Among The Living
Live Report

SOEN + Lizzard + Shiverburn

SOEN + SHIVERBURN + LIZZARD

Paris, le Glazart, 12/10/2015


 

Que cela faisait longtemps que je ne m’était rendu au Glazart, célèbre salle de concert, à tendance électro, du nord parisien (qui pourtant se situe non loin de chez moi), qui plus est pour y voir un concert de qualité. Plusieurs années après son départ d’Opeth, Martin Lopez, batteur de profession, viens pour la toute première fois nous présenter son combo qui a sorti, il y a quelques mois, son second opus Tellurian. Oh joie que nous avons, privilégiés que nous sommes ce soir d’assister à pareil concert, d’autant plus que nous ne sommes pas beaucoup, pas assez dans ce Glazart que j’ai déjà vu transpirer et craquer sur du Converge ou du Red fang. Nous ne sommes donc qu’une centaine à peine et pourtant, tous ravis d’être là, esthètes de la musique, nous avons envie d’en entendre beaucoup ! Pour ouvrir le bal, et contrairement à l’ordre de passage de la tournée, les allemands de Shiverburn , Hard old school à chanteuse particulièrement bon , et , juste après, cocorico oblige, les français de Lizzard , venus de Limoge avec leur rock assez expérimental mais bourré d’un talent qui se fait rare .

On attaque donc avec le combo teuton des Shiverburn. Et là, visuellement parlant déjà, l’impression est plutôt bonne. Sanne la chanteuse du combo est aussi agréable à regarder qu’à écouter.
Entourée de 4 gus aux instruments bien assurés, la belle m’a impressionnée tant par son aisance sur scène que par la qualité de sa prestation. Les allemands vont nous balancer un set de 30 minutes vraiment efficace, devant un auditoire plus que clairsemé. Leur métal bien en place allié à leur plaisir de jouer en ont fait une première partie qui a tenu sa place. Leur Hard Rock bien balancé, un peu à la Halestorm, a fait le boulot. Bravo !


SHIVERBURN

 

 

Première petite baffe passée, nous enchainons après une pause raisonnable avec nos chers compatriotes de Lizzard et leur rock multi influencé, à la limite du prog et de l’expérimental, qui ce soir, aura clairement trouvé son public (en même temps, la majorité des gens dans la foule étant fan d’Opeth qui n’est pas le groupe le plus simpliste de la terre…). Trio composé de deux hommes et d’une (charmante) demoiselle aux futs, le lézard a évolué avec aisance et charisme (surtout la dame derrière ses cymbales et autres caisses claires, avec une frappe impressionnante, il n’y a pas d’autres mots, et une présence incroyable) durant un peu plus de 30 minutes pour notre plus grand plaisir. Complexe, avec quelques passages rentre dedans comme je les aime, Lizzard aura donné une belle leçon aux deux autres groupes et je ne pense clairement pas que ce petit coq ait été choisi par hasard !


SOEN + Lizzard  + Shiverburn
Lizzard

Les Photos HD


 

Apres une (trop) longue pause, voici enfin SOEN qui débarque pour nous envouter de leur musique mélancolique et puissante, aux accents inévitables d’Opeth et de Tool (respectivement ancien groupe et influence majeure de Martin Lopez, créateur et compositeur principal de cette nouvelle formation). Venus présenter, pour le coup, leurs deux premiers albums, lors de ce tout premier passage en France dans l’histoire du Groupe, SOEN ira droit au but, en jouant le plus de morceaux possibles durant une heure quinze, avec peu d’interaction avec le public entre les morceaux et une joie toute mesurée, scandinave je dirais (je ne parle pas de Lopez qui, même euphorique à l’intérieur, reste de marbre à l’extérieur).En toute logique principalement axé sur le second opus Tellurian, Joel Ekelöf nous baladera de contes en contes au son de sa belle voix, malheureusement sous mixée durant la première partie du set ( OK, le patron c’est le batteur, est ce cependant une raison pour que l’on entende que la batterie ? …). Enrichi d’un claviériste , Lars Ahlund , jouant également de la guitare, le dès à présent quintet réalisera un presque sans faute, résultat de l’expérience de chacun de ses musiciens au grand talent ( sauf peut-être le père Lars qui, sur le Jam de fin, en plus de ne pas être trop inspiré, enchaine les fausses notes, cela étant accentué par la maestria de Marcus Jidell , le soliste fan des 70’s et vraisemblablement de Gary Moore ). Evidemment, comme d’accoutumée dans cette salle, les éclairages sont indignes des groupes qui s’y produisent et les chargés d’éclairages, malgré leurs efforts, ne pourront que sauver les meubles et encore… Quoi qu’il en soit, de la première à la dernière note de ce set, le public n’aura de cesse d’applaudir crescendo jusqu’à la fin où Joël nous donnera l’occasion de pousser un peu la chansonnette.


SOEN + Lizzard  + Shiverburn
SOEN + Lizzard  + Shiverburn

Les Photos HD


 

Efficace, carré, proche de son public, SOEN aura, pour cette première date française, suffisamment marqué les esprits pour que l’on réussisse à les faire revenir vite d’autant plus que le troisième album est déjà en phase d’écriture.

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