IN YOUR FEST
15 avril 2023
Centre Culturel Le Moustier – 77 Thorigny sur Marne

Un festival de musique metal diversifiée à taille humaine
C’est la seconde édition du festival « In Your Fest » à Thorigny , organisé par Cédric Alles & friends, Un festival super bien organisé, à taille humaine, avec des performances exceptionnelles de DemonTool, Ianwill, Les Projets d’Athéna, Corrosive Elements, Kamala et Titan. Du heavy metal /hard rock au death metal, Electro/metal dans ne ambiance tellement sympa que l’on se croit à l’époque d’or, c’est-à-dire dans les années 1980 avec uniquement des passionnés de metal fort sympathiques.
Les six groupes proclamés sur l’affiche nous offrent une soirée cartonnée en émotions et en décibels lourds.
DemonTool
DemonTool, quintet souvent comparé à ADX (autre groupe français de heavy metal formé en 1981) monte sur les planches à 16h. Actif depuis 2003, il joue un heavy puissant du type Symphony X ou Rage avec une grosse dose de Thrash. Certes, Chris, le chanteur, s’exprime en langue française et le groupe joue un cocktail de huit morceaux de leurs deux albums Soleil Rouge (2008) et Prophétie MMXII (2012) comme « Une Vie Eternellee », « Le Fléau » ou « Sorcier » qui commencent à chauffer la salle. A la fin de leur show, DemonTool nous balance une de leurs originalités, à savoir « La Salsa du Démon », pour à la fois ajouter du fun au show et nous faire danser autrement !
Ianwill
Puis c’est autour d’Ianwill de grimper sur scène. À l’origine, le nom du groupe signifie « I am not what I look Like ». Ce groupe parisien de metalcore/death mélodique, conduit par la chanteuse Audrey Ebrotié, demeure underground depuis 2010 mais projette de sortir un second EP dans les prochains mois.
Ce quintet est fait pour ceux qui adorent le genre comme le groupe Carcass ou The Absence. En tout cas, ils démontrent une belle prestation scénique que certains jeunes headbangers semblent apprécier. Audrey, en tant que woman metal, se démène bien, assurant son rôle de leadership au sein du combo.
Les Projets d’Athéna
Le troisième groupe se nomme Les Projets d’Athéna et se démarque par une certaine originalité. En effet, Antoine Leboisselier, alias le technologue, et aussi guitariste du groupe, a construit un imposant droïde-drummer en guise de batterie. Il l’a même nommé Hadès-06. En dépit que leurs inspirations proviennent des philosophes grecs, le duo crée un univers metal avec un concept atypique.
L’effet sur le public se fait ressentir sur-le-champ. Le robot batteur occupe le beau milieu de la scène et vous fixe du regard, les yeux hirsutes. Il me rappelle, par ailleurs, le spectacle du restaurant robot à Shinjuku à Tokyo (fermé depuis le Covid-19), spectacle de robots géants sur fond musical.
Mais, en France, cela constitue une innovation : un show avec un robot, ça décoiffe et en plus ça se marie bien avec leur style metal électro. En outre, la voluptueuse metal girl, Audrey Berset, assume très bien son rôle de chanteuse et la prestation scénique de ce trio séduit le public.
Corrosive Elements
L’heure suivante est dédiée à Corrosive Elements, un groupe de death/thrash metal, formé en 2005. Les musiciens, encore des parisiens, visiblement très énervés et agités, déversent leurs riffs et des paroles contestataires et ancrées dans le climat social.
Le quintet démontre son talent sur scène, un peu étroite malgré tout pour déployer une telle énergie avec une musique radicale. Les cinq gars suent et posent leur colère en musique, colère provoquée par l’état avancé de dégénérescence du monde.
Leur musique aux influences punk/hardcore au sens large se fait ressentir davantage par leurs riffs d’obédience Crossover et leurs textes. Une vraie rumeur court que Corrosive Elements est en plein enregistrement de leur second album studio.
Kamala
Très en forme malgré les kilomètres parcourus en voiture, le groupe brésilien Kamala, originaire de Sao Paulo, vient siphonner les oreilles du public.
Raphael Olmos, chanteur guitariste et créateur de la formation au début des années 2000, est un musicien, hors pair et talentueux, avec une solide éducation musicale et chante en anglais. Pour lui, la France est leur second pays où il fait bon jouer.
Avec six albums en cours et un album live in France (2019), Kamala nous présente leur nouveau bassiste Zé Cantelli qui démontre sa dextérité ce soir. Leur superbe batteuse, tant pour son physique aguichant que pour son jeu de batterie, chante également et sa voix contraste avec la voix baryton de Raphaël.
Ils dévoilent leurs morceaux de thrash aux mélodies orientales. Cette note originale leur permettra de jouer avec un orchestre symphonique de Chambéry le lendemain du festival.
Titan

La tête d’affiche est tenue par Titan, le groupe bayonnais reformé en 2017. Souvent comparé à Trust, aux influences de Judas Priest à Accept, Titan foule les planches avec une force et une énergie qui fait plaisir à regarder.
Le quintet affiche une belle cohésion sur les planches et joue une setlist composée d’un mélange de leurs anciens morceaux tels «Intro», «Popeye le road» et de leurs plus récents comme «Liberté», «Mourir ailleurs», «Mortels», «Rage et haine», «Résurrection» sortis en 2021 sur l’album «Palingenesia» pour n’en citer que quelques-uns.
Leur âge mur n’empêche pas les Bayonnais de balancer une belle liste de dix-huit morceaux.
Le festival arrive à sa fin et il reste un merveilleux souvenir, avec de surcroît, une parfaite organisation, une ambiance festive et conviviale ! Hâte de retrouver la prochaine édition…





