FAUN – YE BANISHED PRIVATEERS – JANICE BURNS & JON DORAN
Paris – Le Trianon – World HEX Tour 2025
Dimanche 21 septembre 2025 – Un concert Garmonbozia Inc.
FAUN, une alchimie païenne dont les Allemands ont le secret.

Le Trianon a fait un bond dans le temps, habité ce soir par un public habillé en pirates, le folk jusqu’au bout du tricorne.
C’est dans une ambiance familiale que la salle parisienne accueille une affiche fameuse avec les Allemands de FAUN, les pirates Suédois de YE BANISHED PRIVATEERS et les Anglo-écossais JON DORAN et JANICE BURNS et leur folk solidement ancré dans leurs terroirs respectifs.
JANICE BURNS & JON DORAN
C’est donc avec JANICE BURNS & JON DORAN que les festivités démarrent. Le duo s’inspire fortement des thèmes traditionnels, ainsi que des coutumes et rituels de leurs terres respectives.
La tradition et le recueil de chansons folkloriques que nous livrent les deux artistes nous plongent dans les traditions et les histoires d’une Angleterre rurale et d’une Ecosse aux coutumes riches.
Janice nous interprétera une chanson chantée en écossais, tout en insistant avec humour sur le fait que ce n’est pas un patois anglais mais bien une langue vivante.
La nature est clairement au centre de la célébration et des titres, et le public se laisse glisser dans ces contes venus d’un 18ème siècle lointain, pour la plupart, soufflant finalement un air de nostalgie sur le Trianon.
S’accompagnant simplement à la guitare (Jon) et au banjo/mandoline (Janice), leur prestation aura mis le public dans l’ambiance de la soirée.
YE BANISHED PRIVATEERS
Avec les YE BANISHED PRIVATEERS c’est un tout autre rythme qui s’impose à la salle. Les pirates Suédois les plus Irlandais du coin viennent à l’abordage du Galion Trianon devant une fan base conséquente et ravie.
La camaraderie, les chansons à boire (mais pas que), un folk détonnant et une ambiance de folie résument plutôt bien YE BANISHED PRIVATEERS en live.
La fosse se prête au jeu, initiant des danses de groupes et donnant au Trianon des allures de bar de marins mal famé et haut en couleur.
Des parents sont venus avec leurs gamins, l’ambiance est familiale et ça fait plaisir à voir.
Musicalement c’est parfait dans le genre. Il faut dire que le groupe est conséquent, et avec une dizaine de musiciens sur scène cela fait forcément du bruit.
Les tenues sont de circonstances, tant sur scène que dans le public. L’osmose est parfaite.
L’humour, la maitrise des compos et la théâtralité du set, en font un fameux moment qu’ils nous offrent.
Moi qui ne suis pas forcément au fait ni un afficionado du genre, je dois dire que je n’ai pas boudé mon plaisir.
FAUN
FAUN va nous livrer un spectacle tout aussi théâtral que ses prédécesseurs, le mysticisme et l’immersif en plus.
Leur musique enchanteresse apaise et touche juste. Une véritable alchimie païenne dont les Allemands ont le secret.
Les lumières sont superbes, accompagnant chaque titre comme autant de tableaux vivants.
Oliver « Sa Tyr » Pade mène la troupe et n’est pas avare d’explications quant aux thèmes évoqués par chaque chanson.
Nous sommes dans un univers moyenâgeux sur fond de fantasy, de sorcellerie et avec en son centre Dame Nature.
Musicalement c’est très abouti. L’utilisation d’instruments anciens mêlée à des sonorités et approches modernes donne cette ambiance très particulière que distille FAUN et qui fait son succès.
Stephan Groth nous gratifiera d’un solo de vielle à roue, trop court à mon goût, mêlant la modernité au traditionnel.
Les voix féminines sont sublimes. Laura Fella et Adaya Lancha Bairacli excellent tant vocalement que dans leurs instruments respectifs.
Le public est en totale osmose avec le groupe. On se laisse complétement happer par la magie du set.
Faun a livré une performance exceptionnelle ce soir, devant un public tant acquis que conquis. Plus d’une quinzaine de titres seront joués ce soir, et le sextet aura été à la hauteur de mes attentes, et bien plus d’ailleurs.













































































