Among The Living
Interview

Entretien avec les DROPKICK MURPHYS

DROPKICK MURPHY’S : L’interview!

Entretien avec James Lynch (guitare), Tim Brennan (guitare, accordéon)

Photos Philippe BAREILLE


dropkick murphys

Tout ce que fait Dropkick Murphys est politique.


« For The People » le nouvel album de Dropkick Murphys est un retour des Bostoniens à l’électrique. C’est un disque éminemment politique et un super album. Entretien avec un groupe qui ne déçoit jamais.

Après deux albums acoustiques autour des poèmes et chansons de Woody Guthrie vous revenez à l’électrique. Mais l’esprit est le même, non ? 

Absolument. Depuis nos débuts de toute façon l’esprit est toujours le même et il le restera. Nous avons toujours eu le même message. Après ses deux disques acoustiques, on avait le besoin de revenir à quelque chose de plus punk, de plus rock mais si la musique est peut-être plus rentre-dedans, l’esprit comme tu le dis, est le même.

 Le titre de l’album est éminemment politique. 

Tout ce que fait Dropkick Murphys est politique mais là on a ressenti le besoin de dire les choses encore plus clairement.
L’Amérique avec Trump va dans une direction de plus en plus droitière et il est nécessaire en face de réagir avec la plus grande vigueur possible.Vivre dans l’Amérique d’aujourd’hui n’est pas facile et l’on se doit de se serrer les coudes.

N’est-ce pas le sens du premier single « Who’ll Stand with us ?

Tout à fait. Ce morceau prône l’union de la classe ouvrière en ces temps difficiles.

On sent comme toujours chez vous une vraie authenticité tant dans la musique proposée que dans les paroles. 

Parce que c’est ce que nous sommes. Nous ne serons jamais le genre de groupe qui écrira sur la cocaïne et les putes (rires).

Le disque est comme toujours très politique mais il y a aussi des morceaux très personnels comme « Chesterfields and Aftershave » hommage de Casey à son grand-père. Mais au fond l’intime n’est-il pas aussi politique ? 

C’est ce que nous pensons. Ecrire sur la famille est tout aussi politique que d’écrire sur Trump ou sur les problèmes sociaux.

Vous êtes tous dans le groupe des descendants des émigrés irlandais arrivés aux Etats-Unis au 19eme siècle ? 

La plupart d’entre nous le sont, oui.


DROPKICK MURPHYS - For The People


Et c’est pour cela que vous aimez depuis toujours mêler punk et éléments issus de la musique traditionnelle irlandaise ? 

Oui. A Boston la communauté irlandaise est très importante donc tu baignes dans cet environnement en permanence. La culture irlandaise est énorme dans notre ville. Nous écoutons des tas de musique différentes : du punk, du hard-core mais aussi de la musique traditionnelle irlandaise. Nous n’en écoutons pas tous les jours mais cette musique coule dans nos veines.

C’est pour cela que vous avez invités des groupes irlandais comme The Scratch et The Mary Wallopers sur le disque ? 

The Scratch sont devenus des amis. Ils ont été notre première partie des années durant et nous avons sympathisé avec eux sur la route. Quant à The Mary Wallopers nous sommes fans de ce qu’ils font. Nous ne nous sommes jamais rencontrés. Avec la technologie tu peux tout faire à distance. Ils ont enregistré leurs parties en Irlande avant de nous les envoyer.

« L’Irlande est encore présente avec « One Last Goodbye. Tribute to Shane » votre hommage au chanteur des Pogues qui conclut le disque. »

Shane Mc Gowan était un ami. Les Pogues ont été un groupe extrêmement important pour nous. Ils ont ouvert la voie pour de nombreux groupes montrant que tu pouvais mêler musique traditionnelle irlandaise et énergie punk. Pas mal de gens écoutaient les Pogues aux Etats-Unis.


dropkick murphys


Dropkick Murphys existe depuis trente ans. Comment avez-vous réussi à faire tenir ce groupe aussi longtemps ? 

C’est vrai que trente ans pour un groupe c’est long mais à vrai dire nous n’y pensons jamais. Le secret tient sans doute au fait que nous sommes très liés dans ce groupe. Et que nous prenons toujours autant plaisir à être sur scène, même si les tournées nous fatiguent plus que lorsque nous avons débutés.

Vous partez bientôt pour une grosse tournée européenne  d’ailleurs avec notamment plusieurs dates en France où votre fan-club est très important. 

Quand nous avons joué pour la première fois au Hellfest il s’est vraiment passé un truc. Cela a été le début de notre histoire d’amour avec la France. On ne s’attendait pas à un tel accueil. Nous avons toujours plaisir à venir jouer chez vous.

Vous jouerez à l’Adidas Arena à Paris. 

Ce sera la première fois pour nous dans cette salle. On a hâte.


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