Dropkick Murphys – Franck Turner – Haywire
Adidas Arena- Paris – 15 novembre 2025

C’est toujours un plaisir d’aller voir les Dropkick Murphys avec en plus ce soir-là deux excellentes premières parties : Haywire et Frank Turner.
HAYWIRE
C’est ce soir que je découvre HAYWIRE, ce groupe de Hardcore ricain et projet d’Austin Sparkman (Buried Dreams, Conservative Military Image, Rude Awakening, Skinhead, The Chisel et Yellow Stitches).
Si le groupe est jeune, ce n’est pas le cas de son frontman qui a déjà une belle expérience de la scène et il va le démontrer ce soir.
C’est l’énergie brute du Hardcore que les Américains vont donc nous livrer. L’influence de Boston est palpable tant par la rage que par le contact avec le public.
Ouvrant par le titre Haywire tiré de leur album Conditioned For Demolition (premier album 2024), ils donnent dans le oldschool et ce n’est pas pour me déplaire.
Lorgnant clairement vers le oï, avec des titres comme Love Song, ils lorgnent également vers le Thrash avec un titre comme Like A Train.
Mais l’essentiel se passe sur scène, et c’est bien l’endroit ou HAYWIRE prend tout son sens. C’est une leçon de violence, menée par un Austin Sparkman déchaîné qui ne se ménage pas.
Ses acolytes sont du même acabit, et ce quatuor met le feu devant une Adidas Arena pas forcément prête à recevoir cette frénésie d’entrée de jeu.
On aura même droit à une revisite très personnelle et musclée de Boys Don’t Cry (The Cure), tout un programme. Bravo !
(By Stéphan Birlouez)
Frank Turner
Frank Turner et ses Sleeping Souls délivrent un set enthousiasmant. L’anglais nous offre plusieurs titres de son récent et dernier album « Undefeated » mais aussi pas mal de vieux morceaux.
Il faut dire que Turner a déjà une belle carrière derrière lui, qui l’a vu évoluer dans des registres très rock comme folk.
On est plutôt dans une ambiance rock ce soir même si le musicien nous offre une très belle version acoustique de « The Road ».
Entre les morceaux Turner plaisante avec le public avec un humour typiquement british. Il se met définitivement celui-ci dans la poche en débutant « Do One » en français. Un excellent concert de la part d’un artiste tout aussi drôle que doué.
DROPKICK MURPHYS
Dropkick Murphys parachève cette très belle soirée de la plus belle des manières possibles. La set-list est un véritable best of qui puise dans quasi toute la discographie du groupe.
On démarre pied au plancher avec « Hang’Em High », « Boys on the docks » et « The State of Massachusetts”.
Les nouveaux titres : “A hero among many” ou le single “Who’ll Stand with us ?” se marient à la perfection avec les plus anciens.
Une petite respiration avec un traditionnel, « Finnegan’s Wake’, qui fleure bon les prairies irlandaises et on repart de plus belle avec « Longshot », « Caught in a jar » et un explosif « The Boys are back ».
Suit une très belle version de « The Green Fields of France » et un « Road of the Righteous” qui ravit les fans de la première heure.
« Rose Tatoo » est un grand moment : trois fans montent alors sur scène pour ramasser tous les gobelets que le public jette sur celle-ci afin de construire le plus gros gobelet du monde. Ken Casey est incontestablement un leader proche de son public, toujours au contact sur la crash barriere.
« Citizen C.I.A » voit Austin de Haywire rejoindre le groupe sur scène pour une déflagration hard-core.
Puis on termine en apothéose avec deux classiques : « Worker’s Song » et « I’m shipping us to Boston » avant que le concert et la tournée européenne par la même occasion ne se conclut par un très bon « The Big Man », excellent titre du dernier album For The People.
Un concert festif et jouissif, comme d’habitude devrait-on dire, de la part d’un groupe qui ne déçoit jamais.



































































































