Among The Living
Live Report

HELLFEST 2013 Day 1 : Before War

Hellfest Jeudi 20 et vendredi 21 Juin

D – 1 : Before War


 

Pour commencer avec le Hellfest il faut,  pour bien faire, s’initier aux coutumes ancestrales du lieu. Nul ne peut arriver la veille de l’ouverture des arènes sans en connaitre les lois, l’atmosphère, et quoi de mieux pour cela que de trainer ses Docks ou baskets dans le chaudron du Métal Corner !
Eh oui, qu’on se le dise une bonne fois pour toute, le Hellfest commence en fait le jeudi soir. Il n’est pas question ici d’une quelconque mise en bouche ou autre ersatz de Fest, mais bien d’un premier rdv ou l’on prend un bon coup de pompe au cul. Pas moins de 8 groupes bien énervés et prêts à en découdre vous y attendaient ce soir du 20 juin !
Les festivités commencent à 17h pour, au final, se faire achever vers 23h30 par des Wild Dawn bien péchus (ils ne savent pas faire autrement) et un Dancefloor Disaster méchamment efficace.
Après ce bastonnage en règle par la relève de la scène nationale, direction les tentes pour les uns (les plus avisés…), quand d’autres finiront la nuit autour du feu à écluser par litres le pain liquide cher à nos ancêtres…  leur réveil sera moins glorieux.
Cette 8eme Edition du Hellfest s’ouvre sur un nouveau site de 22 hectares, avec ses 6 scènes prêtes à accueillir 112000 Furieuses et Furieux ainsi que les 170 groupes composant une affiche unique en son genre.  Trêve de chiffres, cette année il y en aura pour tous les gouts. Préparez-vous à faire le grand écart, de ZZ Top à  Napalm Death, en passant par Immortal, je mets quiconque au défis de me trouver un pèlerin qui ne trouve pas son compte sur cette Edition 2013.


 

Apres un levé aux aurores (ok j’m’y suis pris un peu tard et je squat à 18 bornes du site…) et m’être forcé un passage à travers les hordes de barbares véhiculés faisant le siège de Clisson, j’attaque mon premier set sur la mainstage 2  avec le thrash déjanté des Suédois de Dr. Living Dead. Quoi de mieux que de commencer sur un son qui claque comme du Suicidal en plus basic mais terriblement efficace, le tout masqué ! Les augures sont avec nous.  S’en suivent les teutons de Kissin’ Dynamite, qui ouvrent leur set sur fond de Motley et nous balancent leur Glam sous influence. Plus fort qu’un kawa hyper serré, ils vous remettent les neurones en place et chassent les derniers remugles d’une tombée de lit trop matinale.

Kissin’ Dynamite

J’enquille les Pits, mon sac photo sur le dos, SSS qui assènent leur Hardcore punkisant sans répit (une bonne découverte pour moi made in UK), les Black Spiders et leur stoner qui claque invectivant une fosse des Mainstage toujours plus fournie.

SSS (Short Sharp Shock)

 

Black Spiders  

Je fais un détour vers le Temple ou les Stille Volk nous distillent leur Métal à tendance Folk , du Pagan dont je ne suis pas habituellement friand, mais qui m’a agréablement surpris. Seule la scène est capable de vous faire changer d’avis.

Retour sur la mainstage 2  avec Vektor et leur thrash Old School si cher à mon cœur de métaleux. Put*** ça poutre ! Le site commence à faire le plein, les pompes à bières tournent sans relâche et les festivaliers gravitent autour des stands de Merch et des scènes comme une armée de fourmis autour d’une sucette.

Vektor  
Vektor  
 
 

L’ambiance est au top sur cette première journée du Hellfest. Sous un ciel menaçant mais qui retient ses larmes, l’armée de métaleux s’affaire en priorité sur les stands de nourriture (eh oui, ils se nourrissent aussi), organisés autour de deux allées. Une atmosphère de fête de l’huma.
Sur la Mainstage 1 les suédois de Hardcore Superstar mettent le feu aux planches, avec leur pur Hard Rock limite Thrashisant parfois et leurs reprises improbables.  Il n’y a pas à dire quand ils s’y collent ça fout une sacrée ambiance.

