Festival 666 (Cercoux)
Pour cette 4ème édition le Festival 666 a connu quelques évolutions significatives.
Si le cadre n’a toujours pas changé, un petit village au cœur des Charentes Maritimes, cette année les deux scènes sont désormais côte à côte. Mais la grande nouveauté, c’est pour les organisateurs d’avoir réussi le challenge d’attirer des têtes d’affiches que l’on retrouve habituellement dans des festivals de plus grande envergure. Je pense en particulier à Rise Of The North Star, Get The Shot, Hangman’s Chair, Crisix ou encore Lionheart…
Des changements majeurs qui n’ont pas pour autant entamé la spécificité du Festival 666 à savoir un festival à taille humaine, qui a su gardé cette proximité entre le public, les groupes et l’organisation.
Pour le côté musique, il y en avait donc pour tous les goûts. Pour ma part j’ai fait quelques découvertes en particulier le 1er jour comme avec Working Klass Héro. Sous un soleil de plomb, son metal dopé à l’électro a su embarquer le public, grâce en partie à son chanteur qui a fait le show et largement donné de sa personne.

Sans surprise Hangman’s chair, le même jour, a démontré une nouvelle fois combien ce groupe est talentueux et reste à part sur la scène hexagonale. Programmé à un horaire où le soleil commençait à se coucher, le timing était parfait pour accompagner leur musique.

Le second jour Dog Eat Dog, autre tête d’affiche, m’a semblé un peu mou et pas à la hauteur de l’évènement et de leur statut. La faute en partie aux nouveaux morceaux beaucoup moins efficaces que ceux issus des 2 premiers albums du groupe. Cette impression était d’autant plus flagrante avec l’arrivée sur scène de Rise Of The North Star dont la prestation fut d’une toute autre valeur. Une claque monstrueuse, une alchimie parfaite entre un groupe qui prend d’assaut la scène et un public qui réagit au quart de tour. Si le groupe a largement puisé dans les titres des deux derniers albums, on a pu constater que la foule connaissait aussi parfaitement les morceaux plus anciens. J’ai toujours eu du mal à comprendre les critiques concernant ce groupe qui fait l’effort de proposer un univers différent de 95% des groupes metal et hardcore, qui ne triche pas sur scène au niveau de la débauche d’énergie de dingue et qui a le luxe d’enchaîner des titres percutants sans jamais baisser d’intensité.

Il fallait bien du courage pour passer derrière eux, mais In Other Climes s’en est plutôt bien sorti, le temps pour tout le monde de reprendre ses esprits et c’était au tour de Lionheart de clôturer cette soirée. Depuis son nouvel album et ses tournées européennes, le groupe s’affirme comme une valeur sûre de la scène hardcore américaine.

Le dernier jour, pour ceux qui avaient encore des forces, la programmation avait prévu du lourd. Mention spéciale pour Crisix et surtout la tornade Get The Shot, qui ont clôturé le festival dans le bruit et la fureur. Une dernière soirée en apothéose, qui illustre parfaitement la réussite de cette édition.




