Nous avons rencontré KooTôh hurleur et Bouche sonore du groupe TankrusT pour causer de leur tout dernier album « Opposite Terror« .

Bonjour, je vais commencer par une question un peu générale puisque les présentations avaient déjà été faite lors de la sortie de « Face of Solace » en 2015. Pourrais-tu nous expliquer pourquoi tu joues du Metal plutôt qu’un autre genre de musique ? Qu’est-ce qui t’a mené à ce style ?
Bonjour ! Et bien en fait je suis arrivé au Metal assez tard par rapport aux autres membres. C’était il y a à peine quinze ans. Cela m’a beaucoup apporté. Je pense que cela m’a énormément libéré. Je crois que j’avais besoin de quelque chose de violent pour libérer les émotions que j’avais, et pour cela le Metal est assez cathartique si on peut dire. Voilà peut-être pourquoi plus le Metal qu’autre chose alors que j’écoute un peu de tout finalement. En termes de « musique à jouer » c’est ce qui me sert le plus d’exutoire.
Tu jouais autre chose avant ?
J’ai fait partie d’autres groupes quand j’étais plus jeune, des trucs plus Rock, Rock français du style Téléphone ou ce genre de choses. C’était sympa, mais en vrai je pense qu’il manquait toujours ce point de bascule où tu as la rage au ventre et qu’il faut vraiment que ça sorte.
« Opposite Terror » est votre deuxième album quatre ans après « Fast of Solace » que s’est-il passé pendant ces quatre années ? C’était la gestation de cet album ? Comment est-ce que cela s’est-il passé ?
Il s’est passé pas mal de choses. Il y a eu la gestation effectivement et l’envie de bien faire ; il y avait aussi l’envie de profiter de l’album précédent et de prendre notre temps pour faire des scènes. Quand tu fais de la scène c’est compliqué de composer en parallèle. Mais il y a également eu des changements de line-up : on a changé pas mal de fois de guitaristes parce que certains sont partis pour des raisons professionnelles, et mine de rien quatre ans ça passe très vite. Le temps de trouver de nouveaux guitaristes, de composer tous les morceaux, d’être satisfait et de passer en studio, étant donné que ce n’est pas l’épreuve que nous préférons dans l’absolu car c’est clair que nous préférons le live, et bien les années ont passé et au final on a commencé à enregistrer cet album il y a un an. Donc tu enlèves cette année de production, il ne reste plus que trois ans en fait ! Rires.
Justement revenons sur le line-up. Will et Gart sont partis ?
Oui Gart est parti au Portugal pour le travail donc c’était un peu compliqué pour les répétitions, et William a eu un deuxième enfant. Malgré tout c’est lui qui a apporté la matière de tout ce nouvel l’album. Tout était en place, mais au moment de concrétiser la chose avec l’arrivée du bébé il n’avait plus le temps. Il nous avait proposé de tout reporter de six mois, mais comme on attendait depuis déjà pas mal d’années on n’était pas trop chauds. Du coup il s’est retiré du jeu en laissant son héritage et on a transformé l’essai en sortant l’album.
Et pour le recrutement des remplaçants ça s’est passé comment ? Vous avez choisi des gens que vous connaissiez ?
Jusqu’à maintenant ce n’était que des gens qu’on connaissait, et pour les dernières phases on a fait les petites annonces sur internet. On a eu beaucoup de chance parce qu’à chaque fois ça s’est super bien passé. Pour Jean-Philippe ça a été quasiment tout de suite. Olivier lui, le nouveau guitariste lead, était en concurrence avec le précédent guitariste qui avait été retenu. On a vraiment beaucoup hésité entre les deux. Malheureusement Mitch n’a pu rester qu’un an et demi et quand on a voulu trouver quelqu’un pour le remplacer on a rappelé Olivier qui nous a dit ok tout de suite. Donc tout cela s’est plutôt bien passé.
Parlons un peu de l’album. Comment composez-vous ? Lors de la précédente interview c’était plutôt chacun de son côté. Est-ce que cela a évolué ?
