Among The Living
Live Report

LOUDBLAST – TANKRUST – CORROSIVE ELEMENTS

LOUDBLAST – TANKRUST – CORROSIVE ELEMENTS
Le Petit Bain – Paris
Jeudi 15 décembre 2016

 


On peut dire qu’on se les gèle sévèrement ce soir devant le Petit Bain, en attendant l’ouverture des portes qui tarde  à se faire, au sein d’une assemblée encore peu nombreuse. Il faut dire que le Trabendo accueille les blakeux de Mayhem et de Watain (je pense que c’est pour cela que ça caille autant), faisant forcement une rude concurrence à l’affiche de ce soir. De plus les dernières semaines ont été riches en évènements, ce qui n’arrange pas la santé du portefeuille. Mais l’affiche de ce soir au Petit Bain est pour le moins alléchante pour tout fan de Death à tendance Thrash, avec les cadors hexagonaux du genre.
Inutile de vous dire qu’il va y avoir des vagues sur la Seine/scène  avec une affiche de ce calibre qui promet une multiplication de pains à la volée, et ça tombe bien, c’est la période.
Stef Buriez et sa bande viennent nous jouer l’intégralité de Sublime Dementia sorti en 1993, avec Frédéric Leclercq qui tiendra la basse (DRAGONFORCE). LOUDBLAST est dans la place.
Pour faire monter la pression les lascars sont accompagnés de CORROSIVE ELEMENTS avec leur thrash old school efficace,   et de TANKRUST, combo de Thrash / Death aux influences multiples qui envoie sévère !

CORROSIVES ELEMENTS

C’est donc devant un pit plutôt clairsemé que les CORROSIVES ELEMENTS vont mettre le thermostat en route en entrant directement dans le vif du sujet. Les 5 gus ne ménagent pas leur peine. Balançant de l’antigel généreusement, cette mise en bouche ultra efficace fait le boulot et envoie du pâté.
Brice Moreau, au chant, invective la salle et l’exhorte à se bouger, le dégel s’amorce.
Evoluant dans un style auto qualifié « Thrash ‘n’ Roll », c’est finalement le qualificatif qui leur colle le mieux aux accords. C’est festif, puissant et plaisant à entendre. Avec une dose de Grind du meilleur effet, comme sur le terrible Toxic Waste Blues (titre éponyme de leur dernier opus), et une pointe de Hardcore frisant le punk (chant), je prends mon pied sur cette première partie.
En 30 mn le contrat est rempli. Les CORROSIVE ELEMENTS ont fait le boulot, et le public (qui s’est étoffé) a bien reçu la leçon. Bravo les gars !






TANKRUST
On passe dans une autre cours d’école avec les TANKRUST, pas moins violente et tout aussi efficace. Avec un front man comme KooTôh, solidement épaulé par ses 4 acolytes à la hargne bien en place,  difficile de rester indiffèrent à un set pareil. Ils viennent vous chercher jusque dans la fosse. A coups d’invectives à se bouger le cul, à monter sur scène, ils vous poussent dans vos retranchements. 
Leurs compos sont solides et efficaces, la violence des titres est à l’égal de leurs qualités. Pas une seconde la pression et l’énergie ne retombe durant leur set, le public répond présent et nombre de furieux arborant les T shirt du groupe donne de la cervicale.
Avec des lights plus avantageuses que sur CORROSIVE ELEMENTS et dotés d’un son plutôt bon, les franciliens envoient du lourd. Malgré un petit problème de retour sur la guitare solo, le set est maitrisé à tous les niveaux. Les titres de leur denier effort en date, The Fast Of Solace (2015), sont percutants et tabassent sévèrement. L’identité du groupe est forte, on sent bien les influences diverses qui forment ce vernis si particulier qui patine TANKRUST, et la définition de leur style comme étant un   thrash/death polymorphe est pertinente.
Stef Buriez viendra même donner de la voix sur l’un de leur titre, comblant à la fois le public mais aussi le chanteur, fan du groupe.
La soirée est déjà une réussite, par la qualité des deux groupes ayant ouvert les hostilités, mais aussi par la participation du public plutôt friendly et attentif.


 


LOUDBLAST

Place à la master piece, attendue de pied ferme par un Petit Bain dans lequel la température est rapidement montée à un indice tropical. C’est évidement sous une ovation que Stef Buriez et sa team font leur entrée sur scène, avec Frédéric Leclercq qui remplace Alexandre Lenormand (en break) pour une durée indéfinie. Cette soirée est spéciale car LOUDBLAST (sur une idée originale d’Hervé Coquerel, le batteur), a décidé d’interpréter dans son intégralité leur opus culte Sublime Dementia sorti en 1993.
Il n’est plus la peine de présenter ce fleuron du Thrash / Death français, œuvrant pour la cause depuis le milieu des années 80 (bénies parmi les décennies).  
La fosse a fait le plein et les fans sont nombreux et bien chauds. On trouve même une relève au premier rang, les coudes sur la scène, bouchons bien vissés dans les oreilles et les yeux écarquillés. 

Dès les premiers accords de Presumption on sait que l’on va prendre cher. Stef est en forme, tout sourire. Les furieux enchainent sans ménagement, égrenant l’album dans son intégralité et ordre de tracklist. L’ambiance est au top et ça poutre sévèrement.
Il est vrai que cet opus est particulièrement savoureux et son rendu en live ce soir frise la perfection. La prestation est excellente, les zicos s’éclatent visiblement sur scène et l’ambiance est « familiale ». LOUDBLAST nous donne une leçon d’efficacité, faisant de mon dernier concert de l’année une clôture en apothéose.
Quel plaisir de voir ces musiciens aguerris multi générationnels prendre leur pied sur scène devant un public qui ne boude pas son plaisir. L’osmose est parfaite, l’apéro commence à coups de lampées de Jack goulument éclusées par un Stef qui a une fois de plus donné de sa personne. Le reste de la tribu n’est pas en reste, Drakhian assure, toujours avec cette gouaille qu’on lui connait, Hervé Coquerel martyrisant ses futs et s’élevant à chaque fin de titre pour montrer sa bouille, et Fred assurant une basse assassine qu’il maitrise à la perfection. Le combo est en phase, carré.
Ils finiront sur quelques classiques dont Disquieting Beliefs, The Horror Within ou encore Cross the Threshold, à même de satisfaire le plus hardcore fan du groupe.
Que dire de plus ? Une setlist implacable, un groupe au taquet et un public acquit ! What else comme dirait l’autre ?
Au final une putain de bonne soirée ou la glace aura été rompue à coups de riffs acérés et d’énergie positive. Le Petit Bain a tremblé ce soir, provocant sans nul doute un raz de marée sur la rive opposée de la Seine. Bravo à ce trio magnifique qui nous aura régalé ce soir.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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