Among The Living
Live Report

FuriosFest 2022 St Flour

FuriosFest 2022
St Flour – 27 aout 2022

FuriosFest


Bad Whispers

C’est à Bad Whispers que revient la difficile tache d’ouvrir le festival. Le groupe ne bénéficie pas d’une grosse affluence (ils commencent à jouer alors qu’il n’est que 13h30 !) mais n’en a cure et propose un hard rock / heavy metal au texte en anglais et aux mélodies efficaces qui donne envie de taper du pieds. Les influences du groupe (Alter Bridge, Creed, Iron Maiden ou encore Guns n’ Roses) semblent bien digérées et se ressentent dans les compo sans qu’on crie au plagiat. Le set est carré et suscite des applaudissement mérités. Le combo s’est acquitté de sa tache avec les honneurs !


Jours Pâles

Du fait de sa position sur l’affiche Jours Pâles joue alors que le soleil est encore haut dans le ciel alors que sa musique prend davantage aux tripes quand les ténèbres s’installent. Le groupe propose alors une prestation plus dynamique et peut être moins catharsique que lors du SEC au cours duquel j’ai pu les voir en juillet de cette année. Spellbound, originaire de Saint Flour ne cache pas sa joie d’être sur scène ici et harangue le public à de multiples reprises pour qu’il prenne sa dose de mélancolie (en pleine tête !) Le chanteur hurle ses textes à plein poumons, les riffs et les mélodies entêtante faisant balancer les têtes des premiers rangs. La sauce prend sans mal et place un premier coup d’accélérateur à la journée qui promet encore de beaux moments !


Patron

Patron prend place sur scène et propose un style radicalement différent de ses prédécesseurs. En effet le groupe propose un stoner rock bien posé avec un crooner, quasi sosie d’Elvis au chant ! Les amateurs d’ambiance old school et moites sont servis. De fait l’ambiance est plus calme mais le public reste attentif et réactif. Le set met tranquillement sur orbite la suite du festival et récolte une belle salve d’applaudissement en conclusion.


Seeds of Mary

Le groupe bordelais propose un rock moderne lorgnant vers le stoner dans une version plus dynamique. L’enchainement avec Patron est donc très facile et la transition vers Dropdead Chaos aussi ! Le groupe, dont l’expérience est indéniable, propose des compos efficaces lourdes ou mid/up tempo qui font monter encore d’un cran l’ambiance dans la salle. Le set est équilibré et plein d’énergie, on atteint sans peine (déjà !) le milieu de la programmation.


Misanthrope


Les Grands Anciens du metal extrême français finissent à peine leur balance son, qu’ils remontent déjà sur scène pour démarrer en grandes pompes leurs show. Mélant habillement les titres de leur excellente réédition de « Misanthrope immortel » initialement sorti en 2000 et les anciennes pépites qui ont fait les belles heures d’Holy Records dans les années ’90, le groupe mené par SAS de l’Argilière plus engagé que jamais délivre ses brulots sans jamais faiblir. On distingue parfaitement les mélodies et les passages plus progressifs succèdent aux accélérations qui font mouche. Le romatisme noir de Misanthrope a encore joué de sa séduction vénéneuse pour emporter l’adhésion totale du public ce soir.


Dropdead Chaos

Dropdead Chaos est un super-groupe, créé lors du premier confinement avec des membres de Sidilarsen, Betraying the Martyr, Sirenia, Smash it Combo, Trepalium, Black Bomb A, Slow …  avec pour objectif de sortir un single pour supporter les équipes soignantes. Le combo envoie du lourd avec des musiciens et des chanteurs aguerris et nous propose un metal moderne et groovy qui donne furieusement envie de secouer la tête. Outre les singles déjà en écoute, le groupe nous envoie des extraits du futurs albums dont la sortie ne devrait plus tarder. En 2018 HK, des studios Vamacara, producteur de Dropdead Chaos et parrain de cette édition du FuriosFest, avait travaillé avec Sinsaenum et son batteur Joey Jordison. C’est donc tout naturellement que le groupe a souhaité enregistrer un hommage au défunt batteur, et quoi de mieux qu’un titre dévastateur de Slipknot pour ce faire ? C’est pourquoi Dropdead Chaos nous propose ce soir une version bodybuildée de Surfacing qui met véritablement le feu au pit! Suite à ce grosse claque, l’ambiance ne retombe pas jusqu’à la fin du set ! Une prestation plus que convaincante, on attend vraiment l’album !


Les projets d’Athéna

On profite du changement de plateau pour aller admirer de plus près l’androïde Hades-06 qui trône dans un coin de la salle accompagné son Technologue. La performance est autant technologique que musicale. Athéna n’est pas là en personne mais le Droïdrummer et l’humain qui l’accompagne nous donne un aperçu de ce que pourrait être le metal dans un futur apocalyptique dominé par les machines ! Impressionnant !


Bukowski

Bukowski dont la réputation live n’est plus à faire œuvre dans un stoner rock efficace et dynamique. Le concert démarre au quart de tour et le groupe garde le pied au plancher tout au long du set, exception faite du touchant Brothers forever en  hommage à leur bassiste disparu Julien Dottel. Pas facile pour Max Muller de remplacer ce membre fondateur et frère du chanteur mais il a déjà fait ses preuves et ce n’est pas ce concert plein d’énergie qui le démentira. Il chante, descend dans le public et participe pleinement à la réussite du show. Malgré les coups durs Bukowski tient le cap et délivre toujours des shows qui font remuer, celui-ci n’a pas fait exception !


Loudblast

Les tauliers du death français viennent de sortir Manifesto produit par HK (encore lui !), un parfait équilibre entre brutalité, mélodies et technique en une synthèse de ce qu’est Loudblast. Ils  prennent possession de la scène du FuriosFest en tête d’affiche avec un Stephane Buriez en grande forme qui harangue la foule, joue et discute avec le public, réclame à l’occasion un wall of death bien senti. Le groupe nous propose un set brutal et dynamique. La pression ne se relâche pas dans une ambiance qui reste bon enfant. On assiste même à quelques slams de ci de là. On est clairement monté en intensité et ça ne s’arrêtera pas jusqu’à la fin. Un set carré aux riffs tranchants et aux soli interprétés de main de maitre qui conclue de façon magistral un festival comme on en redemande !


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