OPETH – GRAND MAGUS
Vendredi 21 février 2025 – Olympia Paris
S’il y a un événement attendu en ce premier trimestre 2025, c’est bien le passage d’OPETH en concert, suivant de près la sortie de son dernier opus Last Will And Testament.
Etape obligée pour cette tournée mondiale, dans un lieu prestigieux de la capitale, cette date y trouvera un écrin parfait et rempli plus que mesure pour l’événement.
Les Suédois ont une solide base fan c’est indéniable, même si je n’en fais pas vraiment partie (je sais, personne n’est parfait…).
GRAND MAGUS
La difficile tâche d’ouvrir le bal revient à leurs compatriotes de GRAND MAGUS, et je dois dire que cela me ravi. Avec un nouvel album en poche « Sunraven », essentiel en termes de Heavy Metal, le trio de viking, « leadé » par un Janne « JB » Christoffersson en forme, donnera une prestation remarquable ce soir.
Mais c’est également Fox Skinner (basse, chœurs) qui impressionne de par sa stature, son jeux lourd et massif mais également grâce à sa force tranquille.
Bien dans leur Heavy Metal faisant honneur aux grands anciens, plantés derrière leurs micros, les deux lascars sont appuyés par un Ludwig « Ludde » Witt métronomique et puissant derrière ses fûts.
Faisant la part belle à leur album Hammer Of The North, ils n’en oublieront forcément pas pour autant Sunraven. Huit titres délivrés ce soir pour une mise en chauffe plutôt parfaite d’un Olympia impatient de fusionner avec OPETH, c’est palpable.
OPETH
C’est sur le son de Seven Bowls d’Aphrodite’s Child que les Suédois font leur entrée, accueillis par une ovation généreuse d’un Olympia conquis d’avance.
Sans réelle surprise, ils ouvrent le set avec §1, celui-là même qui introduit leur dernier LP Last Will And Testament. Mikael Åkerfeldt est affable ce soir et toujours avec cet humour pince sans rire très drôle.
La scène est à la hauteur de la prestation, avec des écrans projetant des images thématiques, et les lights sont également de la partie.
Les bons mots d’Åkerfeldt, du style « On va jouer des nouveaux titres, même si t’aime pas ça. Je m’en fous de toute façon », « On fait de notre mieux mais c’est nul » ou encore du style « Riff de merde pour shit band » en se moquant de lui-même.
Mais c’est également Trump et les US qui en prennent pour leur grade, c’est d’actualité.
L’expérience est immersive, et même si je ne suis pas client du groupe il faut bien avouer que c’est remarquable.
La complexité de leur musique et les variations abruptes forcent le respect tant la maitrise des musiciens est parfaite. Le public est comblé, majoritairement composé d’esthètes et de fans hardcore d’OPETH. La plupart connaissent parfaitement la discographie.
La cohésion du groupe et l’osmose avec son public sont remarquables et loin d’être feintes. Mikael Åkerfeldt, en grand bavard qu’il est, ne lâche pas ses échanges avec la salle.
Musicalement je suis largué ce soir, mais je suis bien le seul visiblement. Le quintet jouera une douzaine de titres survolant pas moins de huit albums. Nous aurons même le droit à une touche personnelle de You Suffer (Napalm Death), très drôle.
Nul doute que cette soirée sera gravée dans le marbre côté fans car elle fut parfaite à tout point de vue. OPETH est incontestablement un grand groupe et ils viennent une fois de plus de le prouver ce soir!






























































