Among The Living
Interview

Entretien avec Arthur Alternatif

LES TRIOMPHES DU METAL FRANÇAIS : une émission animée par Arthur Alternatif

 

Photo par Kevin Merriaux


L’émission animée par Arthur Alternatif, de son vrai nom Arthur Guefneveu, est de retour sur YouTube afin de mettre en valeur les groupes de la scène metal française. L’appel à candidature pour les groupes a été lancé le 1er novembre 2023 et s’est terminé le 12 décembre 2023.

Par ailleurs, et toujours dans la même logique de défrichage et de création d’opportunités pour les artistes, le jury se compose cette année de professionnels(les) de la scène : Jérome Riera (Nuclear Blast), Pierre Janaszak (RSTLSS), Christie, programmatrice au HELLFEST, Julien Menielle, Gaël Mectoob et Arthur Alternatif (créateurs de contenus), Mathieu David (journaliste de Rolling Stone), Kevin Merriaux (photographe et vidéaste), Pascal Gueugue (Fédération des Musiques Métalliques), Benjamin Bachelard – Disclosure Productions, réalisateur Pierrot Cléry (Crève Clothing), Aurélie (AKIAVEL), Stéphane Buriez (LOUDBLAST et TTT), Clément Richard (Ashen)

La France a d’énormes talents. Tu as par ailleurs essayé de les révéler à partir de 2020 durant la pandémie. Est-ce dans cette période qu’est né ton projet « Les triomphes du metal » ? 

C’est à partir de ce moment-là que ma chaîne YouTube a pris plus sérieusement vie : on a eu le temps de se creuser la tête pour créer des formats sympas.

Tu peux préciser les noms des personnes qui t’accompagnent dans ce projet ?

J’ai fait la première édition tout seul dans mon bureau avec l’aide de mes proches. À l’époque, l’émission s’appelait les victoires de la musique 100 % metal  français. Le nom est beaucoup moins sexy que celui de maintenant  ! À la suite de cette édition, l’une de mes connaissances m’a contacté et m’a proposé de l’aide pour la direction artistique, pour la création des personnages, la charte graphique  et les éléments visuels. On a commencé à travailler en binôme et à partir de là l’équipe s’est agrandie et ça fait très plaisir. Cela a permis de mieux se structurer.

Justement combien êtes-vous aujourd’hui dans l’équipe ?

Nous sommes trois permanents : un directeur artistique, Rémi Brugère, à la fois bon manager et bon graphiste ,un responsable vidéo, Kevin Merriaux et j’assume les fonctions de directeur général. De nombreux collègues viennent nous aider : cela peut aller de trois à dix personnes selon les projets. Le directeur artistique m’aide à découvrir les nouveaux talents également. J’ai reçu de nombreuses candidatures cette année en 2023, nous en avons eu cent quatre-vingt. Puis, je les ai triées et on a fait une sélection à deux pour épurer et présenter la moitié des candidatures au jury.

Donc de 180 tu passes à 90. Tu as fait une sacrée sélection ! Quel est le barème mis en place et quels sont les critères de choix ?

Tout d’abord, les groupes sont triés par catégories thématiques et non pas par styles, ce qui permet d’élargir le choix. Dans le metal, il y a des milliards de sous styles,  d’où les thématiques. Le barème permet de noter le plus objectivement possible : ça va de la manière dont ça été produit, l’originalité de la production, le clip. Nous n’acceptons que les clips officiels. Donc pas de vidéo live  ni de visualisers. Ensuite, il y a une note par jury qui est comptabilisée, puis on fait une moyenne de toutes les notes pour chaque titre.

Donc avec les clips on est plus dans le visuel ! Et au niveau purement son et musique, comment jugez-vous les candidats ?