Ça s’est beaucoup homogénéisé. Pour cet album-là, comme je le disais, c’est William qui a apporté la matière et nous on a travaillé autour de cette matière. Du coup cela donnait un socle un peu solide et unitaire et on faisait le travail de modelage. Mais la grande question qui se pose surtout c’est « que va-t-il en être des compositions à venir » ! Parce que maintenant que William n’est plus là, ça va être une autre façon de travailler.
Il n’y a pas de leader dans le line up d’aujourd’hui ?
On sent bien que les nouveaux guitaristes sont chauds. Ils ont de la matière, mais je pense que ce sera une autre façon de travailler. Mais effectivement jusqu’à cet album on avait affiné le travail et il arrivait un moment où on travaillait tous ensemble en répèt’ autour d’une matière apportée par une seule personne.
C’est amusant ce que tu dis parce que je lisais une chronique de « Opposite Terror » sur un autre webzine, qui se terminait par « il va falloir attendre le troisième album pour savoir ce que cela va devenir ». Du coup vous êtes dans le mode évolution et vous allez devoir vous réinventer un peu non ?
Oui ! J’ai lu cela ! Et bien en effet il y a une vraie évolution mais ce qui est cool c’est que quelqu’un comme Jean-Philippe qui vient d’arriver a tout de suite compris le style et l’identité de TankrusT et même en ayant sa propre personnalité il nous a dit « je vais composer mais je garde cette identité, je sais ce que vous voulez et j’ai envie d’en faire partie donc ce qu’on va créer sera forcément dans cet esprit-là ». Il y aura une évolution du fait que ce ne sont pas les mêmes musiciens, mais on reste dans le même style. Par contre ce qui est dur c’est qu’on te dit qu’on attend le troisième album pour savoir ce que cela va donner, mais nous en fait on veut profiter du deuxième d’abord quand même !
Oui c’est sûr, vous avez déjà deux albums à votre active donc on n’est plus dans l’attente de valider un essai en fait. Mais malgré tout, le fait que le compositeur principal, si on peut dire, soit parti mène un peu vers cette remarque.
Oui je vois ce que tu veux, dire, la machine à riffs qui part et une nouvelle machine à riffs qui arrive. Après on a choisi des guitaristes qui sont aussi moteurs donc on sait qu’on n’est pas perdants et qu’on ne va pas non plus tomber. On va juste franchir une autre étape de l’évolution.
Justement pour l’enregistrement de cet album, la composition était faite quand les nouveaux sont arrivés. Est-ce qu’ils ont tout de même réussi à faire intégrer des modifications ?
Ah ils en ont bavé hein ! Rires. Non mais le truc c’est qu’on avait un soliste, Mitch, qui a tout enregistré avant de quitter le groupe donc ça c’était cool. Après le plus difficile ça a été pour le rythmique : Jean-Philippe, parce que quand il est arrivé on lui a dit « mec, ça ne te dirait pas de venir avec nous parce que William ne peut pas et puis quand William sera à nouveau opérationnel tu auras accompli une période transitoire ». En fait lui était dans l’esprit « je viens, je m’amuse et ça dure ce que ça dure ». Et puis on lui a dit « bin… finalement William ne pourra pas, ça ne te dirait pas d’enregistrer tout l’album ? ». Et là il a eu une grosse pression parce qu’il a dû apprendre tous les morceaux, les enregistrer, et ça a été dur parce qu’il y en a certains qu’il ne connaissait pas et en plus il a apporté sa propre touche. Donc il a quand même fait l’effort en plus d’apporter son identité et ça c’est super cool. C’est pour cela, je te dis on a eu de la chance à ce niveau là et ça nous aide beaucoup à nous assoir.
Pourrais-tu me parler un peu des thèmes développés dans cet album ?
Rires. Tu sais que ça c’est un truc formidable. J’attends ces journées d’interview ou les interviews en général avec impatience parce que c’est le seul moment où les gens s’intéressent à ce qui se dit dans l’album. Parce que quand on joue en live c’est cool c’est la musique -c’est tout de même un peu le plus important tu me diras- mais mine de rien je ne suis pas qu’un gros connard, j’ai des trucs à raconter aussi ! Rires.
Oui mais tu sais en France on est un peu des cruches au niveau de l’anglais. On a du mal à comprendre. Après tu es d’une génération comme la mienne où on avait les paroles avec les albums.
Oui on avait les paroles et c’est pour cela d’ailleurs qu’on l’a fait dans notre album.
