Among The Living
Interview

Entretien avec Lucas, chanteur et guitariste du groupe HOPES OF FREEDOM

Entretien avec Lucas, chanteur et guitariste du groupe HOPES OF FREEDOM alors que vient de sortir leur tout dernier album Light, Fire & Iron.

 

  • Pouvez-vous présenter le groupe en quelques mots pour votre première interview chez AMONG THE LIVING.

Lucas : Nous présentons Hopes of Freedom comme étant un groupe de Power folk metal. Nous essayons de mélanger l’aspect mélodique, fun, énergique et épique du power metal avec des sonorités celtiques, le tout dans un univers heroic fantasy en racontant des histoires  où se retrouvent chevaliers, dragons et dieux oubliés. Le groupe est basé en Normandie et existe depuis 2007 et nous sommes super heureux de présenter notre nouvel album « Light, Fire & Iron ».

 

  • Comment avez-vous vécu ces deux années de vaches maigres liées au Covid ?

La crise sanitaire est arrivée alors que nous étions en préparation du nouvel album. Nous venions d’entrer en studio, les batteries étaient terminées et nous venions de commencer les enregistrements guitares. Évidemment, le 1e confinement nous a fait perdre du temps sur l’enregistrement mais nous a permis de nous focaliser sur d’autres tâches, comme l’arrangement des orchestrations ou des chœurs, la campagne de financement participatif à travers des interviews, des vidéos musicales, etc. L’album devait sortir en octobre 2020 mais il a donc pris un an de retard, ce qui nous a permis de le sortir dans des conditions normales. Donc malgré tout, nous avons essayé d’utiliser cette période de manière le plus positive possible.

 

Nous remercions encore tous les contributeurs qui nous ont aidé à faire de « Light, Fire & Iron » ce qu’il est.

 

  • Comment fonctionne un groupe comme HOPES OF FREEDOM, en termes de composition mais aussi de financement ?

Nous fonctionnons toujours de la même manière, l’un de nous compose un morceau dans son intégralité de son côté et le propose ensuite au groupe. A ce moment, le morceau est réadapté avec les idées de chacun. Pour les paroles, nous écrivons ensemble avec Loris (basse). Nous écrivons d’abord l’histoire complète en la découpant par chapitre. Dès que la musique d’un morceau est composée, nous calons ce morceau sur le chapitre qui lui correspond le mieux.

Pour le financement, nous avons fait un financement participatif en ligne pour la production de « Light, Fire & Iron ». Nous avons voulu aller plus loin pour cet album donc inévitablement, nous avons eu besoin de davantage d’argent et nous remercions encore tous les contributeurs qui nous ont aidé à faire de « Light, Fire & Iron » ce qu’il est.

 

  • Y a-t-il des musiciens qui vivent de leur musique au sein du groupe ?

Nous somme tous dans des domaines différents dans le groupe, industrie, la Poste, informatique, personne n’est intermittent dans le groupe mais pour ma part, je suis dans la musique, en tant que prof de guitare et chanteur/guitariste dans plusieurs groupes comme Hopes of Freedom ou Treebeard. Mais d’autres projets sont en préparation.

 

  • Qui s’occupe d’incorporer le coté folk dans les compositions avec les cornemuses, flûtes et violons ?

Généralement, je m’occupe d’intégrer les instruments folks. Elles arrivent dès l’étape de composition. Au moment où une ligne mélodique est créée, elle est aussitôt attribuée à l’instrument voulu, que ce soit une guitare ou une cornemuse. Le côté folk n’est pas une couche qu’on rajoute par-dessus un morceau de metal. On crée vraiment dès le départ en mélangeant ces deux sonorités pour que ce soit le plus homogène possible et ça se fait le plus naturellement possible.

HOPES OF FREEDOM

  • Il s’est passé 10 ans entre votre premier opus et Light, Fire & Iron. Quelles sont les leçons et les enseignements que vous avez tirés de ces 10 années de carrière ?

C’est compliqué d’avoir une vision sur 10 ans ou même sur 15 ans d’existence du groupe. Au final, ces 10 années, c’est plein de périodes beaucoup plus courtes avec leur début et leur fin avec différents challenges et à chaque fois, nous cherchons toujours à aller un peu plus loin. Ça a été  le cas pour chaque album et encore plus pour celui-ci. Nous nous sommes forcément amélioré techniquement et scéniquement. En tout cas, j’espère (rire).

 

  • Light, Fire & Iron et la dernière partie du triptyque initié par Hopes Of Freedom en 2012. Aves vous un vision de ce que vous voulez développer pour la suite ?

Pas du tout. Pour être honnête, ça fait 3 ans qu’on est complètement concentré sur « Light, Fire & Iron », d’abord sur sa composition et préparation, ensuite sur l’enregistrement, sa sortie,  son financement, et maintenant que l’album est sorti, la recherche de concert. Donc on n’a pas encore réellement évoqué  la suite. Mais tout est possible, peut-être resterons nous dans la fantasy, peut-être partirons nous dans l’espace. Qui sait ?

