WELCOME X nouveau projet de Philippe BUSSONNET (MAGMA) et Sam KUN (NEKRAL, FLESH & DUST) qui voit enfin le jour après une dizaine d’années de gestation. Entretien joyeux et sans langue de bois avec Sam au hard Rock Café, Paris……



Nous allons parler de toi Sam, au sein de WELCOME X et notre rencontre requiers une petite présentation, je t’écoute

Sam Kun : Je chante actuellement dans WELCOME X, le projet que l’on a en commun avec Philippe BUSSONNET, bassiste de MAGMA., groupe mythique que l’on ne présente plus (rires). Cela fait 15 ans que l’on se connaît, on a fréquenté les mêmes clubs de blues et de jazz mais, en tant que musiciens passionnés,  on a choisi de prendre une direction plus métal et expérimentale pour WELCOME X.

Vous aviez cette idée de groupe depuis longtemps ?

On a eu cette idée il y a plus de 10 ans mais on a dû attendre comme tu peux le constater pour que les plannings concordent. Lorsque l’on a été dans le jus, les compos ont fusées assez vite sans réelle ligne directrice. On s’est laissés dirigés par la musique.

Penses-tu que WELCOME X puisse porter une étiquette ?

Certains vont l’étiqueter métal progressif, métal alternatif. Tout me va. A toi de te positionner maintenant (rires).

Quelles influences avez vous mélangées pour créer WELCOME X ?

Je dirai plutôt « quelles influences a-t-on digérées ? » c’est ce que je ressens finalement. On n’a pas pris des influences pour les mettre dans le projet. C’est notre bagage musical à chacun, qui a un spectre très large, qui a prédominé. Jo (Champagnon) notre guitariste vient du Blues comme moi. Philippe (Bussonnet) évidemment Jazz, Tom (Coeuriot) le guitariste a une fibre plus métal extrême. Pour ma part je crois avoir tout abordé : le death, le doom, le hardcore.



Après l’étape création de groupe, raconte moi la naissance de cet album

Très simple : Bubu (philippe Bussonnet) m’a appelé, on s’est vus. Il m’a montré ses compos, les a maquettées, me les a envoyées. J’ai écrit les paroles et les mélodies. On a travaillé ensemble pour finaliser. Il nous fallait trouver ensuite une équipe qui pouvait jouer ça.

Effectivement, compte tenu de la technique, les musiciens ne pouvaient qu’être des professionnels aguerris ?

Comme tu le dis.  Nous avons communiqué sur cette recherche et nos copains se sont présentés d’eux mêmes. Ce fut rapide car ils avaient ressenti le projet et l’on a pu enregistrer en juillet au studio TRITON.

L’ambiance de cet album est un peu mystique, trans, hypnotique non ?

Mystique et chamanique aussi avec le chant dyphonique et les borborygmes. Chaque morceaux t’emmène sur une planète différente. Il faut oublier tes acquis et découvrir le thème et le voyage.

Combien de temps a duré l’enregistrement ?

Une semaine en conditions live et tout était dans la boite. Naturellement et j’ai envie de  dire dans les conditions de liberté comme quand tu avais 15 ans et que tu enregistrais dans ton garage avec aucune pression, juste l’envie, mais avec le background de mecs qui jouent depuis 20 ans (rires).

Comment ça se passe concrètement, vous jammez et ca part comme cela ?

Tout était déjà écrit pour cet album. Juste un titre « I am Life » qui a été composé spontanément par nous tous. Ce fut une belle surprise.

Je crois que le TRITON a une histoire pour vous ?

C’est une salle de concert où MAGMA a l’habitude de jouer depuis très longtemps et comme en juillet ils sont fermés, ils nous ont proposé la salle qui est un endroit où l’on peut enregistrer en conditions live. L’ambiance est très années 70 et je pense que cela s’entend sur l’album.

Je te confirme, c’est cette petite touche « oldies » maitrisée qui créé le pont entre modernisme technique et jazz brut.

De nos jours les productions sont assez plates et je suis ravi de constater que nous avons la possibilité d’amener ce feeling particulier auprès de notre public qui je l’espère va ressentir cela. Ce n’est pas évident. C’est un challenge.

Comment l’expliques-tu ?

Je pense que c’est le fait de se regarder les uns les autres lorsque l’on joue. Il se créé une osmose, une connection invisible. C’est ce qui donne le son organique de l’album.



De quoi avais tu envie de parler à travers tes textes ?

J’ai toujours un fil rouge dans tout ce que j’écris : humanisme, universalisme, la quête de soi. Je pointe aussi le constat de l’échec en général. La dépression. Je donne les clés tu choisi son cheminement.

Qu’est-ce qui t’inspire un texte ?

Je me laisse porter par la musique et l’ambiance qui dictent les mots. Je m’imagine des images puis je les développe, comme lorsque tu regardes un film.

Personne n’a son mot à dire à ce propos ?

Je suis aux commandes pour les textes et très libre dans le choix du chant. Pas de contraintes de styles. La texture de voix représente ce que je veux exprimer. Un exemple sur« Still Smile » je me suis inspiré de METROPOLIS de Fritz Lang. L’ambiance robotisée, où tu vas à l’abattoir dans une société de consommation qui t’observe. Je fais attention à ne pas plomber l’ambiance non plus (rires).

D’un point de vue plus personnel, j’aimerai que l’on parle de ta carrière. Quel regard portes tu sur ton parcours musical ?

J’ai 36 ans et je fais de la musique depuis l’âge de 13 ans. J’ai commencé à jouer du Blues (plus précisément delta Blues) mais lorsque tu es jeune, c’est pas possible, il faut avoir du vécu pour cela. Avoir quelque chose à dire. Mais, le truc c’est que c’est dans tes veines, c’est comme ça. Puis, j’ai eue ma période grunge, génération désabusée. J’adorais les groupes mais je ne suis jamais rentré dans le côté dépressif. J’ai continué mon parcours vers le métal extrême, le jazz.

Aurais-tu un conseil à donner à la nouvelle génération ?

Sans prétention aucune, je pense qu’il faut rester intègre dans ce que l’on fait.  Ca vaut pour la musique et la vie en général. Travailler et s’accrocher. Je me suis longtemps dit que je n’étais pas d’une famille de musicien, que je n’avais pas fait le conservatoire, surtout lorsque tu côtoies des professionnels. Tu as  vite fait de se sentir inférieur. La réalité c’est de quelle manière tu ressens les émotions et tu les transmets. Ce que tu renvoies au public. Mais cela tu mets un moment pour le comprendre.

Qu’est-ce qui est plus simple et plus compliqué de nos jours ?

Tu veux dire est ce que  « c’était mieux avant » ? non et oui car il y avait tout à faire. Beaucoup de choses ont été faites depuis Black Sabbath (rires). De nos jours tu as la possibilité de toucher rapidement un large public avec les medias et les réseaux sociaux. Tu peux enregistrer beaucoup plus facilement qu’avant à moindre frais. Par contre, lorsque tu veux un rendu particulier, il faut faire appel à un spécialiste. Ca ne me viendrait pas à l’esprit d’enregistrer moi même par exemple. L’inconvénient c’est qu’il y a trop de production. Les choses ne sont pas abouties. C’est la consommation directe et immédiate et c’est dommage.

Dernière question sur la suite de WELCOME X

Stay tuned, nous avons des dates qui arrivent rapidement et surtout le 22 mars 2019 au BACKSTAGE O’SULLIVAN !!!

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