Among The Living
Interview

Interview Bukowski

Rencontre avec le groupe BUKOWSKI à l’occasion de la sortie de leur dernier opus eponyme.

bukowski

Le groupe de metal français BUKOWSKI sortira son nouvel album « Bukowski» le 23 Septembre 2022 via At(h)ome Records. Le plus bel hommage qui soit pour honorer la mémoire de leur bassiste Julien Dottel, décédé le 16 octobre dernier. Un nouveau départ vers un avenir proche rempli de nombreuses ambitions et de maturité.
L’opportunité pour moi de rencontrer Romain Sauvageon (batterie) et Clément Rateau (guitare) au Dr Feelgood Rocket à Paris ce mardi 6 septembre.

Votre nouvel album éponyme sort prochainement, comment s’est déroulé le processus de réalisation ainsi que votre collaboration avec HK du Vamacara Studios malgré la distance ? Cela a-t-il influencé votre façon habituel de travailler ?

 
R : Nous avons enregistrer la plupart des fondations chez lui dans son studio, comme la batterie, les guitares ou les basses basses. Ensuite quand le nouveau confinement a eu lieu, nous avons pu travailler sur des guitares et voix additionnelles.
 

Coté chant, nous pouvons entendre des choeurs doublés ce qui rappelle la façon dont les Beatles travaillaient pour faire l’effet de plusieurs pistes mises en place au même moment.

 
C : On va des Beatles à Slayer ! (Rires)
Les Beatles c’est une influence assez présente chez nous, ça passe même jusqu’à la guitare quand nous écoutons leurs morceaux.
Cela nous donne une trajectoire pour notre propre travail, ça reste  forcément dans un coin de la tête.
 
R : Je suis fan absolu. C’est le groupe de tous les temps !
 

Lors du festival 666 en 2021, vous avez remplacer au pied levé le groupe Phil Campbell & The Bastard Sons à la dernière minute, quel souvenir gardez-vous de cette date ?

 
C : C’était vraiment une expérience incroyable, le public était assez réceptif.
 

Quels sont vos principales influences ?

 
R : Pour cet album nous partions dans une certaine direction et finalement au dernier moment, on se regardait pour se dire que ce n’était pas possible et on changeait nos plans.
On a laissé entrer tout ce qui pouvait avoir sa chance en travaillant par sessions, nous avons pas mal de morceaux qui sont opposés ou qui divergent dans plusieurs sens différents, c’est assez fun.
 

C : En réalité, nous nous sommes presque perdus sur cet album. C’est un opus qui n’a pas vraiment de ligne directrice mis à part le coté mélancolique. Il n’y avait pas une trajectoire musicale prononcée dès le départ. Avec la période Covid-19 nous sommes resté dans notre monde, comme une bulle autour de nous en ne sachant pas ce que ça allait donner et énormément d’instants de doutes.


Bukowski
 

Est-il difficile de se faire un nom dans la scène metal française ? Nous savons qu’il est difficile de vivre de la musique, principalement avec les plateformes de streaming comme Spotify ou Deezer qui s’exportent de plus en plus.

 
R : Je pense que la réponse est oui. C’est difficile, c’est une évidence. Il y a une rémunération assez faible comparé aux écoutes. Pour réussir à en vivre, c’est très compliqué, nous à l’heure d’aujourd’hui ce qui nous permet d’en vivre c’est à 90% la scène. On bénéficie d’un statut d’intermittent et de pouvoir continuer à travailler. Il y a 20 ans tu pouvais t’attendre à avoir des retombés financières concernant ton album, la, c’est quasiment impossible du aux nombreux streams.
 

C : Nous ne pouvons pas mettre la faute sur le dos des autres, pour ma part, je n’accepte plus de rejeter la faute sur quelqu’un de lambda. C’est compliqué d’avoir Spotify, car les gens n’achètent pas de CD, en France nous avons la chance d’avoir des gens qui aiment l’objet et ce sont pour une grande partie, des collectionneurs. Je ne vais pas faire la promotion de ces sites mais ça reste une bonne plateforme de communication pour nous. Il y a toujours ce charme d’acheter ton CD, il te fait le mois et au bout d’un moment tu le connais par coeur car tu l’as apprécié. Ça c’est génial !

On compte avoir une tournée plus conséquente en 2023

 

Vivre une épreuve compliquée à renforcer l’envie de vous battre, et de poursuivre vos rêves futurs, la musique est-elle le meilleur remède pour se défouler et libérer une certaine créativité ?

 
C : Nous avons été amener à travailler pour 3 morceaux qui sont passés assez récemment et cela à couler, bizarrement c’était plutôt facile et rapide. Nous avons pas eu le temps réellement de nous reposer et nous savons qu’on s’y remet bientôt dès que c’est possible. En tout cas ça fourmille d’idées avec beaucoup de choses sur le coté. Nous avons hâte de nous retrouver tous ensemble et de repartir.
 
R : L’album a été enregistré avant le départ de Julien, cela n’a pas eu forcément d’impact même si maintenant les morceaux et les textes ont une tout autre saveur différente.
 

Vous étiez présents au Furiofest en aout dernier, prochainement ce sera au Mennecy Metal Fest, comment se passe ce retour sur la route et comment appréhendez-vous les prochaines dates de la tournée ?

 
R : En salle ou en festivals, les deux t’apportent des émotions différentes.
En festival, nous avons le coté grandiose et cela permet de côtoyer les autres artistes alors qu’en salle c’est plus intimiste en particulier envers notre public.
 
C : On compte avoir une tournée plus conséquente en 2023 avec un nouveau spectacle, quelque chose qui sera plus de l’ordre visuel.
 

Si vous deviez choisir 3 albums à emmener sur une ile déserte, lesquels choisissiez- vous ?

 
C : En premier ce serait un album de Korn, obligatoirement. Je ne sais pas lequel, mais juste pour l’empreinte du son grave et lourd. Pantera, tous également. Et finalement, un des albums d’Infectious Grooves. Je n’arrive pas à choisir…
 
R : L’album blanc des Beatles, enfin non toute la discographie des Beatles en premier ! (Rires) ensuite ce serait « Far Beyond Driven » de Pantera et en troisième « Dirt » d’Alice in Chains.

Remerciements : Elo Sawicz. Agence Singularités


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