plaisir à voir. Il met particulièrement en avant chacun de ses artistes, en les présentant nominativement.
Fait rare de nos jours, nous aurons droit à des solos de chacun en bonne et due forme, à l’ancienne. Bruce se prêtera même à tenir les percus sur le solo de batterie de Dave Moreno (rampe de fûts positionnée au pied de la batterie). Mais aussi sur les titres Resurrection Men et Frankenstein.
Il se fendra même d’une démonstration de cet étrange instrument qu’est le Theremin, sur un fond d’écran psychédélique.
Bruce commente ses titres, explique de quoi il en retourne, le tout dans un français parfois chaotique. Mais cela fait le charme du bonhomme.
Le public est bien évidement acquis. C’est clairement le 7ème membre du groupe.
Avec une voix toujours aussi affutée (malgré un état grippal annoncé), Bruce est un gamin athlétique qui ne tient pas en place.
L’ambiance est définitivement Heavy Metal ce soir.
Grosse vibration sur Tears of the Dragon et son ouverture sublime à la 12 cordes acoustique. L’Olympia résonne d’une seule voix. Darkside of Aquarius sublimé par un backdrop de feu verra également le public au taquet. La température est définitivement hot.
Après trois titres de rappel, clos par The Tower, le groupe salut généreusement la salle.

Un line up solide, une salle mythique et surtout le désir de perfection, Bruce Dickinson prouve une fois de plus s’il en était besoin qu’il est un artiste incroyable. On se quitte même sur la question de savoir si le prochain concert devrait se faire en configuration 2 X Olympia ou 1 Zenith. Affaire à suivre !


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