MAYHEM - DaemonMAYHEM – Daemon

Label : Century Media

 
Date de sortie : 25 octobre 2019
 
Ghul : guitare
Attila Csihar : chant
Hellhammer : batterie
Necrobutcher : basse
Teloch : guitare

 


Le chaudron métallique estampillé Mayhem ne cesse de bouillir depuis quelques mois. Jugez plutôt. 

Après la controverse du film “Lords Of Chaos” sorti au cinéma en début d’année, Mayhem effectue son grand come back cinq années après “Esoteric Warfare“. Le combo a donc décidé de ne s’occuper comme à l’accoutumée que de musique car on peut se rendre que Necrobutcher n’a guère apprécié le film même si le réalisateur Jonas Akerlund a pu jouer dans Bathory. A l’époque de la sortie du film Mayhem jouait en concert l’intégralité de leur album phare “De Mysteriis Dom Sathanas“. Et il est à noter que le livre de Necrobutcher intitulé “The Death Archives” sortait aussi cette année. Quant à leur deuxième album studio “Grand Declaration Of War” de l’an 2000 il fut ressorti au cours du mois de décembre de l’année dernière en version remasterisé, avec une nouvelle pochette et cela via leur précédent label Season of mist.

Leur retour aux sources du black metal est marquant sur cet nouvel opus. Et qui dit retour aux sources dit nouveau départ avec un nouveau label à savoir Century Media. C’est donc définitivement du Mayhem que l’on retrouve ici et en même temps c’est différent de ce qu’ils ont fait précédemment. Pour “Esoteric Warfare” sorti en 2014 Teloch s’était chargé de la composition. Les cinq années qui ont passé ont rapproché les points de vue des différents musiciens. Et là tout le monde s’est beaucoup plus investi pour “Daemon“. On peut ressentir l’influence de “De Mysteriis Dom Sathanas” en filigrane. Car le fait de le jouer depuis plusieurs mois auparavant a eu un impact certain, donc comme un come back aux origines. Et c’est à cette origine précisément que le combo puiserait sa dynamique. Attila a enregistré ses parties vocales dans une vieille église avec des bougies pour créer l’atmosphère propre aux années 90.


MAYHEM - Daemon


Il se trouve que l’on peut avoir trois reprises dans la box set édition. Encore ce besoin des années antérieures ? Il s’agit des morceaux “The Truth” de Death Strike paru en 1991, “Disgusting Selma” de Morbid en 1987 et de “Evil Dead” de Death en 1984. Cela nous démontre effectivement un clin d’œil sur le passé.

Le côté spirituel, sombre et ésotérique se taillent la part du lion sur ce nouvel album. L’intensité est le maître mot globalement. De plus une chose importante à souligner est le fait que c’est le premier album à être écrit par le même line-up que sur le précédent.
Ce sixième album se veut aussi moderne d’un certain point de vue tout en restant fidèle aux règles du genre de la seconde vague du black metal.
Attila va vous surprendre à bien des niveaux. Sa capacité de passer de différents chants dont il est maître est bluffante à bien des niveaux. Respect complet. Quant à Hellhammer sa dexterité toute particulière à la batterie dont il a le secret est tout bonnement au rendez-vous.
Ca commence très très fort avec “The Dying False King” pour les amateurs de brutalité. “Worthless Abominations Destroyed” était le premier titre à découvrir et il est aussi percutant que le morceau d’ouverture. La basse de Necrobutcher possède ce son si particulier. Les croyances du groupe sont là pour nous montrer que l’on peut compter sur eux à l’évidence. De plus, les nouveaux morceaux joués en concert, quatre au total de leur nouvelle set-list s’incorporent à merveille à leur répertoire. Le combo insiste à promouvoir son dernier méfait.
Donc il est intéressant de remarquer que le groupe a réussi à se faire une place de premier choix entre l’incontournable “De Mysteriis Dom Sathanas” et le non moins pertinent EP “Wolf’s Lair Abyss” paru en novembre 1997 chez Misanthropy Records.
Of Worms And Ruins” et “Malum” sont de véritables pépites à découvrir d’urgence. Mayhem prône un large recentrage sur ce qu’il sait faire de mieux. Bien à eux.
 
Entrez donc dans le monde de Mayhem, et vous allez percevoir la passion qui les anime une nouvelle fois. Avec 1349 et son “The Infernal Pathway” paru courant octobre et cette nouvelle galette les acteurs du TNBM sont plus en forme que jamais. Une réussite complète. Le collectif a su en quelque sorte faire face aux attentes les plus grandes de leurs fans. La machine est définitivement relancée.

 
Tracklist :
The Dying False King
Agenda Ignis
Bad Blood
Malum
Falsified And Hated
Aeon Daemonium
Worthless Abomination Destroyed
Daemon Spawn
Of Worms And Ruins
Invoke The Oath
 
Bonus
Everlasting Dying Flame
Black Gass Communion

 
 

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