Among The Living
Interview

Entretien avec Eric Jayk du groupe WILDSTREET

Rencontre avec Eric Jayk, chanteur compositeur du groupe WILDSTREET lors de son passage à Paris.



Armé de grands refrains, de solos de guitare flamboyants et de mélodies puissantes, Wilstreet est une explosion de rock’n’roll alimentée par le sexe et qui invite à la gloire des années 80. Ses débuts remontent à 2006 lorsqu’Erik, le chanteur guitariste, et Jimmy Marlowe décident de fonder le groupe. Au cours des 7 prochaines années, le groupe sort deux EP et deux clips qui ont reçu plus de 300 0000 vues sur youtube. Les chansons de Wildstreet apparaissent sur les réseaux des télévisions, notamment MTV, VH1, Oxygen, TBS et dans un jeu vidéo THQ. Depuis, le groupe fait des tournées non-stop de 2009 à 2013, et joue dans les plus grands festivals de musique américains : y compris SXSW, festival de rock M3, et en tête d’affiche de la scène latérale à Rocklahoma pendant 5 années consécutives. Le groupe a également été le gagnant de leur région dans le Best Buy/Ernie Ball Battle of the Bands pour le Uproar Festival de Rockstar Energy, partageant la facture avec Avenged Sevenfold et Three Days Grace. Ils ont ouvert pour un certain nombre de groupes bien connus, y compris The Bouncing Souls, Twisted Sister, Michael Monroe, Crashdiet, Kix, LA Guns.

Wildstreet « IV »  vient de sortir cette année un nouvel EP, conçu dans le tourbillon des tournées, présentant sixmorceaux ainsi qu’une reprise dynamique du « Mrs. Sleazy » des The 69 Eyes. Si la chanson « Sick to Death » avait fait son effet grâce à l’ambiance vénéneuse de sa mélodie et des images de son clip,  les américains ont aussi surpris tout le monde en enregistrant « Come Down » avec Steeve Estatof (vainqueur de « La Nouvelle Star » de 2004).

« IV » a été réalisé en collaboration avec Dave Abbruzzese (Pearl Jam) et Erik Eldenius (Billy Idol) à la batterie, Guernica Mancini (ex-Thundermother, The Gems) et Todd Long (The Verve Pipe, Ghosts Of Sunset), ainsi que des membres des groupes Once Around et Zenora.

Fleurtant nonchalamment avec folie, habité par une rage définitivement rock,  Wildstreet est mené par la voix « cooperienne » d’Eric Jayk, le maître à penser du groupe.  Il est parmi nous, aujourd’hui.

Je viens de découvrir ton groupe et l’image et l’attitude me rappellent celle de New York Dolls mais je dirais les New York Dolls en noir. Est-ce que tes médias ont déjà fait de telles comparaisons ?

Erik : Je suis de New York et cela fait sens. Tu sais, ce que l’on est, ce que l’on était et  d’où l’on vient a été influencé par les New York Dolls et par le punk rock new-yorkais. J’ai grandi en écoutant David Bowie, T. Rex. Mais on fait notre propre musique et ce que nous voulons.

Tu as évoqué David Bowie et T. Rex : est-ce que ce sont tes influences musicales les plus marquantes?

Quelque part, oui. Quand j’étais enfant, j’ai j’ai vu Prince (me montrant son tatouage à l’intérieur du bras gauche). Il est un grand compositeur, un bon guitariste et un sacré showman. Il a répandu le style rock. C’est exactement ce que je voulais être.

As-tu passé ton enfance à New York ?

J’ai grandi dans la grande banlieue de N.Y., à deux heures de route environ. A 18 ans, je suis venu à New York city étudier la musique. Mais, en fait, j’ai commencé à jouer de la guitare à 8 ans, et de façon professionnelle dès l’âge de 11 ans. J’ai donc commencé à jouer à New York.

As-tu été affecté par la disparition du CBGB ? Est-ce que des clubs aussi mythiques que le CBGB l’a été ont réussi à surpasser cette notoriété ?

C’est différent de nos jours. Brooklyn est devenu un centre pour tous les artistes. Je vis à Williamsburg et il y a de nombreux musiciens et plusieurs clubs dans ce quartier-là. Mais ce n’est pas comme les événements passés au CBGB. Il existe différentes scènes dans la scène new yorkaise. New York est tellement grand avec tous ces arrondissements, Queens, Manhattan, Brooklyn…(Ndj. Plus le Bronx et Staten Island). On essaie juste de jouer dans des lieux qui nous plaisent, où l’on adore jouer et on sait que nos fans viendront nous voir.

Si je viens à New York et souhaite aller voir un concert de rock, de hard rock, où aller ?

Cela dépend de la taille du groupe mais un club des années 90 comme le Mercury Loundge
est une salle de Manhattan très prisée, le Bowery Ballroom aussi (ndj : à côté de l’ancien CBGB). Le Gramercy est un lieu de concert de taille moyenne et il y a les stades aussi. Le Saint Vitrus est le lieu où il faut aller.