Hardcore Superstar

15h, la pression monte pour moi car je vais shooter un de mes groupes fétiches, vieux briscards du métal, toujours sur la route et une patate d’enfer : Saxon. La bande de Biff investit la Mainstage 1 devant un parterre de fans impressionnant et acquis. 50 minutes de pur bonheur composé de grands classiques du band pour finir sur un Wheesl Of Steel d’anthologie.

Saxon

Un autre mastodonte sorti des glaces joue sur la Mainstage. Les suédois de Europe donnent une prestation haut de gamme avec un final attendu sur The Final Countdown.
Pour me remettre de mes émotions je file à la Altar ou m’attendent Evoken, avec leur Doom (ou Death je me mélange un peu mes pinceaux dans le genre…). Quel contraste… Honnêtement j’arrive au taquet de ce que je peux supporter, mais au vu de la réaction du public, leur prestation est à la hauteur de son attente.
Il faut que je change d’air. Apres m’être envoyé une bière (enfin !!!) je cavale à la Warzone histoire de réveiller mes gènes Hardcore qui n’ont pas encore eu leur dose de la journée. Et là je me frotte au Deez Nuts, véritable bombe d’énergie menée par l’ancien batteur des I Killed The Prom Queen qui est passé au micro. Nouvelle grosse révélation de la journée, j’en prends pour mon grade et il est difficile de garder son calme tant l’envie de me jeter partout me titille les guiboles. Ces australiens m’ont retourné la tête !!

Deez Nuts

A peine remis de cette volée, je cavale sur la M1 pour m’en prendre une autre ; magistrale celle-la, avec Testament. Véritable  apôtres du Thrash Métal, la bande de Chuck Billy ne fait pas dans la dentelle. Ouvrant leur set avec le dantesque Rise Up, (qui est déjà une tuerie sur album, alors je vous laisse imaginer le résultat en live) ils ne laissent aucun répit aux furieux du pit. C’est littéralement une déferlante de plomb qui s’abat sur les headbangers. La sécurité  dans le pit ne chôme pas et est mise à contribution le temps de passer les classiques imparables du groupe (Over the Wall d’anthologie…).

Testament

Je suis en transe. Un des groupes mythiques de mon adolescence vient me replonger 30 ans dans le passé, avec les Sick Mother Fucker de Twisted Sister. Imparables, leur titres de légende font mouches, menés de main de maitre par le charismatique Dee Snider qui n’a rien perdu en énergie. Quel bonheur d’entendre à nouveau You Can’t Stop Rock ‘n’ Roll  ou encore I Wanna Rock, qui me replongent à mes premiers émois Live d’un certain soir de 1984 au casino de Paris avec Lita Ford en guest…  La verve du sieur Snider est toujours la même, haranguant la foule qu’il fait hurler pendant une heure sur les refrains accrocheurs des standards qu’il nous distille au long de son set.

Twisted Sister

L’après-midi touche à sa fin, les différentes scènes accueillent les poids lourds des différents courants du Métal, et ce toujours dans un pur esprit festif et jovial qui caractérise désormais le Hellfest. En chemin pour la Temple ou se produit Ceremonial Oath je croise une horde de vikings toute cornes dehors ainsi que Super Mario qui se rendent dans la même direction…  Tout va bien !
Il règne une ambiance particulière sous le chapiteau qui accueille les scènes  Temple et  Altar, ou le mysticisme côtoie le Death. Dans la pénombre une armée communie au rythme lancinant et puissant des cadors du genre.

Ceremonial Oath

Les Helloween ont investi la M2, et j’avoue qu’après avoir décroché de leur production pendant quelques années, leur dernier Opus a éveillé ma curiosité quant à son rendu sur scène. Pas de déception de ce côté-là, les deux titres très de leur dernier opus rendent bien. Ils finiront leur set sur les incontournables Dr Stein et I Want Out embarquant la foule dans un gig rituel et festif.
A peine le temps de me jeter une bière et je me dirige vers les scènes centrales.