Et donc en lisant les paroles on essayait de traduire et de fait on voyait de quoi il s’agissait. Mais maintenant, le modèle économique ayant changé, les gens achètent moins d’album et du coup les textes passent en arrière-plan.
Oui après j’en ai conscience, je joue le jeu sans aucun problème. Je ne reproche pas aux gens de ne pas s’intéresser aux paroles. Si tu veux pour moi c’est là, c’est dans un écrin, si tu veux ne prendre que la boîte tu ne prends que la boîte et tu t’amuses avec et si tu veux l’ouvrir et regarder ce qu’il y a dedans tant mieux ! Je ne t’en voudrai pas si ce n’est pas le cas. Les paroles sont construites autour de choses qui me touchent. Après quand je les partage avec les autres membres du groupe ce qui est génial c’est qu’ils se retrouvent dedans et sont plutôt ok avec ce que j’écris. Le nouvel album parle beaucoup de la façon dont la société veut nous imposer une espèce de pensée unique à savoir si tu veux être heureux il faut que tu consommes telles choses, il faut que tu penses de telle façon, que tu vives de telle façon et en fait la terreur opposée c’est ça : de loin tu as l’impression qu’on veut ton bien mais en fait quand tu te rapproches c’est une nouvelle oppression. Chacun peut se retrouver là-dedans. Les morceaux traitent de ce concept, du bonheur qu’on veut t’imposer alors qu’on devrait tous avoir le droit de choisir la façon dont on a envie d’être heureux sans que cela ne fasse chier les uns et les autres. On peut tous vivre ensemble dans cette espèce de tolérance. Après chaque chanson aborde un thème particulier sur ce sujet-là, mais voilà : « Opposite Terror » c’est ça.
Vous avez sorti une vidéo « Another Blank Page ». C’est amusant la construction de ce clip. Aujourd’hui les groupes sont en recherche plus de buzz et de visibilité. Ils font beaucoup de clips sur leur album. Souvent, c’est une question de moyens généralement, ce sont des clips un peu classiques dans lesquels on les voit jouer. Par contre là, on ne vous voit pas du tout et il y a un synopsis aussi.
Alors je vais te donner plusieurs pistes. Evidemment on apprécie de faire le buzz et d’être vus, on recherche tous cette forme de communication et toucher le plus grand nombre, parce que c’est finalement le but de la musique. Mais on ne veut pas tomber dans les clichés et on est perpétuellement dans ce funambulisme de ne pas verser dans le cliché tout en faisant quelque chose d’attrayant. Pour ce clip-là, contrairement aux autres qu’on avait faits, on s’était dit qu’on ne voulait pas qu’on nous voit jouer. C’est quelque chose qu’on a déjà trop vu et qui selon nous n’allait intéresser personne. Mais comment interpeller les gens du coup ? On a décidé de choisir quelque chose qui soit en relation avec le thème de la musique, et de piocher dans un visuel qui n’ait pas utilisé si souvent que cela ; voir pas du tout. Et donc on a eu l’idée d’aller chercher des images d’archives, des vieux films en noir et blanc, et on a demandé à la personne avec qui on a travaillé d’en faire un florilège pour expliquer le thème de la chanson ; à savoir qu’aujourd’hui finalement tout a déjà été écrit, tout a déjà été vécu, que nous ne sommes que je résultat de ce qui est déjà fait. Et il a fait quelque chose de magnifique auquel on ne s’attendait pas. Il a fait en sorte que chaque séquence colle aux paroles de la chanson. Et là pour le coup, on a un clip complet qui correspond tout à fait à ce qu’on recherchait, à savoir ne pas tomber dans le cliché de voir le groupe jouer et en même temps d’être totalement cohérent avec le morceau joué.
Il a utilisé quoi comme films ?
Il a pris beaucoup de « Metropolis », parce que c’est pour moi un film très emblématique d’une époque révolue qui parle d’un futur qui est là. Il a pris « Les Temps Modernes » aussi. J’avais beaucoup parlé de ce film avec lui. Par contre il y en a d’autres et je t’avouerais que je ne sais même pas où il a été les chercher. On a aussi intégré une mise en abîme avec un dessinateur, Sylvain Cnudde, qui est à l’intérieur du clip et qui dessine une partie de l’image finale. Et c’est là que si on est très attentif, pendant une seconde à la fin du clip on peut nous voir dessinés tout en haut de l’image.
