Among The Living
Interview

Interview avec le groupe THE FLYING BRICKS

Nous nous sommes entrenu par mail avec le groupe THE FLYING BRICKS.

the flying bricks


Bonjour, en premier lieu, pourriez-vous présenter le groupe ?

Salut, nous sommes The Flying Bricks, Numa à la basse, Alphonse à la batterie, Benoit à la guitare et au chant et Arthur, guitariste et deuxième voix.

Un mot sur le nom du groupe ?

Honnêtement nous avons trouvé ce nom il y a tellement longtemps que la raison originelle s’est perdue ! Mais on peut y voir une référence à l’esprit révolutionnaire de Mai 68, ou un simple clin d’oeil aux Rolling Stones.

Comment avez-vous traversé cette période Covid ? A-t-elle été plutôt bénéfique pour le groupe ou
au contraire ?

La crise sanitaire a mis un gros coup d’arrêt à la culture et au monde du spectacle, et nous n’avons pas fait exception ! Malgré tout, quitte à rester coincé chez soi, nous en avons tout de même profité lors du premier confinement pour remettre à plat les morceaux avant l’enregistrement de l’EP, revoir certains arrangements, réécrire certains textes, essayer de rester productif durant cette période a été le plus gros challenge.

En 2019 vous avez sorti Fake Empire, peu de temps avant le confinement. Avez eu le temps de le défendre sur scène ?

Oui, tout de même 35 dates entre la sortie de Fake Empire et l’apparition du Covid ! Quelques belles dates à l’Autre Canal de Nancy, à la Souris Verte d’Epinal, une tournée en janvier 2020 dans l’Est, et des concerts partout en France, Fake Empire et la tournée qui a suivi nous ont vraiment conforté dans l’idée que nous voulions devenir musiciens professionnels et faire en sorte que le projet aille le plus loin possible.

Pourquoi avoir choisi (à nouveau) le format EP pour Chimeric, votre nouvel album ?

Le format EP est très à la vogue en ce moment, on le sait, pour qu’un projet marche aujourd’hui il faut avoir une présence digitale importante, produire un EP prend beaucoup moins de temps qu’un album et permet donc des sorties plus régulières. Sortir un album reste toutefois un projet et une envie, même si le format est mis à mal paar l’essor des plateformes de streaming ça reste un “graal” pour tout musicien !

Vos compositions sont très éclectiques quant aux styles, à la fois rock avec des digressions atmo voire très « dancefloor » (Underclub), quelles sont vos influences à tous ?

Nous avons tous des influences très variées, du punk pour Alphonse, du rock vintage pour Arthur, du classique pour Benoit, du Jazz pour Numa… Et on se retrouve tous sur certains groupes actuels comme Royal Blood, Blackout Problems, Last Train… Toutes ces influences confondues nous donnent ce style assez atmosphérique, prog également, sans toutefois s’enfermer, nous avons aussi quelques influences électro vintage qui ont donné ce morceau Underclub !



Je trouve Chimeric plus sombre que votre précèdent EP. C’est l’actualité qui vous a inspiré ?

Oui et non, car l’EP a été composé avant les crises sanitaires, diplomatiques etc que nous connaissont aujourd’hui. Sur Fake Empire nous étions dans une sorte de rage, contre la montée des extrêmes sur Fake Empire, contre d’autres sujets de société comme l’absence des parents sur Father… Sur Chimeric, il y a une sorte de fatalisme qui s’inscrit dans la continuité du précédent EP, sans toutefois tomber dans le défaitisme. L’idée est d’amener l’auditeur à la réflexion, sans pour autant prendre parti mais en posant des questions simples, comme la première phrase de l’EP sur Sleepy Hollow : que feriez-vous si le monde s’arrêtait demain
?

Quels sont les thèmes que vous développez ici ?

Ils sont variés ! Sleepy Hollow évoque nos craintes face à un avenir incertain, Chimeric nous parle de l’importance que l’art peut avoir dans le quotidien de chacun, on parle aussi d’amour, de famille…

Il y a un côté « Prog » dans votre musique, notamment sur un titre comme sur Surrounded par exemple. C’est une scène qui vous parle ?

Oui, je le redis nos influences sont très variées, et surtout varient d’une période à l’autre ! Fin 2019-début 2020, au moment de la composition de Chimeric, nous écoutions beaucoup de métal, math-rock, prog, Benoit notamment. J’imagine qu’instinctivement ces musiques nous ont influencé ; sur Surrounded nous voulions aussi donner une impression de cassure, de heurts, la chanson parle d’une rupture difficile à encaisser, et ce côté prog collait parfaitement à l’ambiance du morceau.

THE FLYING BRICKS fête ses 10 ans d’existence, quel retour d’expérience pouvez-vous en faire
aujourd’hui ?

