Guns N’ Roses + Generation Sex
Arena La Défense, Paris
13 Juillet 2023

Toujours égaux à eux-mêmes, ces punk rockers ! mais devant un public « No Rock’n Roll attitude »
Dans l’ambiance moite d’un mois de juillet à Paris, le groupe du chanteur Billy Idol, nommé Generation Sex, car, comme vous l’aurez compris, il est composé pour moitié de Steve Jones à la guitare et de Paul Cook à la batterie (ex-Sex Pistols) et pour l’autre moitié de Billy Idol au chant et de Tony James à la basse (ex-Generation X), ouvre le show à 18h15 sur une reprise des Sex Pistols «Pretty Vacant».
Reprenant tout au long de leur prestation scénique les célèbres tubes de Generation X et des Sex Pistols, l’atmosphère n’est pas du tout celle des années 70, à l’instar des images projetées sur fond de scène, où les kids pogotent, entrent en contact en se secouant énergiquement avec un grand sourire affiché sur leurs visages jeunes et insouciants.

Les morceaux emblématiques de l’époque «Ready Steady Go», « Dancing With Myself », « King Rocker », « God Save The Queen » semblent avoir pris de l’âge tout comme les musiciens. Pourtant, ils sont en forme et jouent du rock avec frénésie mais c’est plutôt le public qui n’accroche pas. Certes ! Ils ne faut surtout pas les bousculer et encore moins les toucher… Le pogo, je vous laisse imaginer… trois gorilles, cachés derrière leurs caméras (oui, BigBrother surveille le public pendant les spectacles), seraient capables de vous demander de vous calmer ! Autrement dit, un public « No Rock’n Roll attitude ! ».
Toujours une énorme performance, mais avec un son parfois défaillant.
Ce sont les Guns qui sont attendus. 19h48. Dans l’obscurité de la scène gigantesque, surgissent les vétérans du rock. Cris d’ovation pour les accueillir ! Après l’intro, c’est « It’s So Easy » qui annonce le long spectacle de près de quatre heures comme c’est souvent le cas en France avec les Guns. Axl Rose, très en forme ces temps-ci, avec une voix au timbre correct, peut-être aidée parfois par la voix plus aiguë de la seule femme du groupe, Melissa Resserre, court de gauche à droite, de Slash au bassiste Duff McKagan, puis d’une extrémité à l’autre de la scène. Quand il ne va pas changer de tee-shirt, de chemise dans les coulisses, il se déhanche comme dans sa jeunesse portant le même pantalon de scène pour toute la soirée ! Slash, le rocker que j’avais interviewé en 1987, dans son lit hollywoodien buvant sa bouteille de Jack Daniels, est devenu plus sage mais son jeu de guitare, ses solos à la six-cordes ou à la douze-cordes révèlent la quintessence de son art à la guitare.

Les morceaux les plus connus tels « Welcome To The Jungle », « Sweet Child o’ Mine », « Knockin’ on Heaven’s Door », « Night Train » sonnent de façon magique comme à l’accoutumée. Quelques morceaux inattendus et iconiques rendent hommage à leurs héros, ce sont « Down On The Farm » des UK Subs, « T.V. Eye » des Stooges avec Duff performant merveilleusement au chant et « Live And Let Die » des Wings. L’un des morceaux phares de ce set reste « November Rain » sur lequel excelle la performance d’Axl au piano.
Petites brèves de comptoir après le show : Allez pour soigner sa voix, Axl aura besoin de beaucoup de miel et de citron ! Et pour l’ingé du son, soit une formation, soit une démission !
Line-up :
Axl Rose, chant,
Slash et Richard Fortus, guitare,
Duff McKagan, basse
Dizzy Reed et Melissa Reese, claviers
Frank Ferrer, batterie
Generation Sex Setlist
Pretty Vacant (Sex Pistols cover)
Ready Steady Go (Generation X cover)
Youth (Generation X cover)
Bodies (Sex Pistols cover)
Untouchable (Generation X cover)
Black Leather (Sex Pistols cover)
Kiss Me Deadly Generation X cover)
Dancing With Myself (Generation X cover)
Silly Thing (Sex Pistols cover)
King Rocker (Generation X cover)
God Save the Queen (Sex Pistols cover)
Your Generation (Generation X cover)
My Way (Frank Sinatra cover)
Guns’N Roses Setlist
Intro
It’s So Easy
Bad Obsession
Chinese Democracy
Slither (Velvet Revolver cover)
Mr. Brownstone
Pretty Tied Up
Welcome to the Jungle (Link Wray’s « Rumble » intro)
Double Talkin’ Jive
Hard Skool
Reckless Life
Estranged
Live and Let Die
Absurd
Down on the Farm (UK Subs cover)
Rocket Queen
You Could Be Mine
T.V. Eye (The Stooges cover / Duff on lead vocals)
Prostitute
Civil War (Jimi Hendrix’s « Voodoo Child »… more )
Slash Guitar Solo
Sweet Child o’ Mine
November Rain (Elton John’s « Bennie And The Jets » Intro)
There Was a Time
Wichita Lineman (Jimmy Webb cover)
Knockin’ on Heaven’s Door (Bob Dylan cover)
Nightrain
Encore:
Patience (The Impressions’ « People Get Ready » intro)
Coma
Don’t Cry
Paradise City

