Among The Living
Live Report

DAGOBA – ABORTED – GOROD – HACRIDE au Bataclan


DAGOBA – ABORTED – GOROD – HACRIDE 
 
 
 
Le Bataclan 12/02/2014
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Il fait un temps de chien à Panam ce mercredi 12 février. Il tombe des cordes et en plus ça caille ! Mais il en faudra plus pour décourager la horde de métaleux qui se masse devant le Bataclan, cette salle mythique qui nous livre une affiche de furieux.  Vous l’aurez compris ce soir ça va envoyer du lourd, du très lourd même avec quatre groupes connus pour ne pas ménager leur public et encore moins leur peine.  
 
 
C’est aux poitevins d’HACRIDEd’ouvrir le bal des furieux. Il est 19h00 pétantes quand résonne Introversion, tiré de leur dernier opus en date Back To Where You’ve Never Been, unanimement salué par la presse métal.  Ils m’avaient fait une forte impression au MOTOCULTOR 2013, ou leur prestation avait fait trembler le sol breton.  La salle est très réceptive au court mais énergique set des quatre gus.
 
 
 
 
 
Original dans un style qui a parfois tendance à oublier de l’être, leurs compos sont riches et sont redoutables sur scène. Autant vous dire que c’est passé trop vite : à peine 5 titres et déjà les voilà qui quittent la scène.  Ils ont fait le boulot, la salle est chaude et en redemande. Elle va être servie!
 
 
 
 
 
 
Quand les bordelais de GOROD investissent la scène à 19h45 c’est l’hystérie dans la salle. Ouvrant sur l’excellent Birds of Sulphur,  et son intro très cinématographique, GOROD envoie un message clair : ça va poutrer grave ! 
 
 
 
 
Le Bataclan a maintenant fait le plein et ça commence à slammer sévère.  Julien, le frontman invective d’entrée de jeux le Bataclan, et il commence à pleuvoir des métaleux un peu partout. C’est aussi l’occasion pour le groupe de présenter leur nouveau batteur  Karol Diers qui vient tout juste de rejoindre la bande en remplacement d’Anthony.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

L’ambiance est vraiment bonne. La complicité entre le public et le groupe fait plaisir à voir. Ils étaient également présents au MOTOCULTOR 2013 et je savais à quoi m’attendre question bastonnade en règle.  GOROD a littéralement enflammé le Bataclan en à peine 30 minutes de métal en fusion.  

 

Leur plaisir de jouer et d’être là se lit sur les visages des gus sur scène. De ce fait l’osmose est totale avec le public qui leur rend bien. Les circle pit se forment spontanément,  et  ça se balance de tous les côtés. Le Bataclan entre en mode chaudron hardcore.  Carved in the Wind et Disavow Your God terminent ce set monstrueux : il est 20h15.

 

 
Une autre folie va suivre, celle d’ABORTED qui s’empare de la scène encore chaude laissé 20 minutes plus tôt par GOROD. Les belges  maitrisent leur sujet, en vieux habitués de la scène brutale core qu’ils sont, balançant sans pitié leur implacable Death à une salle hystérique.
 
 
 
 Svencho (Sven De Caluwe), seul rescapé de la formation d’origine, mène la danse.  Nullement avare d’échanges avec le public, et ce  dans la langue de Molière (sur la forme mais pas sur le fond…), le frontman annonce la couleur à chaque titre.
 
 
 

Toujours brutal, les compos d’ABORTED sont assassines et saccadées, générant systématiquement des circle pit et autre WOD. La scène se remplit de gus ayant surfés sur la tronche des furieux agglutinés devant la scène, sans que cela ne semble déranger les membres du groupe bien au contraire. 

 

 

 Je comprends mieux pourquoi il n’y avait pas de pit photo entre la scène et le public, car c’est tout simplement impossible pour une sécu de gérer un tel nombre de slammer.  

 
ABORTED c’est énorme, incisif et précis, plus brutal que jamais. Les amateurs de blasts furieux et de gorges profondes en auront eu un retour sur investissement défiant toute concurrence.
Nos voisins auront laminé la fosse en à peine 8 titres dévastateurs, avec un final sur The Saw and the Carnage Done durant lequel Svencho fera monter sur scène  tout ce qu’elle  peut contenir comme public. 
 
 

 

 
ABORTED ayant essoré comme il faut le Bataclan, c’est au tour de la tête d’affiche d’entrer en scène. Il est 21h30 et le challenge est bien réel pour les DAGOBA, car les trois premiers groupes ont placés la barre très haute !
 
 
 
Et DAGOBA va être à la hauteur de toutes les attentes !  Quel set magnifique et doté d’une putain d’énergie. Kick Ass !!
Le pit ressemble à un champ de bataille : devant la scène c’est la guerre et ça valse de partout. Il y a presqu’autant de lascars à l’horizontale qu’à la verticale (bon ok j’en rajoute, mais bon les gus de DAGOBA sont de Marseille j’ai l’droit non ?).
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’alchimie est parfaite, le public fusionne littéralement avec  le groupe, investissant la scène sporadiquement, il n’y a pas de dérapages.
Tout y est : le gros son, les compos choisies parmi les meilleures, avec en ouverture I, Reptile bien puissant et lourd. 
 
 
 
 
 
Yes We Die entre autre (un de mes titres favori) retournera la fosse ou encore Kiss Me Kraken.
Werther est au taquet, toujours la banane, et Shawter quand à lui invective le public à toujours en donner plus ; et ce soir le public est généreux et démonstratif !
 
 
 
 
 
Les DAGOBA démontrent une fois de plus qu’ils sont un grand groupe, toujours en quête de l’excellence et livrant le meilleur d’eux même. Sur The Great Wonder on a  un exemple parfait de l’osmose qu’il y a entre les marseillais et leur public, avec une reprise de refrain à l’unisson  et un profond respect réciproque qui crève les yeux.
 
 
 
Le Set se termine sur Maniak, qui aura raison des dernières forces des plus résistants. DAGOBA signe une fois de plus une prestation digne des plus grands. 
 
 
 
Ce soir nous sommes indéniablement en famille, une grande famille généreuse et festive. Et c’est la tête encore pleine de ce moment exceptionnel que je rentre chez moi à travers un Paris  froid et humide, mais peu m’importe, la chaleur est à l’intérieure !
 
Photos :
 
 
 
 
Setlist DAGOBA
Intro
(Bram Stoker’s Dracula – The Beginning)
I, Reptile
The Man You’re Not
The Nightfall and All Its Mistakes
Black Smokers (752° Farenheit)
When Winter…
The Great Wonder
The Fall of Men
Degree Zero
It’s All About Time
Yes We Die
Kiss Me Kraken
Rappel:
Maniak
 
(The Things Apart)
The Things Within
The White Guy (and the Black Ceremony)
 
 
Setlist GOROD
 
Birds of Sulphur
A Common Hope
State of Secret
Carved in the Wind
Disavow Your God
 
Setlist ABORTED
 
Meticulous Invagination
Coronary Reconstruction
Hecatomb
Fecal Forgery
The Holocaust Incarnate
The Origin of Disease
Sanguine Verses (…Of Extirpation)
The Saw and the Carnage Done
 
Setlist HACRIDE
 
Introversion
Overcome
Perturbed
Act Of God
My Enemy

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