WITHIN TEMPTATION – EVANESCENCE
WORLDS COLLIDE TOUR
Accor Arena – Paris
Dimanche 27 novembre 2022

Après 3 reports, c’est une soirée attendue depuis longtemps qui se déroule à l’Accor Arena de Paris ce soir. Initialement prévue en 2020, c’est finalement plus de deux ans après que les fans d’EVANESCENCE et de WITHIN TEMPTATION vont pouvoir savourer leur plaisir.
La salle est comble pour accueillir ce Co-headline de deux groupes emblématiques dans leurs genres, promettant une soirée marquante pour les fans de Métal Sympho/Gothique.
Pour Paris c’est EVANESCENCE qui ouvre le bal, avec Broken Pieces Shine, titre issu de leur dernier opus The Bitter Truth sorti l’année dernière et qui aura la part belle sur la setlist de ce soir. Un décor assez monumental s’offre au public, avec une pyramide lumineuse en guise d’écran.
C’est une Amy Lee en très grande forme qui investit la scène avec son groupe, faisant inévitablement vibrer les fibres d’adolescent enfouies chez la plupart des spectateurs.
Le set est rudement bien rodé, Amy jouant sur toutes les cordes sensibles. Des titres emblématiques au dernier opus, en passant par ceux interprétés au piano à queue sur le devant de la scène, musicalement tout y est. Elle saura charmer son public en clamant haut et fort que la France est « spéciale » pour elle et en particulier son public (on peut imaginer avoir le même discours sur toutes les dates non ?).
EVANESCENCE est en terrain conquis.
Les titres s’enchaînent avec plus ou moins d’efficacité. Amy Lee ne ménageant pas sa peine et cavalant sans arrêt tout au long de la scène. Elle est omniprésente, laissant peu de place aux autres musiciens, tous très efficaces au demeurant. A noter la nouvelle bassiste qui donne aussi de la voix : loin d’être anecdotique, elle assure et a parfaitement trouvé sa place au sein du groupe.
La prestation est millimétrée. Les titres que tout le monde attend sont dispatchés astucieusement sur la setlist, ne laissant pas l’ennui s’installer.
Les 4 morceaux incontournables du groupe seront évidemment de la partie. Going Under ouvre les hostilités, accompagné par une acclamation unanime des spectateurs. Jusqu’au final avec le duo My Immortal et Bring Me To Life (repris en chœur par la salle entière), EVANESCENCE est en terrain conquis.
Amy Lee force le respect. Sa voix est toujours aussi affutée et juste. La miss a du coffre et cela s’entend sur des titres comme Call Me When You’re Sober et surtout sur le superbe Use My Voice. Avec ce dernier, sur l’album, on y retrouve une pléiade d’invités dont Taylor Momsen (The Pretty Reckless), Lzzy Hale (Halestorm) mais aussi Sharon Den Adel (Within Temptation) avec qui elle partage l’affiche ce soir et dont on aurait bien aimé un duo sur scène.
Après les avoir vu en mode symphonique au Grand Rex à Paris en 2018, j’avais hâte de les découvrir en version Rock sur scène ce soir et je n’ai pas été déçu. Grosse prestation d’un groupe qui a su se maintenir qualitativement dans le temps.

Une soirée mémorable
C’est donc au tour du monument WITHIN TEMPTATION de prendre place après une petite demi-heure d’entracte. Monumental est le groupe, mais aussi la scène et le show qu’ils vont offrir à leurs fans ce soir. Le visuel sera au niveau du son, avec son lot de pyro, d’avalanches de lumières et autres effets de fumigènes colorés.
En maîtresse de cérémonie, Sharon den Adel s’impose telle une guerrière amazone mais tout sourire. Coiffée d’une couronne d’épines et vêtue d’un bustier dont elle seule a le secret, la belle Sharon attaque le set avec Our Solemn Hour (2007) et l’adhésion sans faille du public.
On est un cran au-dessus du set d’EVANESCENCE avec WITHIN TEMPTATION, notamment par le rythme assené par le groupe.
Peu de temps morts, une setlist équilibrée, entre les anciens titres et les plus récents, prompte à satisfaire tout le monde. La cohésion du groupe force le respect.
Entre douceur et engagement, WT poursuit son set, à l’instar de ce Raise Your Banner sur lequel Sharon brandit un drapeau Ukrainien, de The Reckoning chanté en duo avec Amy Lee (initialement en duo avec Jacoby Shaddix – PAPA ROACH), ou encore avec Supernova qu’elle dédie à son père décédé il y a peu.
Les effets de scène sont nombreux. Des projections aux envolées (aux sens stricts du terme) de Sharon, le public en prend plein les yeux.
Le final sur Ice Queen et Mother Earth ramènera les fans des premiers jours aux origines de leur passion, mettant fin à une soirée mémorable.

Enfin le WORLDS COLLIDE TOUR a eu lieu et il est indéniable que l’attente en valait la peine. La réunion de ces deux monstres résonnera encore longtemps dans les structures de Bercy et dans le souvenir des chanceux présents ce soir.















































































