10 ans déjà ! Nous nous sommes rencontrés école de musique quand nous étions gamins (Arthur et Alphonse), avant de trouver Benoit par hasard au détour d’une salle de musique de lycée ; à la base l’idée était de faire de la musique, de rigoler, jouer pour nous et pour les copains, et l’évolution du projet nous a mené jusqu’ici. Nous sommes vraiment fier de ce que nous avons accompli jusqu’à présent, la musique nous a amené partout en France et même jusqu’en Ukraine, nous avons fait des super rencontres, plein d’anecdotes plus ou moins drôles mais qui restent de super souvenirs, aujourd’hui nous n’avons qu’une envie : mener ce projet encore plus loin, le vivre à fond, et le plus longtemps possible.

Ou se positionne THE FLYING BRICKS dans le paysage rock Français et internationale pour vous ?

On ne se positionne pas, peu de monde nous connaît encore, et même si notre public grandit nous restons un “petit groupe”, indépendant et autoproduit, qui ne demande qu’à grandir ! 

Mélina Farcy chante sur le titre éponyme de l’opus, qui est elle et comment s’est faite cette collaboration ?

Dans la vie privée, c’est la copine d’Alphonse ! Mais c’est surtout une chanteuse-danseuse professionnelle, nous voulions une voix féminine sur le refrain de Chimeric pour donner cet univers très aérien, nous avons donc tout de suite pensé à elle, elle a une super voix, puissante et capable d’aller très haut, elle danse également dans le clip, c’était simplement logique pour nous de collaborer avec quelqu’un que nous connaissions bien et qui épouserait à 100% le projet.

Parlons du clip avec le titre Chimeric. Comment travaillez-vous ? Maitrisez vous l’ensemble du process ou confiez vous cela à un réalisateur ?

Le clip a été réalisé avec Equinok Film, un duo de réalisateur du Mans avec qui Benoit avait déjà travaillé. Ils réalisent à la base des courts métrages mais leur univers nous a plu et nous avons pu les convaincre de nous rejoindre sur ce clip.
Nous sommes allés le tourner au Havre, ville d’origine de Numa, dont l’architecture contrastait parfaitement avec l’idée de liberté que la danse peut procurer. Voir les danseurs évoluer au milieu de ces grandes lignes droites parfaitement symétriques nous donnait exactement l’esthétique que nous voulions.

Vous sortez un nouveau clip le 1er juillet avec le titre Underclub. Le visuel c’est quelque chose d’important pour vous ?

Oui bien sûr, aujourd’hui sortir les clips sont aussi important que la musique en elle-même pour exister. Mais au delà de cet aspect un peu “commercial”, ce qu’on aime dans le fait d’être un groupe indépendant c’est de pouvoir toucher à tout, la composition des morceaux bien sûr, mais aussi le visuel de l’EP, du merch, la création de clips, l’idée n’est pas seulement d’enregistrer 6 titres à graver sur une galette mais de vraiment créer un univers entier autour de notre propos.

Quelles sont les principales difficultés qu’un groupe comme le vôtre rencontre aujourd’hui ?

Le Covid déjà ! Même si le plus dur semble passé, les répercussions sont toujours là, les salles de concerts et club sont débordés de demandes suite à tous les confinements, couvre feu et tous les reports de dates qui en ont découlé, c’est donc assez difficile de booker des concerts dans ce contexte. Mais surtout, la plus grosse difficulté pour un groupe indépendant en voie de professionnalisation est de parvenir à exister au milieu de la multitude d’artistes qui existent, il y a un cap à passer entre jouer dans les petits bars et atteindre de plus grosses scènes comme le SMAC, et ça passe par une reconnaissance des professionnels du métier, chose pas forcément aisée.

Vous avez votre release party de prévue le 3 septembre prochain à Paris (La boule noire). Avez-vous
une visibilité sur d’autres dates ?

En effet la release party aura lieu le 3 septembre à la Boule Noire, la billetterie est d’ailleurs déjà en ligne : https://my.weezevent.com/the-flying-bricks-la-boule-noire-release-party
Nous serons ensuite en tournée jusqu’à fin 2022 dans toute la France, les dates arrivent bientôt. Et pour les plus impatients, nous serons le 6 août au festival de l’Arbre Bavard à Andouillé, et le 27 août au Silo à Arnage.

Que peut on vous souhaiter pour la suite et quelles sont vos attentes avec Chimeric ?

Une belle tournée, un album, en gros que le projet continue d’évoluer et aille le plus loin possible ! L’idée avec cet EP est de continuer de se faire connaître, d’intégrer définitivement le monde du spectacle, et surtout de prendre du plaisir dans la musique, ça reste le plus important !

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