Si tu devais aller sur Mars quel vinyle emporterais-tu avec toi ? (Rires)

J’habite déjà sur Mars ! En fait cela fait trois ans que nous tournons et après cette tournée post-Covid aux États-Unis, on a dû établir notre base à New York puis à Nashville et à L A. Et j’ai déménagé en France.  On peut être partout et rencontrer des gens à chaque endroit. Donc je n’emporterais pas un seul CD, je les apporterais tous !

Durant cette longue tournée, tu as joué avec de nombreux groupes. Avec quel groupe as-tu eu le plus d’affinités ?

À Las Vegas, c’était très fun. À L A on a adoré Johnny  Nasty Boots. Je joue pour les gens et et j’adore regarder le public nous admirer sur scène.

Tu as un choisi la Ville de Paris pour tourner ton clip « the Road ». Pourquoi ?

Cela me semble tout à fait logique quand on voit le thème de la chanson et c’est une chanson très personnelle sur ma vie durant ces deux dernières années et le fait d’être constamment en tournée. Il me semblait que Paris était le meilleur endroit qu’il soit pour tourner cette vidéo.



Dans cette vidéo, on te voit seul et désespéré. Peux-tu nous éclaircir ton point de vue ?

C’est la solitude quand tu es sur la route en tournée. La vie est parfois dure et tu ne peux pas échapper à ton destin. (Erik se met à chanter).  Tu ne peux pas échapper à ce qui était déjà choisi pour toi ; je suis né pour jouer de la musique. La musique, c’est toute ma vie.

Je ne crois pas au destin car c’est plutôt toi qui  choisis ce que tu veux faire.  Et toi y crois-tu ?

Un peu des deux. Je crois que tu crées ton destin mais tu as aussi quelque chose à l’intérieur de toi. Par exemple, mon grand-père était musicien. Donc peut-être, cette passion pour la musique était à l’intérieur de moi mais je l’ai choisi et ça j’en suis certain. À huit ans,  je me souviens encore lorsque je regardais MTV : tiens voilà Guns N’ Roses. La première fois que j’ai vue des vidéos musicales, je me demandais qui est ce guitariste. Un jour, j’ai dit à mes parents : « papa, maman, je veux jouer de la guitare ». Ils m’ont alors acheté une guitare jouet et finalement je les ai convaincus de louer une vraie guitare. Jj’ai su que je voulais jouer de la guitare dès que j’ai vu des guitaristes jouer comme Nick Lowe.



Et crois-tu en d’autres phénomènes spirituels ?

Je crois en plein de trucs spirituels mais c’est une question difficile. Chaque jour je fais du yoga par exemple. Je crois en beaucoup de choses.

Tu as choisi d’intitulé tes albums I, II, II et IV. Pourquoi avoir choisi une numérotation romaine ?

Manque de créativité (rires). Non ! Les albums sont sortis à différentes périodes de temps, différents moments de ma vie. Actuellement, c’est la quatrième période de ma vie. Quand tu commences quelque chose et bien tu ne peux plus t’arrêter.

Donc tu es dans la quatrième période de ta vie, ce qu’il te fait comme âge ?

J’ai 666 ans ! (Rires).  Je dirais qu’actuellement je vis dans une période super. Cela se passe bien avec les membres du groupe. J’ai un groupe complètement différent aujourd’hui et je suis content de les avoir. Le premier single que l’on a sorti cette année s’intitule « Sick To Death » et on la co- écrit avec mon guitariste. On était alors dans un étrange AIRBNB et on a écrit cette chanson en une heure. La quatrième période implique  aussi  mon groupe actuel.

Quel a été le processus de création pour cet album numéro IV sorti le 26 avril dernier ?

Il y a différentes formes de composition des chansons. Deux des morceaux « Come Down » et «Heroes »  ont été écrits avec mon guitariste et aussi meilleur ami Jimmy Marlowe qui est avec moi depuis 2005. Il m’envoie ces démos. J’ai été très inspiré et on s’est mis ensemble ensuite pour terminer. On a fait appel à d’autres musiciens pour la partie batterie. Pour « Sick To Death », on a commencé à l’écrire en 2020 durant la pandémie. J’étais malheureux durant cette période.

Où as-tu produit ce dernier album ?

Partout dans le monde. Certaines parties à LA., d’autres à Nashville et les invités ont enregistré dans leur studio personnel.

Voudrais-tu ajouter un dernier mot ?

Je voudrais te remercier pour l’interview et pour encourager Wildstreet. Dire à nos lecteurs qu’ils vont voir le show de leur vie ! Nous avons une tournée américaine de 4 mois cet été, le festival Hard’N Rock en France et un autre festival en Norvège.

Merci beaucoup d’avoir accepté cet interview.

Discographie

Wildstreet – 2008
Wildstreet II . . . Faster . . . Louder! EP – 2011
III –-2021

IV – 2024

Membres :

Eric Jayk – Vocals, Guitar
Jimmie Marlowe – Guitar, Vocals
Jonny D – Bass, Vocals
Dom – Lead Guitar, Vocals
Lock – Drums, Vocals

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