PRIMAL FEAR – BRAINSTORM – STRIKER
Le Divan du Monde
10/02/2016

Très très belle affiche que nous propose ce soir Garmonbozia, avec une brochette de groupes capable de donner la pêche à un neurasthénique chronique. En effet le Divan du Monde va trembler sur ses fondations grâce à une trilogie qui promet le meilleur du Power Métal dans sa largeur : PRIMAL FEAR en tête d’affiche, épaulés de BRAINSTORM, et les thrasheux de STRIKER !
STRIKER
C’est donc aux canadiens de STRIKER d’ouvrir les hostilités, fort d’un nouvel opus Stand in the Fire (4eme album du groupe) sorti au début du mois, avec leur Heavy Thrash de bonne facture.
Les quatre gus vont nous en donner pour notre argent, assenant un set ultra speed et efficace. Pas de temps morts entre les titres, le tout servi avec la banane, avec un Dan Cleary en frontman investi.
Le public réagit plutôt bien à la performance. Malgré une salle amputée de son balcon, les fans ont investi le pit qui commence à être bien rempli.
Il n’y a pas à dire, les canadiens ont placé la barre haute ce soir, laissant un pit bien chaud et énervé aux allemands de BRAINSTORM. Personnellement ils m’ont mis une sacrée claque ce soir avec leur set assassin. Neuf titres exécutés sans répit dont 4 tirés de leur nouveau méfait. Bravo.
BRAINSTORM
On passe la vitesse supérieure avec les BRAINSTORM, qui déboulent sur scène devant un public chaud bouillant. Fort d’un nouvel opus également, sorti le 15 janvier dernier, les allemands viennent passer leurs nouveaux titres à l’épreuve du live. Je dois dire que les lascars ne m’ont pas convaincu avec leur 11eme et dernier méfait, livrant un Power Métal plutôt convenu, et j’attendais leur passage pour voir ce qu’ils avaient dans le ventre. Et je n’ai pas été déçu.
Avec un chanteur comme Andy B. Frank ultra communiquant, des lights au top et un son monumental, le set des teutons a botté le cul de l’ensemble des metaleux présents dans la salle. Le capital sympathie du groupe force le respect, une large majorité du pit soutient le groupe de façon bruyante et la prestation sera à la hauteur du support.
En l’espace de 10 titres BRAINSTORM va retourner le Divan du Monde, jouant seulement trois morceaux du dernier opus dont The World To See qui ouvre le set.
Andy est un bavard chronique. Il exhorte la foule à reprendre en chœur les refrains, glissant au passage que les français sont de bien meilleurs chanteurs que les espagnols (j’imagine qu’il doit faire la même remarque à chacun de ses concerts en changeant juste les nationalités 😉 ).
Séquence émotion avec l’échange entre Andy et une petite fille juchée sur les épaules de son père… L’ambiance est chaleureuse, on est en famille.
C’est sur un All Those Words puissant que BRAINSTORM mettra fin à son set au cordeau. Ils sortiront sous une acclamation unanime du public parisien.
PRIMAL FEAR
Place maintenant à la tête d’affiche, attendue de pied ferme et avec impatience par son public. PRIMAL FEAR prend possession de la scène sur un fond sonore reprenant le titre Countdown to Insanity, avec à sa tête le bodybuildé Ralf Scheepers visiblement parti pour un show sur vitaminé.
Le groupe envoie un Final Embrace qui donne le ton sur la suite du set : gros son, et puissance à la clé. Le pit est en effervescence, le public est acquis, et le groupe lui rend bien son dévouement.
La voix de Ralf est au top, puissante et juste. Il nous envoie une palanquée de nouveaux titres issus de leur dernier opus Rulebreaker sorti le 29 janvier dernier.
La bande est au point, le set carré et les titres s’égrainent sans temps morts. Oscillant entre du Helloween et du Judas Priest leur Power/Heavy métal est efficace et ne laisse pas insensible. Le public connait sur le bout des lèvres chaque refrain des morceaux joués ce soir, et il donne de la voix.
Après Rollercoaster Francesco Jovino nous assène un solo de batterie à la mesure de la puissance du groupe, laissant le public sur le cul.
La paire de grateux n’est pas en reste, assurant leurs parties magistralement.
C’est après une heure trente de furie et une setlist de 16 titres que Primal Fear prend congé de son public rassasié et heureux (à la vue des smiles présents sur la bouille des métalleux quittant la salle).
Les teutons quittent la scène sur un air de Born With a Broken Heart tournant en arrière fond sonore, saluant le public à qui ils viennent de mettre une claque magistrale.
Setlist
Running in the Dust