C’est subliminal, bravo !
Après voilà, c’est cool pour des gens qui s’y intéressent. J’aime bien qu’on en parle parce qu’il y a toute une démarche, un travail qu’on fait derrière et les gens ne le voit pas toujours. Il y a une vraie réflexion.
C’est amusant parce que l’image que renvoi TankrusT quand on voit les réseaux sociaux, est plutôt celle d’un groupe de potes déconneurs qui ne se prend pas au sérieux -ce que vous êtes certainement quelque part- mais derrière c’est une image que vous renvoyez que ne correspond pas forcément au travail que vous livrez.
C’est assez cela : on essaye de faire les choses sérieusement tout en gardant le plaisir. Mais on travaille. Un peu comme les canards en fait : tu as l’impression que ça glisse sur l’eau mais en vrai en dessous ça pédale sévère. Rires. Mais au final tu prends ce que tu veux il y a le premier niveau de lecture où effectivement on est une bande de potes, on est déconneurs, et on adore ça ; même sur scène c’est ce qui ressort en premier. Et si tu as envie de gratter et bien au moins il y a quelque chose à gratter. Il n’y a pas que la surface. Ce qui est bien dans la musique ce sont les morceaux que tu peux écouter dix ans après et redécouvrir encore des choses. Tout n’est pas exposé à le première écoute ou à la première lecture. Mais il est vrai que certaines personnes peuvent s’arrêter au premier aspect et cela peut nous jouer des tours par rapport à des programmateurs parfois.
En fait c’est le problème des réseaux sociaux et de la consommation telle qu’elle est aujourd’hui
Que nous dénonçons d’ailleurs !
Et vous faites bien ! Même si dans le milieu Metal il y a encore de l’espoir parce que les fans sont assez investis. Mais en gros on est globalement sur une consommation de l’immédiat, on prend on jette et rapidement les groupes ne feront plus d’albums livrés en dix ou douze titres d’un coup mais en un titre par mois et à la fin ils sortiront un album douze titres de ce qu’ils auront livré pendant douze mois avec des singles pour occuper la place tout le temps.
Mais en fait ce serait presque comme un retour en arrière où les artistes plus diffusés en radio sortaient des singles et finalement c’était les sorties de ces singles qui les faisaient vivre dans les charts et dans l’actualité. Sinon il y avait aussi l’inverse : tu sortais le produit complet puis les singles. Ça reviendrait à un modèle où le morceau unique serait mis en avant.
Sauf que là en plus on a le visuel. En fait on lobotomise les gens au final.
Alors comme on n’est pas du tout de cette génération-là, c’est sur on s’intéresse et on a envie de s’adapter, mais il y a tout de même une limite à l’adaptation dans le sens où tu as hérité de tout ce qu’il y avait avant. Et comme tu dis, comment on va faire pour ce placer au milieu de tout cela on ne sait pas. On ferra je pense comme on a toujours fait.
De toute façon le nerf de la guerre n’est-ce pas le live maintenant ?
Oui et c’est très bien parce que c’est ce qu’on veut faire.
Quelle est votre vision du monde Metal aujourd‘hui et de cette hyper production de groupes ?
C’est vrai que le numérique à donné une facilité à tout le monde de produire à faible coût, voir autoproduire, par rapport à une époque où les enregistrements étaient en live et qu’il fallait que les musiciens soient un minimum carrés pour pouvoir jouer tous ensemble. Tu passais beaucoup de temps au studio alors que maintenant tu peux sortir à moindre coût un truc honorable. D’un sens c’est bien parce que cela donne une ouverture à des gens qui ont du talent et qui n’auraient jamais pu l’exprimer, mais en même temps cela donne la possibilité à n’importe qui de publier n’importe quoi.
Comment un groupe comme TankrusT fait-il face à cela ? Je ne parle pas juste sur la production puisque vous vous avez votre identité et maintenant un deuxième album qui a été très bien accueilli.