C’est équilibré. Dans le barème, pour la partie son, tous les détails intégrés sont : un point pour noter si on a aimé ou non à la première écoute. Ensuite, on met un point sur la structure et la dynamique du morceau pour savoir si l’auditeur est captivé du début jusqu’à la fin, des points sur la performance technique, par exemple, savoir si l’ensemble des musiciens proposent une prouesse technique ou pas ou s’il n’y a qu’un instrument qui se dégage techniquement. On a aussi des points dédiés à la performance vocale au niveau des différentes tessitures, de l’originalité, des émotions, le rythme, la métrique. D’autres points seront transmis pour l’identité vocale : est-ce que c’est quelque chose d’unique ou est-ce que ça ressemble à plein d’autres choses que l’on a déjà entendues, des points sur la qualité de la production sonore, sur l’équilibre du mix, sur la dynamique et enfin sur l’identité sonore. La présence de samples, la production, des arrangements bien choisis. Voilà tous les critères rattachés au barème.

Pour les images du clip, on a la mise en scène, l’esthétique et l’acting. Pour conclure, on donne treize points pour la musique, un point pour son opinion personnelle et six pour l’image et le clip. On a pris le pari d’accorder six points à l’image parce que c’est aussi dans l’air du temps.

On sort du tournage de l’émission qui a eu lieu le 16 janvier 2024. Et cette année, il y avait beaucoup de clips qui se déroulaient dans une forêt. Une année, il y a eu une grande quantité de clips qui se passaient dans les hangars. Donc certains éléments ressortent dans ce style musical. Avoir un super clip est un outil indispensable pour tout groupe de musique, c’est quelque chose qui va permettre à un groupe de se démarquer et de séduire aussi le public.

Donc l’émission a eu lieu le 16 janvier, avez-vous sélectionné déjà les candidats nominés de l’année 2023 ?

Les vainqueurs sont désignés depuis début janvier. Les jurys ont reçu mi-décembre toutes les candidatures et ont eu un mois pour écouter, noter et nous renvoyer leur notation. Puis, on a eu un visio collectif pour mettre à plat et parler de l’émission. Nous nous sommes retrouvés les 15 et 16 janvier pour étudier les live sessions autour de trois groupes : Akiavel, Harp et Solitaris au bistrot de Saint So à Lille. Les jurys et l’équipe de l’émission, nous avons fait une après-midi de tournage avec plateau, décors et des vidéastes pour filmer. Chaque duo de jurys avait des catégories à représenter. Pendant qu’on a annoncé les gagnants, les extraits se diffusaient en même temps. L’émission part en montage et les vainqueurs sont finalisés. Le samedi 24 février, il y a l’avant-première avec conférence, projection, concert au bistrot de Saint So à Lille. Il y a 180 places au cinéma. J’ai hâte de voir cette projection au cinéma. La semaine d’après théoriquement, l’émission devrait voir le jour publiquement.

Parmi les vainqueurs, il y a une catégorie meilleur espoir, meilleur projet féminin meilleur clip. Est-ce que tu peux nous indiquer les autres catégories ?

Arthur : il y a 16 catégories donc 16 groupes triomphants. L’annonce des vainqueurs sera faite au moment de l’émission fin février 2024.

Toujours dans l’optique de mettre en lumière les artistes de la scène française, les Triomphes proposent cette année plusieurs récompenses à destination des artistes nominés et gagnants : 

– Le mix et le mastering de trois titres chez VAMACARA STUDIO. 

– Invitation de certains groupes dans l’émission BangBang! de RSTLSS

– Un shooting photo offert avec Kevin Merriaux 

– D’éventuels passages sur FIP Metal grâce à la présence de Luc Frelon

– 10% sur la fabrication de merch avec DISTROLUTION MERCH

– Une mise en avant des gagnants de chaque catégorie par NRV Promotion et Ellie Promotion auprès d’un réseau média ciblé.

Related posts

Interview d’Urban Breed, chanteur de SERIOUS BLACK

Isabelle Le Maguet

Interview de Matt, bassiste de BLACKRAIN

Stephan Birlouez

Rencontre avec Fab du groupe DEATH DECLINE

Stephan Birlouez

Lacher un commentaire

* Utiliser ce formulaire implique que vous êtes d'accord pour que nous stockions les informations que vous nous confiez.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.