THE GREAT OLD ONES – Kadath
The Great Old Ones avait déjà placé la barre haute à l’issue de la sortie de « Cosmicism » en octobre 2019.
La formation avait pu donner des concerts bien avant la crise sanitaire. Et même pendant cette période lors de spectacles assis à l’occasion du film The Call Of Cthulhu.
Des changements de personnel ont eu lieu aux postes de guitariste, de batteur et de bassiste. Bienvenue respectivement à Hugo Bernart, à Julian Deana (Simulacre) et à Grégory Vouillat. Ce cinquième album studio est-il une occasion rêvée de dépasser toutes les attentes des fans depuis leur précédent opus ? De prime abord on peut parler de ce laps de temps entre ces deux albums.
Il fut long de six années globalement. Et de se rappeler que TGOO a été conçu par Benjamin Guerry en 2009 dans la ville de Bordeaux en étant seul au début.
Toutefois le goût de partager avec d’autres musiciens s’est fait ressentir rapidement. La formation a eu l’occasion de sortir deux solides albums en 2014 et 2017 à savoir Tekeli-li et EOD : A Tale Of Daark Legacy que j’avais bien apprécié à leurs dates de parutions. Pourrait-on parler ici de dilemme lorsqu’il s’agit du cinquième album : comment garder sa fanbase tout en s’ouvrant éventuellement à d’autres personnes tout en conservant son socle ? Et ensuite comment allons nous ressortir de ces sept morceaux et ainsi se replonger dans leur univers onirique en ce début d’année ?
Musicalement parlant cet opus a été enregistré au studio Ste Marthe sous la houlette de Francis Caste. Il est sorti de nouveau chez Season Of Mist le 24 janvier. Il s’agit de leur troisième album chez eux. Auparavant TGOO était chez Les Acteurs de l’Ombre Productions pour rappel et deux albums avaient été pressés : Al Azif et Tekeli-li. Benjamin Guerry l’homme orchestre de la formation continue de s’inspirer de H.P. Lovecraft pour notre plus grand plaisir. Il s’agit quelque part de sa marque de fabrique qu’on se le dise. Celui-ci jugeait dernièrement Cosmicism plus froid en termes de production par rapport au petit nouveau. Plus chaud ce dernier ? Cela se pourrait bien. Il est à noter que Francis Caste était bien ancré à un moment donné dans le stoner avant d’élargir son domaine au Metal extrême notamment avec le dernier Seth par exemple.
Au menu leur Post-Black Metal prend il des risques ? A voir car il n’y a pas de surprise sans prise de risques. Cet opus prend comme source d’inspiration La Quête Onirique De Kadath L’inconnu de H.P. Lovecraft. Ici à ce stade on peut dire que l’instrumental Leng vaut le détour et fait office de passerelle entre The Gathering et Astral Void (End of the dream). Cette piste dure quinze minutes et peut faire songer dans l’idée à des instrumentaux comme Metallica en proposait quelque part. Il s’agit de la retranscription en musique de ce moment où Randolf Carter survole le plateau de Leng. En outre une phrase en français y est énoncée. On pourra éventuelllement retrouver au rayon des surprises une reprise de Jean Michel Jarre « Second Rendez-Vous » sur l’édition limitée en tant que titre bonus.
Avec cette première qui débute l’album on retrouve la formation que l’on apprécie pour sa rapidité, ses blasts et sa voix propre au style et doté d’atmosphères prenantes. Those From Ulthar s’avère être davantage mid-tempo.
Pour les amateurs de violence on peut citer aisément Under The Sign Of Koth pour son approche plus frontale et intense. The Gathering fait office d’interlude sans paroles. Avec une heure et une minute au compteur ce Kadath est d’ores et déjà appelé à être un classique du groupe et certains titres devraient être très bien accueillis en concert.