  • On sent une finition plus léchée que sur le précèdent album. Avez-vous fonctionné différemment cette fois si en termes de production et d’enregistrement ?

Avant de commencer à bosser sur « Light, Fire & Iron », nous avons décidé que pour ce nouvel album, le but serait vraiment d’aller plus loin sur tous les aspects. Nous avons encore une fois enregistré avec Franck Dhotel, qui bosse avec nous depuis des années maintenant. Par contre, nous sommes allés beaucoup plus loin dans l’enregistrement. Nous avons passé beaucoup plus de temps en studio et avons pris le temps d’aller au bout de ce que nous voulions. Nous avons aussi eu davantage de choristes et d’invités folk sur cet album. Nous étions 9 à chanter sur cet album et 3 invités folks. Et pour ce qui est du mixage, nous avons eu la chance de bosser avec Max Morton, qui bosse notamment avec Jinjer. Avec  son talent, il a vite compris ce que nous voulions comme son et a fait de cet album ce qu’il est aujourd’hui.

  • Quelles sont vos influences pour ce qui est de la partie « folk » sur vos compositions ?

C’est assez vaste, ça va de la musique traditionnelle irlandaise jusqu’au pagan metal, en passant par des groupes de power qui ponctuent de temps en temps leurs morceaux de folk (Rhapsody, Freedom Call…). Le choix de mélanger du folk dans du power metal s’est fait naturellement dès le début du groupe. Ce sont deux mondes qui me passionnent tout autant et nous trouvions intéressant de les mélanger et d’en faire notre patte.

 

  • Parlez nous un peu de l’artwork, vous avez travaillés avec le même designer que sur l’album précèdent ?

Oui c’est ça. Depuis 2012 même, avec notre 1e album « Hopes of Freedom ». J’étais tombé par les hasards d’internet sur une illustration d’un album d’Asylum Pyre par Alexandre Chaigne. Nous avons donc commencé à travailler ensemble et avons continué à collaborer ensemble sur toute la trilogie jusqu’à ce nouvel album. Nous sommes complètement dingues de son boulot. Nous lui envoyons nos idées à l’aide de nos très moches dessins et lui en fait de superbes pochettes. C’est une chance de pouvoir bosser avec Alex. Nous sommes ses premiers fans !

Nous avons hâte de retrouver la scène et de partager l’album avec le public.

  • Le Power Metal à moins de « succès » que les autres genres en France, et ce malgré le succès du dernier HELLOWEEN (même en France). Comment expliques-tu cela ?

Honnêtement, je ne sais pas. C’est quelque chose de vraiment dommage, il y a de super groupes en France. Je pense directement à Heavenly dans les gros groupes, qui m’ont vraiment bercé. Mais effectivement, l’engouement est moins important que pour des styles plus extrêmes. Je n’ai aucune idée du pourquoi. Espérons que des groupes plus mainstream, comme Powerwolf ou Sabaton qui cartonne bien, fasse découvrir ce style à davantage de monde.

 

  • Quel regard portez-vous sur la scène rock française en général et power metal en particulier ?

C’est une scène très vivante et très prolifique, que ce soit la scène rock ou la scène metal. Le milieu underground est extrêmement riche. Il suffit de regarder le nombre de concerts chaque semaine dans des SMACs, des café-concerts ou des bars. Les groupes sont très nombreux et il y a énormément de bon groupes. Je trouve juste dommage qu’elle ne soit pas plus grosse et plus présente évidemment  dans les médias par exemple. Parce qu’effectivement combien d’orga de concerts et de groupe de metal pour un Hellfest et un Gojira qui sont les grands événement et groupe reconnus internationalement.

 

  • Vous avez une visibilité sur de prochaines dates de tournées pour défendre ce nouvel album ?

Oui, maintenant que l’album est sorti, nous avons quelques dates qui commencent à tomber. Nous serons sur deux soirées V’N’B pour la Saint-Patrick : le 11 mars au Havre et le 18 mars à Rouen. Nous avons monté un set purement acoustique folk avec flûte. C’est quelque chose que nous aimons faire pour varier les plaisirs et notre côté celtique s’y prête à fond. Nous retournons dans le Finistère à l’Arverst (Pleyben) le 19 mars. A côté de ça, nous préparons quelques dates en dehors de Normandie avec Orkhys et Adaryn. Nous sommes donc en plein dans la recherche de dates pour défendre sur scène « Light, Fire & Iron »

 

  • Que peut on vous souhaiter pour la suite ?

Un maximum de dates un peu partout, qu’un maximum de gens nous découvre avec « Light, Fire & Iron », nous avons hâte de retrouver la scène et le partage avec le public, comme tout le monde je pense.


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