Among The Living
Live Report

Michael Schenker @Le Trianon, Paris

Michael Schenker

Le Trianon, Paris


Michael Schenker 


Echoes of the Seventies: Schenker Brings UFO Back to Life

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Il est difficile, en ce soir de février au Trianon, de ne pas ressentir l’étrange sensation d’être transporté dans une époque révolue, lorsque le rock était encore une force sauvage et indomptable, capable de faire vibrer l’âme et de secouer les corps comme les colonnes d’un vieux théâtre londonien.
Et pourtant, en franchissant les portes de cette salle parisienne ornée de moulures anciennes et de lumières tamisées qui évoquent à la fois la nostalgie et l’anticipation, on comprend immédiatement que ce vendredi 27 février 2026 ne sera pas une soirée comme les autres, car le maître incontesté de la Flying V, Michael Schenker, s’apprête à offrir à ses fans un voyage musical à travers le temps et l’espace, revenant sur ses années légendaires avec UFO, groupe dont les riffs et les mélodies ont façonné la définition même du hard rock et du classic rock des années 70, et dont la puissance scénique reste intacte malgré les décennies écoulées.


Michael Schenker


Avant même que le roi de la guitare ne fasse son entrée, les premières parties ont su préparer le terrain de manière exemplaire, avec Malvada, formation brésilienne au son saturé et aux rythmiques percutantes, qui a imposé une énergie brute et presque chaotique, et Rook Road, venu d’Allemagne, qui, avec son approche plus classique du rock mélodique, a su rappeler les grandes heures des formations anglaises comme Deep Purple ou Uriah Heep, offrant aux spectateurs une montée en tension progressive, à la fois excitante et respectueuse, qui annonçait que la soirée serait un véritable pèlerinage dans le monde des riffs intemporels et des solos légendaires.

Lorsque, enfin, le rideau se lève et que Schenker apparaît sur scène, vêtu de sa veste sombre et de ses lunettes emblématiques, brandissant sa Flying V comme un sceptre, un frisson parcourt la salle entière, et les premières notes de Natural Thing retentissent comme un cri triomphal annonçant que ce soir, le temps n’existe plus et que chaque accord, chaque bend et chaque glissando de guitare sera un rappel vivace de la magie du rock classique, un hommage à ces années où la musique électrique se suffisait à elle-même


Michael Schenker


Au fil du set, la setlist s’étira comme un tapis sonore riche et varié, mêlant explosions de puissance et passages introspectifs, de Hot ’n’ Ready qui frappait comme un coup de tonnerre sur le pavé parisien, à Doctor Doctor, dont le solo aérien semblait suspendre l’instant et faire vibrer chaque spectateur dans un mélange d’extase et d’admiration, jusqu’à Mother Mary, où l’atmosphère se fit presque sacrée, chaque note flottant comme une prière musicale suspendue entre les murs du théâtre, rappelant que le rock, lorsqu’il est joué avec une telle maîtrise et une telle sincérité, peut atteindre une profondeur émotionnelle que peu d’autres formes d’art peuvent prétendre égaler.

Chaque membre du groupe, de la basse profonde et pulsatille de Barend Courbois aux claviers subtilement orchestrés de Steve Mann, contribua à cette architecture sonore complexe mais parfaitement intelligible, créant une mosaïque dans laquelle la guitare de Schenker n’était jamais simplement un instrument, mais un narrateur, une force dirigeant le récit, donnant à chaque morceau une dimension épique et cinématographique, tandis que le public, alternant entre cris, applaudissements et silences émerveillés, participait à cette communion, comme s’il était lui-même partie intégrante de l’œuvre.


Michael Schenker


Lorsque les derniers accords de Rock Bottom se dissipèrent dans l’air chargé d’électricité et que les échos prolongés de Shoot Shoot semblaient s’accrocher aux poutres et aux moulures du Trianon.
Comme une traînée de fumée d’extase, le public, incapable de contenir sa ferveur, laissa exploser un tonnerre d’applaudissements et de cris qui semblait défier le temps lui-même, comme si chaque battement de main et chaque hurlement étaient destinés à rappeler à tous que ce concert n’était pas simplement une réminiscence nostalgique d’une époque révolue, mais bien un témoignage vivant et vibrant de la puissance intemporelle du rock.
Ce Rock apable de transcender les années, de captiver l’imaginaire et de faire vibrer l’âme de ceux qui écoutent avec un mélange de respect et de frissons, prouvant sans conteste que tant que la Flying V de Michael Schenker continuera de scintiller sous les projecteurs et que ses doigts effleureront les cordes avec la précision et la passion qui ont fait sa légende.
Le rock ne connaîtra jamais de véritable crépuscule, restant à jamais un feu incandescent capable de brûler


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