Alors oui il a été très bien accueilli, mais malgré tout il n’est que « un » parmi les autres dans le paysage. C’est là la difficulté parce que même lorsque tu estimes sortir quelque chose de correct, pour faire ta place au milieu de tout de qui se produit et qui est aussi correct voir plus, tu luttes !
Est-ce plus difficile pour vous de trouver des dates et de vous imposer qu’avant ?
Non. Enfin… oui et non. « Oui » pour certaines parties comme par exemple se placer sur un fest, ça c’est toujours une gageure parce qu’il y a effectivement toujours plein de groupes en lice et que tu essayes de faire ta place ; « non » pour jouer en général parce qu’avec le temps – nous sommes là depuis treize ans – nous avons construit un réseau avec des gens avec qui nous nous entendons bien, qui connaissent notre musique, savent ce qu’on vaut en concert et qui du coup nous font confiance et nous font jouer. On a réussi à creuser un trou parce que malgré tous ces obstacles dont tu parles on a su rester dans le paysage et fidèles à nous-mêmes depuis le départ. J’avoue que si on commençait aujourd’hui ça ne serait certainement pas la même chose. C’est sûr, le contexte est difficile ce n’est pas très porteur.
Et donc est-ce que les gens se sont jetés sur l’album « comme la mycose sur la blennorragie » ? J’ai vu ça sur votre Facebook et j’ai trouvé l’image assez parlante. Avez-vous déjà des retours sur les écoutes ?
C’est assez curieux c’est un effet plus perlé. Au moment où on avait sorti le précédent il y avait vraiment eu un pic au moment où l’album était sorti et dans les semaines qui avaient suivi. Là on est dans une sorte de continuité. On n’a pas un succès très fort tout de suite mais – et je préfère cela – quelque chose qui dure plus. Les gens découvrent au fur et à mesure et il y a des petits pics où les gens parlent de l’album parce qu’ils ont bien aimé. Et du coup j’espère que cela va durer sur toute l’année qui va suivre ! C’est mieux accueilli que « Face of Solace » dans le sens où tout le monde dit que c’est mieux produit, mieux exécuté, mieux préparé mais l’effet est plus boulle de neige.
Avez-vous des dates de tournée pour la sortie de l’album ?
On a fait une petite tournée d’environ une dizaine de dates en faisant un peu le tour de la France de la Belgique à l’Espagne. C’était une bonne aventure qui nous a permis de faire beaucoup de belles rencontres. En 2020 je pense qu’on refera une tournée du même acabit. On a par ailleurs des propositions de dates par exemple on sera à Paris, au Cirque Electrique, le 28 février. En général on joue deux à trois fois sur l’Ile de France.
Y aura-t-il aussi des festivals ?
Oui on en cible pas mal mais les programmateurs de fest’ reçoivent des centaines de sollicitations ; c’est compliqué.
Avez-vous de bons retours sur les live ?
La scène c’est vraiment l’endroit où on s’amuse le plus, où on est le plus à l’aise et ça les gens le captent tout de suite. On a souvent des gens qui nous disent « ce n’est pas ce que j’écoute mais j’ai bien aimé ». C’est le genre de remarque qui fait toujours plaisir ! Mais pour cela, il faut qu’on joue ! Rires. Donc si vous êtes un festival et que vous écoutez, pensez à nous vous ne le regretterez pas !
Quel est le modèle économique du groupe ? Vous travaillez tous ou y-a-t-il des musiciens qui vivent de leur musique ?
Il y a eu mais il n’y a plus. Mitch était prof de guitare. Mais maintenant nous travaillons tous à côté. Tous ce qu’on fait dans TankrusT c’est tout ce que notre travail nous permet de faire. C’est un loisir donc il faut les moyens de se le financer.
Qu’espérez-vous d’un album comme « Opposite Terror » ?
Ce qu’on attend c’est qu’il nous ouvre encore plus de portes et qu’il nous permette de jouer encore plus en fait, on y revient toujours, mais ce qu’on cherche c’est la scène. Ce qui nous fait le plus plaisir c’est quand on nous contacte pour nous dire qu’on a bien aimé l’album bien sûr, mais aussi pour nous dire « on a une date là vous ne voudriez pas venir jouer ? ». Voilà c’est ce qu’on souhaite !
Parfait et bien je vous remercie.
Merci à toi également.