Helloween

Sur la Mainstage 1 Whitesnake a commencé son show, Coverdale à de la prestance même si la voix n’y est plus trop à mon sens.  Mais attention, la prestation est largement à la hauteur de leur réputation, envoutant son public à coup de tubes rudement efficaces. Les solis de Doug Aldrich font mouche et Aldridge martèle ses peaux toujours aussi bien. Ils donneront le coup de grâce à un parterre Béa avec les redoutable Still Of The Night et  We Wish You Well
Encore un  énorme uppercut venant de la Warzone avec le punk des Anti-Flag, groupe légendaire qui sévit sur la scène alternative depuis 25 ans. Punchy, engagés  et hargneux ils vous bastonnent méchamment les neurones.
Les Def Leppard prennent le relais sur la M1, créant l’évènement avec ce retour en après plus de 15 ans d’absence. Les British sont attendus par une foule hystérique et compacte, même si ils n’ont rein produit depuis 2008 (pour ma part rien de remarquable depuis 1996), il n’en reste pas moins que sur scène leur titre sont terriblement efficaces. Cerise sur le gâteau, ce soir les Def Leppard vont nous balancer pas moins que l’intégralité de l’album Hysteria, agrémenté de 6 morceaux tirés des sublimes Pyromania et High’n’Dry. Du bonheur en barre pour un vieux fan des débuts de Def Lep comme moi. Contrat rempli et public aux anges. Une pensée et un Big Up pour Vivan Campbell présent ce soir sur scène et qui a annoncé le dix juin dernier  être atteint d’un cancer.

Il est minuit, direction la Temple histoire de se faire un peu flipper, j’ai rencard avec God Seed et franchement je ne sais pas à quoi m’en tenir pour mon dernier shoot. On peut dire que ça dépote, et bonjour l’ambiance. Gaahl le hurleur à une gueule à rendre catatonique Lucchini (et ce n’est pas facile), plongeant le Temple dans un délire post mortem épileptique.

God Seed

 Je boucle sur les rotules cette première journée  du Hellfest 2013, me joignant aux hordes de métaleux qui gagnent la sortie. Du son plein la tête, je regagne mon plumard quand d’autre vont continuer à écluser leur bibine en commentant les prestations de leurs idoles (quelque part je les envie, mais la raison l’emporte sur mon manque de volonté… j’ai encore 2 jours à assurer !).
Un topo de la Warzone couverte par mon coéquipier de cavalcade inter Pit :
« Aller sur la Warzone au Hellfest c’est comme une grande balade dans les bois. Elle est loin cette scène mais loiiiiiiiiiiiiiiin…alors par contre, quand on y est c’est comme un festival dans le festival. On a tout sous la main, un bar, des toilettes, manquerait presque un stand bouffe.
Le pit est prêt, tout en terre aplatie et ça promet s’il pleut.

Il est environ 11h quand VERA CRUZ foule les planches en envoyant un hardcore bien fait qui mettra en jambe les courageux déjà présent. Viendront ensuite BERRI TXARRAK, soutenu par un poigné d’espagnols très enjoués et BANE. Ces derniers n’ont pas changé d’un poil depuis la dernière fois que je les avaient vus. Le son est bon, la voix est toujours reconnaissable entre mille et ça saute partout. Il est 15h et c’est au tour de NEGATIVE APPROACH d’envoyer un hardcore punk bien oldshool à destination sans doute des connaisseurs car ils n’y a pas grand monde. DEEZ NUTS juste après fera plus recette, très bon à écouter, un peu moins à voir. Ce show ne restera que très peu dans ma mémoire. TERROR par contre, c’est la baffe assurée. Une heure de hardcore pur et dur. Des sourires sur scène, le public s’amuse aussi. Et que dire d’AGNOSTIC FRONT. Les new yorkais ont encore prouvé ce soir qu’ils avaient la patate. Vinnie Stigma y allant de ses grimaces célèbres, le groupe était assez surpuissant pour préparer à ce qui allait suivre.

Je m’accorde un gros break et je reviens pour ANTI-FLAG, le concert est largement commencé, la Warzone est quasiment pleine. Tous leurs titres sont passés en revu. Le même son que sur album, quelques pauses pour parler de ce qu’il se passe dans le monde et ça repart. Ce sera un de mes moments préférés. Je remarque que Pete, un des fondateurs du Hellfest, est là et j’ai l’impression qu’il apprécie aussi.

Anti Flag
Il est une heure du matin et SICK OF IT ALL s’apprête à clôturer la journée. Rien à dire, c’est parfait et hyper positif. Encore une fois ce groupe met tout le monde d’accord à coup de Good Lookin’ Out, Scratch The surface et Step Down. »
les Photos :

 

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